Direct Soir n°298 14 fév 2008
Direct Soir n°298 14 fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°298 de 14 fév 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Laetitia Casta, un amour d'actrice

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°298/Jeudi 14 février 2008 4 EN COUVERTURE À 29 ANS, LÆTITIA CASTA, ANCIENNE MARIANNE, EX-MANNEQUIN, JOUE DÉSORMAIS LA COMÉDIE ET S’INVESTIT DANS DES RÔLES OÙ ON NE L’ATTEND PAS FORCÉMENT. Lætitia Casta Une icône française P.CHANTIER
P.CHANTIER www.directsoir.net Formes voluptueuses, sourire imparfait, bonne vivante : il y a dix ans comme aujourd’hui, la jeune fille à la double origine corse et normande dénote dans le moule formaté du mannequinat. Pourtant, avec du recul, la carrière de Lætitia Casta paraît étrangement facile, comme s’il suffisait à la belle égérie de laisser agir son charme malicieux et son sourire ingénu pour capter lumière et flashs. En revanche, il est plus difficile de s’imposer au cinéma en misant sur son seul physique. En tout cas lorsqu’on choisit, comme elle, des films exigeants et des réalisateurs au travail complexe, comme en témoigne cette Jeune fille et les loups, un film sombre et tragique, quoique grand public. Adèle, son héroïne qui veut devenir la première femme vétérinaire, est bien loin de la Falbala qu’elle incarnait dans Astérix et Obélix contre César de Claude Berri. Un rôle qui augurait, en sortie de défilés, une carrière d’actrice cosmétique, cantonnée aux rôles à beaux physiques. Elle déclarera plus tard : « Je ne veux pas de rôle de jolie fille, ça ne m’intéresse pas. » Le seul avantage de son apparition dans Astérix et Obélix contre César, c’était de jouer au côté de Gérard Depardieu. Elle était alors encore ce mannequin qui s’essaye en fin de carrière à jouer les actrices, quand tout le monde affirme que, sauf exception, la transition fonctionne mal. Plus surprenant, c’est suite à ce (petit) rôle qu’elle a été choisie pour interpréter l’héroïne de La bicyclette bleue de Régine Desforges sur France 2, en 2000, un téléfilm en trois épisodes. Depuis, Lætitia Casta a délaissé les podiums, même si elle s’autorise quelques rares apparitions publicitaires. C’est en faisant des choix personnels et risqués qu’elle a bâti sa carrière d’actrice : Gitano (2002), un drame romantique qui prend place dans l’univers des gitans, ou Errance (2003) face à Benoît Magimel. Le personnage qui lui ressemble le plus, c’est Pascal Thomas qui le lui offre en 2006 avec Le grand appartement, aux côtés de Mathieu Amalric et Pierre Arditi. DISCRÈTE MAIS DÉTERMINÉE Du monde des mannequins, Lætitia Casta s’avoue volontiers détachée. « Parfois, je suis triste pour les autres mannequins qui ne mangent pas. Aimer la nourriture, c’est aimer la vie. Aimer la vie, c’est avoir envie d’aimer. » Elle ne participe guère aux soirées débridées, n’adhère pas à la tyrannie des régimes amincissants, ni au perfectionnisme esthétique de la chirurgie. Elle avoue préférer la solitude aux fastes des galas, aux personnalités qui « ont besoin de sortir, d’être suivies par leur cour. Moi, je ne suis pas effrayée à l’idée d’être seule. Au contraire, je préfère ». Elle a aussi dans le sang l’esprit de clan, de famille. Un vestige corse probablement, inculqué par son père. Dans le cinéma, elle a trouvé, au sens propre comme au sens figuré, une nouvelle famille puisqu’elle vit désormais avec l’acteur Stefano Accorsi avec qui elle a eu un enfant, Orlando, en septembre 2006. Et aussi une certaine quiétude, menant sa vie au rythme qui lui convient. GLAMOUR CHIC Elle n’a pourtant pas encore 30 ans qu’on la voit déjà en vétéran. Dur métier que celui de mannequin, comme ces carrières de footballeur débutées à 15 ans et qui s’essoufflent dix ans plus tard. Pourtant, les apparitions de la belle Corse en couverture des magazines EN COUVERTURE 5 Au rythme d’un film tous les deux ans, le célèbre mannequin français s’impose peu à peu dans le paysage cinématographique comme une actrice à part entière, libre dans ses choix. Souvent comparée à Brigitte Bardot pour sa plastique généreuse et son ingénuité, Lætitia Casta surprend en féministe écolo prête à tout pour sauver une meute de loups dans le dernier film de Gilles Legrand, « La jeune fille et les loups », qui vient de sortir en France. Je ne suis pas effrayée « à l’idée d’être seule » Lætitia Casta est Angèle dans La jeune fille et les loups. Elle « a un don naturel pour poser devant l’objectif, elle dégage quelque chose d’incroyable. C’est la plus belle femme du monde ». Dominique Issermann, photographe française de mode. sont toujours des succès assurés en kiosques, ainsi ce numéro de l’hebdomadaire féminin Elle daté du 21 janvier 2008, où Lætitia, en guêpière années 1950, incarnait comme nulle autre le glamour chic et érotique de cette époque. Une période déjà visitée par l’actrice en 1999 pour le prestigieux calendrier Pirelli qui revenait sur douze décennies féminines. Son allure intemporelle lui permet, dans des costumes d’époque, de donner du charme à n’importe quelle mise en scène. DEUXIÈME VIE Le cinéma lui offre aussi un enrichissement personnel, elle qui a quitté l’école en quatrième pour commencer sa carrière de mannequin. « Apprendre est essentiel pour moi, déclare-t-elle. Apprendre des choses que j’ai choisies, rencontrer des gens, m’enrichir, voilà quelques-unes des raisons qui font que je ressens tant de plaisir à faire mon métier. » Et surtout de quoi exprimer d’autres aspects de sa personnalité, elle à qui on a longtemps demandé d’exécuter scrupuleusement les consignes des couturiers et des photographes : « Dans la vie, on a plusieurs facettes. Faire une photo, un film ou chanter, c’est une manière de s’exprimer et d’aller plus loin dans ses propres sentiments. C’est un peu comme si j’avais un meuble plein de tiroirs, que j’ouvrais les uns après les autres pour y puiser ce que je veux. » Alors qu’il lui était difficile, mannequin, d’être autre chose qu’une icône, en tant qu’actrice, Lætitia Casta a le sentiment de se reconstruire : « Un acteur grandit avec sa vie. » LA POSSIBILITÉ D’UNE ÎLE Son caractère, Lætitia Casta se l’est forgé sous les projecteurs. Elle est née en Normandie, mais c’est sur l’île de Beauté qu’elle renoue chaque été avec ses racines corses. En 1993, à 15 ans, elle a été remarquée sur la plage de Sant’Ambroggio, à Lumio près de Calvi, par un photographe de mode, Frédéric Creceaux. Encore adolescente, elle paraît pourtant plus mature grâce à ses formes précoces. « A l’âge de 12 ans, ma poitrine commençait à pousser, et j’ai dû porter un soutien-gorge (…). J’étais un peu embarrassée par mon corps, qui grandissait si vite. » Son père mettra plusieurs semaines à accepter P.CHANTIER



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