Direct Soir n°286 29 jan 2008
Direct Soir n°286 29 jan 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°286 de 29 jan 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Rachida Dati la ministre en action

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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STANISLAS WOLFF F. FERNANDEZ Directsoir N°286/Mardi 29 janvier 2008 14 CULTURE THÉÂTRE Je t’aime, moi non plus Clémentine Célarié et Tchéky Karyo sont les amants fougueux de « La tectonique des sentiments », dernière pièce d’Eric-Emmanuel Schmitt. Pour la première fois, l’écrivain aux trois molières et réalisateur d’« Odette Toulemonde » met en scène une de ses pièces. Eric-Emmanuel Schmitt a choisi Tchéky Karyo et Clémentine Célarié pour les rôles principaux de sa dernière pièce. Jusqu’où peut mener l’orgueil dans la vie amoureuse ? « Partant d’une anecdote racontée par Diderot, j’ai tenté de représenter les complications de la passion dans le monde contemporain », explique Eric-Emmanuel Schmitt. Il signe avec La tectonique des sentiments une chronique sentimentale des plus aboutie. Passion, doute, jalousie, vengeance, l’auteur d’Oscar et la dame rose, de L’évangile selon Pilate ou encore de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, livre un maelström d’émotions aussi détonant que passionné. « Frottements, irruptions, tsunamis, tremblements, cette pièce fait du bruit », note Tchéky Karyo. Pour interpréter cette histoire d’amour et de haine, la force tranquille de l’acteur rencontre la passionnée et pétillante Clémentine Célarié. Un duo Salle à manger, par Matisse (Saint-Jean-Cap Ferrat). TOP DES TOPS DR 1 Cécilia Anna Bitton Flammarion jkle de charme pour incarner Diane et Richard, couple des temps modernes. Entre cette femme de tête persuadée que lui ne l’aime plus, et cet homme combatif, le doute et la fierté, parasites de l’amour simple, font basculer leur destin. Effet papillon oblige, les frustrations de Diane égratigneront au passage d’autres femmes, autant de portraits de la féminité incarnés par Sara Giraudeau,Annick Alane et Marie Vincent.Tendre, passionnée, dure, la vie amoureuse se décrypte. Quelle est la part d’amour-propre et d’humiliation dans une relation ? Quel goût à la vengeance ? Aime-t-on seulement quand tout est fini ? La réponse sur les planches du Marigny. La tectonique des sentiments, au Théâtre Marigny-Robert Hossein, avenue de Marigny, Paris 8 (0892222333). ART MODERNE Du nouveau au musée Matisse EXPO SPECTACLE L’âme des objets des camps ■ Les objets fabriqués dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la- Rolande, près d’Orléans, représentent souvent le dernier lien qui persiste entre les familles et un détenu jamais revenu. De 1941 à 1942, avant que ces deux camps ne fassent partie d’un système de transit dans le cadre de la solution finale, les conditions de détention permettaient aux prisonniers d’avoir des activités artisanales. A l’initiative de Claude Ungar, qui possède encore un porteplume qu’un interné avait offert à sa mère, la collecte des objets fabriqués dans ces deux camps du Loiret en réunit maintenant cent cinquante. Une centaine de ces réalisations est présentée aujourd’hui au Mémorial de la Shoah : porte-plumes gravés, cannes, bateaux, portraits, gobelets, porte-cigarettes en métal, cartes de vœux, photographies… L’exposition est aussi l’occasion de garder en mémoire l’histoire des camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande. Derniers souvenirs. Objets des camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande, 1941-1942, jusqu’au 23 mars, Mémorial de la Shoah, 17, rue Geoffroy-l’Asnier, Paris 4 e (0142774472). ■ Décédée en février 2007, Alice Tériade, veuve du célèbre critique d’art et directeur des revues Verve et Minotaure, enrichit la collection du musée Matisse de 39 chefsd’œuvre de l’art moderne, offerts par leurs amis artistes. Les peintures de Matisse comme les tableaux ou sculptures de Giacometti, Picasso, Léger et Miró côtoient les 27 livres que ces artistes ont illustrés. Inédit : la salle à manger du couple, réalisée par Matisse, est entièrement reconstituée. La donation Alice Tériade, musée Matisse, Palais Fénelon, 11, place du Commandant Edouard-Richez, Le Cateau-Cambrésis (59) (0327846450). 2 Un atelier d’ébénisterie (camp de Beaune-la-Rolande). Chronique « Madame, La route L’élégance du règne 3 4 5 Monsieur, Cormac McCarthy du hérisson de Nicolas 1 er Patrick Rambeau/Grasset bonsoir… » Patrick Le Bel Panama L’Olivier Muriel Barbery Gallimard jkle jkle jkle jkle Meilleures ventes de livres (hors BD et livres de poche). Cette semaine, « Madame, Monsieur, bonsoir… » s’empare de la troisième place du top. Sous le pseudonyme de Patrick Le Bel, se cacheraient en fait cinq journalistes de la rédaction de TF1. Avec dérision et sans ménagement, ils racontent les coulisses du premier JT de France. Légende : (e) nouvelle entrée – Source : KAC ET MÉLIKIAN DR Architectures corporelles ■ Le « Qi qiao ban », (sept planches de la ruse, en français) est un jeu de la haute antiquité chinoise qui décline à l’extrême les possibilités de la géométrie. Aurélien Bory s’en est inspiré pour représenter un monde en constante mutation. Dans son spectacle, les artistes se livrent à un jeu