Direct Soir n°292 6 fév 2008
Direct Soir n°292 6 fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°292 de 6 fév 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Hilary Swank l'actrice aux deux oscars

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°292/Mercredi 6 février 2008 4 EN COUVERTURE Hilary Swank À l’affiche de « P.S. : I Love you » HILARY SWANK, 33 ANS, ACTRICE. NE LUI DITES PAS QU’ELLE EST UNE STAR. CETTE COMÉDIENNE PARMI LES PLUS TALENTUEUSES DE SA GÉNÉRATION A GRANDI DANS UN MILIEU MODESTE ET S’EN SOUVIENT. DEPUIS SA RÉVÉLATION DANS « BOYS DON’T CRY » (1999), ELLE ENCHAÎNE LES SUCCÈS. SON SECRET : LA MODESTIE. SND-GROUPE M6
GOODENOUGH/ADC-DIFFUSION/SIPA www.directsoir.net Elle n’est pas blonde avec un brushing impeccable. Mais elle pourrait l’être. Elle n’est pas femme de pouvoir. Mais elle pourrait l’être. On la compare à Jackie Kennedy et elle s’appelle Hilary. Hilary Swank, 33 ans, n’a plus rien à prouver. L’actrice cumule déjà les records : deux oscars de la meilleure actrice après seulement deux nominations, et des critiques dithyrambiques. Cette jeune femme transforme le celluloïd en soie. Après les drames et les petites productions, l’actrice s’attaque maintenant à la comédie romantique. Dans P.S. : I Love you, elle incarne Holly, une jeune femme folle amoureuse de son époux qui décède brutalement. Grâce aux lettres que celui-ci (Gerard Butler) avait écrites avant de disparaître, la jolie veuve reprend peu à peu goût à la vie. Le film, adapté d’un best-seller irlandais, marque la seconde collaboration d’Hilary Swank et du réalisateur Richard LaGravenese après Ecrire pour exister (2007). Au-delà du plaisir des retrouvailles, l’actrice, comme souvent, a retenu le projet pour les valeurs qu’il véhicule : « J’ai toujours aimé les histoires qui rappellent ce qui est vraiment important dans la vie. Cette histoire parle également du pouvoir de l’amitié et de la famille… et elle dit aussi quelque part qu’il ne faut pas prendre la vie trop au sérieux. » Déclaration presque surprenante pour quelqu’un qui, à la scène comme à la ville, a plus souvent façonné le destin à force « L’enfant qui vivait dans une caravane est devenue une star » de volonté (et de gants de boxe) qu’attendu tout sourire que la chance frappe à sa porte. LA FILLE QUI VIVAIT DANS UNE CARAVANE Hilary Swank est à elle seule une « Hollywood story ». De ces histoires qui commencent dans le nulle part poussiéreux du Nebraska et finissent par briller un soir lors d’une grande cérémonie très « people ». La jeune femme qui voulait devenir actrice est née en plein centre du Midwest dans un milieu modeste, le 30 juillet 1974. Papa est garde national dans l’aviation puis VRP, maman secrétaire et danseuse. Hilary Swank grandit près du lac Samish sur la côte nordouest, dans un parc à caravanes. Petite, elle se sent étrangère au monde qui l’entoure, et se réfugie dans les livres et les films. De ces petits malheurs naît une grande certitude : celle que sa vocation est d’être actrice. Hilary a neuf ans quand elle fait sa première apparition sur scène dans une adaptation du Livre de la jungle. Premiers pas hésitants sur une route dont elle ne s’éloignera plus. Elle s’engage dans toutes les activités théâtrales. Il y a aussi la gymnastique (cinquième des championnats de l’Etat de Washington) et la natation dans l’équipe olympique junior de l’Etat. Ces activités lui dessinent un corps athlétique propice, aujourd’hui encore, à des rôles particulièrement physiques. Rien de très étonnant à ce que ce visage presque innocent soit parcouru par des lignes parfois dures, qui ont fait hésiter quant à sa crédibilité pour incarner l’héroïne romantique de P.S. I Love you. LA CITÉ DES ANGES SANS AILES Le rêve d’une telle enfant n’est pas de ceux qui se brisent sur les écueils de l’adolescence. Quand ses parents se séparent, sa mère, qui soutient sa fille dans ses désirs de carrière, décide de partir s’installer à Los Angeles sans un sou en poche. Le temps de se remettre EN COUVERTURE 5 Miss karaté kid, boxeuse, travestie, femme fatale, Hilary Swank peut tout incarner avec la même crédibilité. Un talent insolent qui lui a déjà valu, à 33 ans, deux oscars et une solide réputation à Hollywood. L’actrice découvre cette fois la comédie romantique. Elle est Holly dans l’adaptation du best-seller « P.S. : I Love you », qui sort aujourd’hui en salles. Un rôle sur l’envie de (sur)vivre, un rôle sur mesure. Hilary Swank est une battante, doublée d’une comédienne qui se fond admirablement dans tous les rôles qu’elle incarne. Ma mère m’a toujours dit : « Bats-toi et tu obtiendras ce que tu veux. N’abandonne jamais. » Ces phrases résonnent en moi. Quand j’ai un coup de blues, je m’accroche à ces mots et je relève la tête. Elle, janvier 2008. à flot, elles vivent dans leur voiture. L’actrice a souvent érigé sa mère en modèle pour son courage durant cette période. Hilary retourne brièvement à l’école. A seize ans, elle quitte les bancs pour les plateaux de la télévision. Grâce à de petites apparitions dans des séries télé de second rang, elle aide sa mère à payer le loyer. Deux ans plus tard, elle décroche un petit rôle dans le film Buffy : tueuse de vampires (1992), elle a alors 18 ans. Le long-métrage qui donnera naissance à la série à succès éponyme est une série B rarement rediffusée avant des heures tardives. A force de détermination, d’àcoups et de contres elle devient, en 1994, Miss Karate Kid. C’est son premier rôle significatif. La jeune femme est déjà choisie pour ses capacités physiques, héritées de son passé de gymnaste. Succès éphémère. En 1997, elle rencontre Chad Lowe dont elle partagera la vie pendant plus de huit ans. Cette même année, elle est choisie pour incarner une mère célibataire dans Beverly Hills, 90210, le soap référentiel des années 1990. On lui promet deux ans d’antenne, mais le personnage est sorti du show après seize épisodes. Un coup de trop qui désespère la jeune femme qui aurait déclaré : « Si je ne suis pas assez bonne pour Beverly Hills, je ne suis bonne à rien ». Il paraît que les grands artistes ont un certain ego. « BOYS DON’T CRY » (LES GARÇONS NE PLEURENT PAS) Rien d’étonnant à ce qu’elle soit très surprise quand le destin lui veut enfin du bien. Libérée de ses engagements, elle passe une audition pour un petit film, Boys Don’t Cry. On lui propose un contrat de 3 000 dollars. Une misère qui ne permet pas d’avoir de couverture santé en Californie. Nous sommes en 1998. Quelques mois plus tard, les cinéphiles du monde entier ont une révélation. Hilary Swank, méconnaissable après le régime drastique et dangereux qu’elle s’est imposée, incarne Brandon Teena et devient, en une heure et cinquante-huit minutes de film, l’une des meilleures actrices de sa génération. Elle incarne une jeune femme mal dans sa peau et dans sa vie qui s’installe dans une ville ouvrière et se fait passer pour un homme. Un film lourd, qui finit mal, presque insupportable : saisissant. Une interprétation proche de la perfection. DIMITRI HALKIDIS/WENN/SIPA



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