Direct Soir n°290 4 fév 2008
Direct Soir n°290 4 fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°290 de 4 fév 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Kofi Annan médiateur pour le Kenya

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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P.ELLIOTT J.BOVER Directsoir N°290/Lundi 4 février 2008 14 CULTURE DANSE Danse des maux Marie-Claude Pietragalla s’inspire de l’œuvre du marquis de Sade et de ses dernières années passées à l’asile de Charenton, pour son spectacle « Sade ou le théâtre des fous ». Corps et graphie, une photo de l’exposition de photographies du spectacle Sade ou le théâtre des fous. « S’imposer comme créatrice inventant son propre univers artistique (...) », c’est ce que souhaitait Marie-Claude Pietragalla quand elle créa sa compagnie en 2004. Ces propos sont rapportés par l’écrivain Dominique Simonnet dans son livre La femme qui danse, paru au mois de janvier au Seuil. Cette femme qui danse, c’est « Pietra ». Et la danseuse étoile présente dès demain à l’Espace Cardin son nouveau spectacle : Sade ou le théâtre des fous. A l’origine de ce nouveau ballet, il y a Pierre Cardin. Actuel propriétaire du château Lacoste (Vaucluse), autrefois demeure du marquis de Sade, le couturier mécène propose à Pietragalla et à son chorégraphe Julien Derouault de créer une chorégraphie autour de la vie du « divin marquis ». Présenté pour la première fois en juillet 2007 dans les carrières du château, le spectacle La révolte des mannequins, de Royal de Luxe. TOP DES TOPS DR 1 Bernard Lavilliers Samedi soir à Beyrouth jkle dévoile « une interrogation forte, difficile, sur (...) cette ambiguïté millénaire qui nous déchire : plaisir et souffrance, beauté et destruction », explique Dominique Simonnet. La musique est confiée au DJ Laurent Garnier qui mélange compositions contemporaines et musique baroque, et des extraits des œuvres du marquis sont lus par Alain Delon.Après Camille Claudel dans Sakountala, Pietragalla continue ses recherches sur des artistes confrontés à l’enfermement et à la folie. En parallèle aux représentations, une exposition de photographies du spectacle se tient à la galerie Xavier Nicolas jusqu’au 10 mars. Sade ou le théâtre des fous, jusqu’au 10 février à l’Espace Cardin, 1, avenue Gabriel, Paris 8 e (01 44 56 02 02). Galerie Xavier Nicolas, 16, rue de Lille, Paris 7e. ÉVÉNEMENT EXPO THÉÂTRE Feu d’Artifiz ■ Créée par des passionnés d’arts graphiques, Artifiz est une galerie en ligne qui édite et commercialise des œuvres sur le site www.artifiz.com. L’ambition est de faire connaître des jeunes artistes en vendant des créations réalisées en séries limitées (250 exemplaires) et à des prix accessibles (de 150 euros en 50x50 cm à 250 euros en 80x80 cm). Exceptionnellement, cette galerie virtuelle quitte la « toile » à l’occasion d’une exposition au cinéma MK2 Bibliothèque de Paris. Une sélection de 25 nouveaux talents, illustrateurs ou graphistes, est présentée. Exposition galerie Artifiz, jusqu’au 12 février au MK2 Bibliothèque, 128/162, avenue de France, Paris 13e. Entrée libre. Les femmes-objets se rebiffent en vitrine ■ « Sois belle et tais-toi », la devise est mise à mal par la compagnie Royal de Luxe. Nouveau genre de spectacle de rue, La révolte des mannequins met en scène ces êtres inanimés, ces bustes d’osiers. Ainsi, les vitrines des magasins s’éveillent. Femme pompier, ménagère, jeune fille séduisante, ces dames de plastique prennent vie, expriment leurs émotions et sortent de leur cage de verre. Ces femmes seraientelles humaines ? La rumeur du début du siècle est relancée. La révolte des mannequins, jusqu’au 10 février à Nantes, du 6 au 15 juin à Amiens et du 19 au 28 septembre à Calais. 2 Amy Winehouse Back to Black Des créations de jeunes artistes de la galerie Artifiz. Sheryfa Luna Cat Power Christophe Maé 3 4 5 Sheryfa Luna Jukebox Mon paradis jkle jkle jkle jkle Lavilliers : 40 ans au top. 2008 marque une année particulière pour Bernard Lavilliers, qui, il y a tout juste 40 ans, sortait son premier disque, Premiers pas. Cet anniversaire a tout lieu d’être fêté, car le chanteur prend d’assaut le sommet du top albums avec son dernier opus, Samedi soir à Beyrouth. Un exploit, lorsque l’on considère que cet artiste engagé a toujours fait fi des règles du marketing… Légende : (e) nouvelle entrée - Source : Snep/Ifop J.L BALMINO DR Les demoiselles d’Avignon sont celles d’un lupanar. « Les demoiselles d’Avignon » ■ Une maison close de la rue d’Avignon à Barcelone en 1900… A vingt ans et sans le sou, Picasso y passe de folles nuits et y puise l’inspiration du premier tableau cubiste de l’histoire, Les demoiselles d’Avignon (1907). C’est à la vie de ces demoiselles que s’attache la comédie éponyme mise en scène par Jean-Pierre Dravel et Olivier Macé (Les amazones). Sur scène, aux côtés