complexe d’architecture avec leur corps. Les sept planches de la ruse, jusqu’au 3 février, au Théâtre de la Ville, 2, place du Châtelet, Paris 4 (0142742277). LIVRE L’ami irlandais ■ Belfast, 1975. Antoine, jeune luthier parisien, est fasciné par l’IRA et sa lutte armée pour l’indépendance contre l’Empire britannique. Il noue une véritable amitié avec Tyrone Meehan, un des leaders des nationalistes de l’Irlande du Nord. Mais il est aussi un indic des Anglais. Et cela, Antoine ne l’apprendra que trente ans plus tard. C’est cette histoire d’amitié trahie que raconte Sorj Chalandon, prix Albert-Londres en 1988 pour ses reportages sur l’Irlande du Nord, dans son troisième roman Mon traître. Il la raconte d’autant mieux que, ancien grand reporter à Libération, il a vécu la même histoire que son héros. Trompé par Denis Donaldson, un activiste irlandais qu’il croyait, lui aussi, sincèrement engagé. Mon traître, de Sorj Chalandon, Grasset, 17,90 €. A. BORY
PATHÉ DISTRIBUTION www.directsoir.net Obélix (Gérard Depardieu) et Astérix (Clovis Cornillac, qui succède à Christian Clavier). DVD « Ratatouille » : aux petits oignons ■ Les studios Pixar savent prendre des risques. Comment allier, dans un film d’animation 3D, des ingrédients aussi éloignés qu’un rongeur et une cuisine de grand restaurant français ? Remy, le rat au goût surdéveloppé, souhaite secrètement devenir cuisinier. Par un bienheureux hasard, ce dernier se retrouve au restaurant d’Auguste Gusteau, chef étoilé à Paris. Chassé par le personnel de l’établissement, il va néanmoins se lier d’amitié avec un jeune apprenti dont il fera le nouveau prodige de la cuisine hexagonale… avant de prendre conscience de ses aspirations profondes. Après ses joyeux Indestructibles, Brad Bird a concocté Ratatouille, petite merveille de l’animation. Outre les effets techniques tout à fait remarquables (lumière, effets de texture et réalisme des personnages), les studios Pixar nous servent un film qui rend fondamentalement heureux. A la fois hommage exalté à Paris et aux plaisirs PROD DB DISNEY - PIXAR/DR Astérix aux Jeux olympiques a été vendu dans plus de 60 pays dans le monde. Il sortira quasi-simultanément dans tous les pays d’Europe. de la table, il prône aussi des valeurs comme l’amitié, la tolérance et le dépassement de soi. « Nous nous sommes rendus à Paris, explique Brad Bird, et avons rencontré des chefs comme Guy Savoy qui nous ont ouvert leurs cuisines. Nous nous sommes imprégnés des multiples ambiances de la ville, mais il faut avouer que c’était un véritable défi que de vouloir capturer cette ville dans tout ce qu’elle a de sensuel et de romantique ». John Lasseter, producteur exécutif et directeur de la création chez Pixar, raconte ses appréhensions : « J’avais peur de l’avis des Français sur Ratatouille, avec ce film d’animation américain sur la sacro-sainte cuisine française ! Nous avons, en tout cas, signé une véritable déclaration d’amour à Paris et à la culture française. » En plus de la délectation de (re)goûter à ce film, le DVD permet de savourer quelques jolis bonus. Au menu : interviews, courts métrages et scènes coupées. Ratatouille, de Brad Bird, éd. Disney Pixar. Le rat Remy. 15 Jeux olympix ★★★★★ « Astérix aux Jeux olympiques » réunit une brochette de célébrités pour un troisième volet un peu tiède. Alafolix (Stéphane Rousseau) est amoureux de la princesse grecque Irina que convoite aussi Brutus (Benoît Poelvoorde) le fils de César. Or, la main d’Irina sera accordée au gagnant des Jeux olympiques.Astérix et Obélix sont résolus à aider Alafolix dans cette entreprise et s’engagent dans la compétition. Sortant exactement six ans après Astérix et Obélix : mission Cléopâtre, le troisième volet des adaptations cinématographiques des aventures d’Astérix et Obélix est déjà un événement avant sa sortie. En effet, avec 75 millions d’euros de budget, ce long métrage représente le film de langue française le plus cher de l’histoire du cinéma. Thomas Langmann, producteur et coréalisateur d’Astérix aux Jeux olympiques a décidé d’adapter le douzième tome de la série, « le plus visuel, le plus spectaculaire, donc le plus cinématographique » selon lui.Il a décidé de partager la tâche avec Frédéric CULTURE CINÉMA Forestier, réalisateur du film Le boulet (2002). Du deuxième volet, on retrouve Depardieu, fidèle au rôle d’Obélix. Alain Delon succède à Alain Chabat dans le rôle de César. Sa prestation, faite d’auto-dérision, est l’un des principaux ressorts comiques du film. Certains anachronismes et le principe d’inviter des sportifs de haut niveau dans de courtes scènes – qui auraient pu être mieux exploités, d’ailleurs, et plus tôt – perpétuent l’esprit de vedettariat de Mission Cléopâtre. Mais l’humour du film a pourtant du mal à décoller. C’est sans doute parce que Thomas Langmanna choisi de se rapprocher de l’ambiance générale de la série. Clovis Cornillac reprend le rôle d’Astérix à la place de Christian Clavier. On passe d’un Astérix quelque peu bouffon au personnage raisonnable et rusé d’Uderzo et Goscinny. Benoît Poelvoorde campe un Brutus bête et méchant à souhait qui plaira beaucoup aux enfants. Astérix aux Jeux olympiques, de Thomas Langmannet Frédéric Forestier, en salles demain.



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