Direct Soir n°293 7 fév 2008
Direct Soir n°293 7 fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°293 de 7 fév 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Gordon Brown (Premier ministre britanique) sur tous les fronts

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°293/Jeudi 7 février 2008 4 EN COUVERTURE GORDON BROWN DEVIENT PREMIER MINISTRE BRITANNIQUE LE 27 JUIN 2007. IL SUCCÈDE À TONY BLAIR APRÈS LA DÉMISSION DE CELUI-CI. LEADER DU PARTI TRAVAILLISTE, IL DEVRAIT CONDUIRE SA FORMATION AUX PROCHAINES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES QUI SE TIENDRONT AU PLUS TARD EN JUIN 2010. Gordon Brown Les défis du 10, Downing Street J. SUTCLIFFE/EYEVINE/DEADLINE PHOTO PRESS
O. WEIKEN/EPA www.directsoir.net Un « état défaillant ». Voilà, selon Condoleezza Rice, ce que pourrait devenir l’Afghanistan si la situation déjà très tendue dans le pays venait à empirer. La secrétaire d’Etat américaine était en visite hier à Londres. Elle a profité d’une rencontre avec Gordon Brown pour souligner l’importance de la coopération entre les Etats-Unis et la Grande- Bretagne sur ce dossier, avant de s’envoler pour Kaboul avec son homologue du Foreign Office, David Miliband. Depuis plusieurs mois, le Premier ministre britannique appelle à un plus large « partage des tâches », sur un terrain où la situation est de plus en plus tendue. D’après un rapport rendu public en début de semaine, le gouvernement d’Hamid Karzaï ne parvient pas à imposer son autorité sur l’ensemble du pays. Toujours selon ce même rapport, la force internationale basée sur place souffre d’un déficit en hommes et en équipement. Pour Gordon Brown, qui a renouvelé en décembre dernier l’engagement britannique sur le terrain, la situation est délicate. 7 700 soldats britanniques se trouvent en Afghanistan et la plupart d’entre eux sont déployés dans la province d’Helmand, au sud du pays. Dans cette région, six ans après avoir été chassés du pouvoir, les talibans mènent une violente rébellion. Selon le rapport, un embrasement sur le terrain pourrait avoir des conséquences dramatiques pour la région et « affaiblirait considérablement la crédibilité de l’Otan ». Pour le Premier ministre britannique, en poste depuis à peine sept mois, il s’agirait d’un baptême du feu sévère. LES « DEMANDES » D’AL-QAIDA « Si le gouvernement britannique ne parvient pas à satisfaire nos demandes d’ici le dernier jour de mars 2008 (…), les membres de l’organisation d’al-Qaida en Grande-Bretagne en quête de martyre viseront tous les dirigeants politiques, tout particulièrement Tony Blair et Gordan Brown. » Cette menace, qui écorche le prénom du Premier ministre britannique, a été diffusée au mois de janvier sur un site lié à la mouvance terroriste. Les « demandes » dont il est question sont le retrait pur et simple des forces britanniques basées en Afghanistan, ainsi que des 4 500 soldats déployés en Irak. Deux ans et demi après les attentats qui, le 7 juillet 2005 avaient fait 56 morts et plus de 700 blessés dans un bus et dans le métro de Londres, cette information fait froid dans le dos. « Les Britanniques sont réalistes, ils savent que même s’ils n’avaient pas envoyé de troupes, la menace existerait », nuance Philippe Moreau Defarges, spécialiste du Royaume-Uni au sein de l’Institut français des relations internationales (IFRI). LE MAUVAIS MOMENT Reste que le 30 janvier dernier, le débat sur le sujet sécuritaire a échauffé les esprits. David Cameron, le chef de file des conservateurs, a accusé Gordon Brown d’être « physiquement incapable de répondre aux questions importantes ». Il a pointé du doigt une perte de temps dans l’expulsion de ce qu’il a appelé des « prêcheurs de haine ». Parlant du Premier ministre, il s’est interrogé : « Ne devrait-il pas simplement accepter le fait que la population n’est pas en sécurité quand les travaillistes sont au pouvoir ? » « Depuis Tony Blair, il n’y a plus beaucoup de différences sur ces questions entre travaillistes et conservateurs », répond Philippe Moreau Defarges. EN COUVERTURE 5 Sept mois après son accession au pouvoir, Gordon Brown affronte ses premières vraies difficultés. Le Labour Party s’effondre dans les sondages, et la crise financière frappe le Royaume-Uni de plein fouet. En Afghanistan, la situation se dégrade. David Miliband, le ministre des Affaires étrangères, y est arrivé ce matin pour une visite surprise en compagnie de Condoleezza Rice. Pour le n°1 britannique, il est temps de redresser la barre. Il est confronté « à un héritage difficile » Gordon Brown, au Bridgewater Hall de Manchester, le 24 juin 2007. Pour cet analyste, la situation dans laquelle se trouve Gordon Brown, sur le plan intérieur, comme extérieur est difficile avant tout parce qu’il est arrivé « au mauvais moment ». Et de pointer les sujets qui pourraient poser des problèmes dans les mois à venir : « Gordon Brown va devoir faire face au ralentissement économique de la Grande- Bretagne. Par ailleurs, la question de la Northern Rock n’est pas encore réglée. » Cette banque avait été touchée de plein fouet par la crise dite des « subprimes ». La banque d’Angleterre avait dû renflouer les caisses de l’institut financier. La dette de Northern Rock, qui s’élèverait selon les estimations à 26 milliards de livres sterling, complique la mise en œuvre de son plan de reprise. TEMPÊTE SUR LA FINANCE La semaine dernière, plusieurs députés ont émis des critiques quant à la gestion de cette crise par le gouvernement. Ils reprochent en particulier à Alastair Campbell, nouveau chancelier de l’échiquier, d’avoir tardé à communiquer, prolongeant de ce fait l’inquiétude des clients de la banque. Face à la tempête boursière qui souffle sur le monde de la Il a été critiqué pour tout, de l’état de l’économie à la crise qui harcèle son parti. Steven Morris The Guardian (28/01/2008). finance, Londres est en première ligne. La City est la première place boursière, devant Wall Street. « Les fondamentaux des économies européennes restent solides » a affirmé Gordon Brown, après avoir réuni à Londres les principaux dirigeants européens, dont la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy. UNE MINE SÉVÈRE Dans l’adversité, le Premier ministre britannique fait face. Mais les nuages obscurcissent son horizon. « Il a été critiqué pour tout, de l’état de l’économie à la crise qui harcèle son parti. Hier, une nouvelle accusation est venue s’ajouter à cette liste : le nouveau design de la pièce de 50 pence. British humour ? Si l’apparence d’une pièce de monnaie est en fait accessoire, l’ironie, dont use Steven Morris dans un article du quotidien The Guardian daté du 28 juillet dernier, n’en résume pas moins l’impression que laisse la série de déboires que rencontre Gordon Brown. « Il est confronté à un héritage difficile » explique Philippe Moreau Defarges. Alors que Tony Blair a su mettre en valeur ses principaux succès A. MARIC/EPA/SIPAA



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