Direct Soir n°299 15 fév 2008
Direct Soir n°299 15 fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°299 de 15 fév 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : George Bush s'engage contre le Sida en Afrique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°299/Vendredi 15 février 2008 6 EN COUVERTURE Je demande au Congrès de voter 30 milliards de dollars de plus au titre de la prévention du sida. Discours de George W. Bush, le 30 mai 2007. de mentionner l’impératif que constitue l’utilisation du préservatif. Pour obtenir le financement du Pepfar, les organisations, gouvernementales ou non, sont tenues de partager cette approche sous peine de se voir retirer leurs « revenus ». Le GAO indiquait à ce sujet en 2006 que « les équipes de coordination des fonds Pepfar ont parfois coupé des fonds à des initiatives moins étiquetées « AB », pour les redistribuer à des associations prônant clairement l’abstinence et la fidélité ». Un plan de ce type, centré en grande partie sur les deux premiers points, a pour conséquence directe de stigmatiser les personnes qui utilisent ou demandent des préservatifs, « car elles sont cataloguées comme étant prostituées ou droguées », précise Vincent Mwale, membre de l’association Young Happy Healthy dans l’est de la Zambie. Et Jodi Jacobson, qui travaille au Centre pour la santé et l’égalité des sexes basé TROIS REPÈRES J.M. FERRE/KR IMAGES George W. Bush à la Maison Blanche, en mai dernier. aux Etats-Unis, d’ajouter que « chacun est à haut risque et chacun devrait avoir accès à toute l’information et à tous les moyens disponibles de protection ». Certains voient dans la préconisation de l’abstinence un moyen de contrôler le nombre de naissances dans les pays africains. Pour Stephen Lewis, envoyé spécial de l’ONU en Afrique sur les questions du sida, « aucun gouvernement occidental n’a le droit de dicter sa politique aux gouvernements africains en matière de lutte contre le sida. Ce type de néocolonialisme est intolérable pour répondre à l’épidémie de sida ». LES ÉTATS-UNIS, CHAMPIONS DE LA LUTTE CONTRE LA MALADIE De manière générale, les Etats-Unis foisonnent d’associations et de fondations consacrées à la lutte contre le sida. On estime que pour un million d’habitants, LA FONDATION BILL ET MELINDA GATES ■ En 2000, l’homme le plus riche des Etats-Unis a créé avec sa femme sa propre fondation. Celle-ci, qui a pour principal objectif la lutte contre le sida, pèse environ 60 milliards de dollars. Depuis sa création, la fondation Gates a versé près de 10,5 milliards de dollars dans des programmes internationaux. Son budget annuel est d’aujourd’hui de trois milliards de dollars, soit cinq fois plus que celui de l’Unesco et presque autant que celui de l’OMS. J.B.V. NEWS il existe cent trente-cinq fondations. A titre de comparaison, pour le même nombre de personnes, il existe dix fondations en France et vingt en Grande- Bretagne. Les fondations américaines ont dans la plupart des cas pour objectif principal de lutter contre une maladie, un virus ou fléau mondial. Les Etats-Unis ont investi dans l’aide au développement et à la lutte contre le sida de manière spectaculaire, que ce soit en tant que pays ou à titre privé, avec la fondation Bill et Melinda Gates par exemple. Le Pepfar, qui reste l’un des plus gros projets du président américain pendant son mandat, est une avancée majeure en matière de lutte contre le virus du sida. Même si le plan montre ses limites sur plusieurs points, les dollars américains représentent une part considérable des aides à la lutte contre le sida en Afrique. Celui ou celle qui succédera à George W. Bush héritera aussi de ce dossier. LA FONDATION BILL CLINTON ■ Créée en 2003 à l’initiative de l’ancien président des Etats-Unis, la fondation Bill Clinton a lancé en 2004 un projet de lutte contre le sida. Les dons récoltés permettent ensuite à la fondation de négocier les prix des médicaments directement avec les laboratoires. En 2007, la fondation et Unitaid ont signé un accord pour faire baisser le prix des traitements contre le sida sous le seuil symbolique d’un dollar par jour et par personne. A cette occasion, Bill Clinton a annoncé la réduction du prix d’une trithérapie de première ligne, bientôt disponible dans les pays les plus touchés en Afrique. R. WOLLENBERG/EYEDEA PRESSE VU PAR Emmanuel Trenado, directeur des programmes internationaux Aides. « Le sida sera encore présent dans vingt ou trente ans » ■ « La lutte contre le sida est principalement organisée par deux fonds : le Pepfar et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. En termes de résultats, les deux ont permis à de nombreux malades d’accéder aux traitements. Seulement, leurs stratégies respectives s’opposent complètement. Les Etats-Unis ne contribuent que faiblement au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Ils considèrent que l’argent est dilué et ne permet pas d’obtenir de réelle influence dans le pays receveur. Avec le Pepfar, en revanche, les Etats-Unis ont un poids politique sans précédent dans le pays qui reçoit l’argent. Comment imaginer qu’un pays qui reçoit plus de 300 millions de dollars d’aide ne favorise pas son donateur sur d’autres plans ? Ce sont deux conceptions du monde et de l’aide aux pays littéralement opposées. Il ne faut pas oublier que le sida sera encore présent dans vingt ou trente ans. » UNITAID DR ■ A l’origine, en 2006, plusieurs pays ont participé à la création de ce fonds. Le Brésil, la France, le Chili et la Norvège créent l’Unitaid pour faciliter l’achat de médicaments contre le paludisme, la tuberculose et le sida. Pour assurerson financement, l’Unitaid met en placeune taxe sur les billets d’avions. Un an après, vingt-trois pays du Nord et du Sud se sont engagés dans cette voie.
E. ROBERT/DIRECT8 Tous les soirs sur Direct8, Jean-Marc Morandini, entouré de Matthieu Delormeau et de toute l’équipe des chroniqueurs, décrypte le meilleur et le pire de la télévision. Spécialistes, journalistes, people et artistes révèlent et expliquent les coulisses du monde de la communication audiovisuelle. Direct8 est accessible gratuitement via la TNT (canal 8), le satellite (CanalSat et TPS - canal 38), le câble (Numéricâble - canal 28), l’ADSL (canal 8), la téléphonie 3G et sur Internet (www.direct8.fr). MORANDINI ! En direct, du lundi au vendredi, à 18h55. Rediffusions à minuit et le lendemain à 8h30. LA NOUVELLE GRANDE CHAÎNE GÉNÉRALISTE



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