de Catherine Allégret en mère maquerelle, Laura Presgurvic (fille de Gérard) et Serena Reinaldi (Nice People) jouent les filles de joie. Les demoiselles d’Avignon, de Jaime Salom, avec Catherine Allégret. Jusqu’au 29 février au théâtre Rive gauche, 6, rue de la Gaîté, Paris 14 e (01 43 35 32 31). LIVRE Une histoire d’amour entre deux époques ■ Qu’est-ce qui empêche Isabeau de Grénant et Jean-Luc Talbot de s’aimer ? La réponse est simple : six siècles. Persuadée qu’il est son chevalier Guillaume, la jolie châtelaine du XV e siècle vient hanter les pensées du petit contrôleur des impôts de Châteauroux. Happé malgré lui par cette romance complexe, Jean-Luc tente de conjuguer passé et présent. Avec La nuit dernière au XV e siècle, dix-neuvième roman de l’auteur, Didier Van Cauwelaert (prix Goncourt en 1994 pour Un aller simple) renoue avec ses thèmes de prédilection : amours contrariées, paranormal et antihéros emblématiques. La nuit dernière au XV e siècle, de Didier van Cauwelaert, Albin Michel, 20 €. ELIOTPRESS
METROPOLITAN Rambo en Birmanie ★★★★★ L’ex-icône des années Reagan est de retour pour aider l’ethnie karen, en Birmanie. Un film extrêmement violent, parfois pataud, parfois touchant. DR www.directsoir.net Le mercenaire Rambo reprend du service en Birmanie. DVD ■ Alexandre et Vera s’installent avec leurs deux enfants, Eve et Kir, dans la maison d’enfance d’Alexandre à la campagne, où l’épaisse nature nimbe la maison d’un calme inquiétant. Lorsque Vera lui annonce qu’elle est enceinte, et que cet enfant n’est pas le sien, la vie d’Alexandre bascule. Sera-t-il capable de pardonner ? Après avoir créé la surprise à la Mostra de Venise de 2003 en recevant le Lion d’or pour son premier film Le retour, le réalisateur russe Andreï Zviaguintsev explore, dans Le bannissement, les tréfonds de l’âme humaine face aux événements tragiques. Il a de nouveau fait appel à l’acteur Konstantin « V » fait peau neuve ■ Après avoir marqué une génération dans les années 1980, V connaît aujourd’hui une seconde jeunesse grâce à un DVD qui présente la première partie (et de loin la meilleure) de la saga. Ce coffret permet de (re)découvrir une excellente série qui, par le biais de la science-fiction, a offert une métaphore réussie du nazisme et de la Résistance. V, l’intégrale des miniséries 1 & 2, Aquarelle, environ 30 €. Nature mortifiante Avec « Le bannissement », le réalisateur Andreï Zviaguintsev livre un deuxième long métrage à la photographie saisissante. Le film est adapté d’une nouvelle de William Saroyan. Lavronenko, qui a reçu cette année à Cannes le prix d’interprétation masculine pour ce rôle. Le bannissement, d’Andreï Zviaguintsev, en salles mercredi. John Rambo évoque la lutte de l’ethnie karen, victime d’une terrible répression de la part de l’armée birmane. DR Avec Rocky Balboa, Sylvester Stallone avait clôturé il y a deux ans la saga du boxeur par un beau film mélancolique sur le vieillissement et le temps qui passe. Suite à ce succès public et critique, l’acteur-réalisateur a décidé de faire reprendre du service à son autre personnage fétiche : John Rambo. Le vétéran du Vietnam, grand amateur de bandanas, n’avait plus donné de signe de vie depuis ses aventures afghanes en 1988. On le retrouve dans un quatrième long métrage, en ermite vivant au nord de la Thaïlande, se contentant de vivre de la pêche et de la chasse aux serpents. Longtemps débranchée et résignée (« on ne change pas le monde »), la machine de guerre se remet en marche pour aider une ONG et le peuple karen face aux militaires birmans. La suite ? Un film extrêmement brutal et tendu, à la violence condensée sur quatre-vingts minutes. Comme au bon vieux temps, « Sly » s’en donne à cœur joie, aussi avare en paroles que généreux quand il s’agit de CULTURE 15 CINÉMA broyer des cous à mains nues. En dépit de cette avalanche de boyaux et d’hémoglobine (2,59 personnes tuées par minute, selon les statisticiens) lui ayant valu de nombreuses critiques, le long métrage de Stallone ne s’adresse pas qu’aux amateurs de films de guerre ou aux nostalgiques des années Reagan. S’il est moins réussi que Rocky Balboa, étant notamment plombé par des dialogues maladroits qui laissent à penser que les scénaristes étaient déjà en grève au moment du tournage –par exemple : « Vis pour quelque chose ou meurs pour rien » –, ce John Rambo ne relève pas moins d’une même volonté de revenir aux sources du mythe en insistant sur son aspect humain. Il nous présente un héros vieillissant et désabusé qui tente, comme Rocky, de vivre avec son passé et de s’accepter soi-même. Une métaphore évidente et parfois émouvante de la propre carrière de Stallone. A 61 ans, l’acteur a compris qu’il était aux yeux du public Rocky et Rambo, et personne d’autre. John Rambo, de Sylvester Stallone, en salles mercredi.



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