Direct Soir n°284 25 jan 2008
Direct Soir n°284 25 jan 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°284 de 25 jan 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Fabrice Luchini rendez-vous avec le grand public

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
Directsoir N°284/Vendredi 25 janvier 2008 10 EN COUVERTURE La Fontaine, c’est le génie français, le mélange du patois rural et du classicisme le plus maîtrisé, sans aucune posture solennelle. Fabrice Luchini, dans une interview accordée à La Croix, le 28 octobre 2007. 17 ans la lecture du Voyage au bout de la nuit a eu sur lui l’effet d’une révélation, Luchini hésite mais se laisse convaincre. La tentative devait durer quelques jours. Or, près de vingt ans après, la lecture de morceaux choisis des plus grands auteurs français constitue toujours l’activité privilégiée de cet amoureux de la musique des mots. Son phrasé caractéristique, à mi-chemin entre la gouaille du titi parisien et une diction quasi aristocratique, est devenu sa marque de fabrique. Aujourd’hui, Fabrice Luchini occupe une place à part dans la famille des artistes français. Le cancre de ses jeunes années a laissé place à un ardent défenseur de la littérature et des penseurs, toujours prompt à décocher une citation TROIS RÉFÉRENCES COL. BASILE/OPALE Fabrice Luchini en comte Gonzague assassin dans Le bossu de Philippe de Broca, en 1997. PAUL VALÉRY de Nietzsche ou de Rimbaud. Trublion des plateaux de télévision, ses tirades sont attendues autant que redoutées à chaque apparition. Il a façonné au fil des ans un personnage complexe, à la fois farouchement populaire et insolemment élitiste. Angoissé mais plein d’assurance. Humble autant qu’arrogant. A la confidence facile, mais dont on ne perce jamais réellement le mystère. Un personnage multiple et protéiforme, dont les excès semblent destinés à masquer les failles. Un personnage qui, fatalement, ne laisse personne indifférent. Qu’on le révère ou qu’on l’abhorre, Fabrice Luchini fait naître des sentiments extrêmes. Surtout, il ne ressemble à personne dans le monde français du spectacle. ■ « En ouvrant un livre de Paul Valéry, il y a deux ans, je me suis dit qu’il était incroyable qu’il existe une intelligence de ce niveau. J’adore cette idée de restituer, sans les trahir, les choses d’un niveau très élevé. Face au complot de la bêtise et de la médiocrité, c’est le seul acte possible de résistance citoyenne. » (La Croix le 28 octobre 2007). D. FRASNAY/AKG-IMAGES Anxieux compulsif ou prétentieux patenté, les avis sont tranchés. Lui-même avoue détester « parfois, ce type bavard et péremptoire qui bouffe l’espace des autres ». Mais il botte en touche, assurant ne pouvoir être réduit à la caricature dans laquelle son personnage médiatique s’est progressivement enfermé. Malgré tout, il finit toujours par avoir le dernier mot. Il a une réponse toute trouvée pour ses détracteurs. Et il s’agit évidemment d’une citation : « Ceux qui me reprochent un ego gigantesque peuvent toujours le faire, mais, comme le disait Flaubert, dans mon dos, car monc.., alors, les contemple ». Les spectateurs du Théâtre de la Renaissance à Paris pourront dès ce soir apprécier le phénomène Luchini. CÉLINE ■ La lecture de l’auteur du Voyage au bout de la nuit, à 17 ans, fut pour Luchini un choc révélateur. C’est par lui que le futur comédien viendra à la littérature. Et l’écrivain demeure pour lui un compagnon de route puisque sa carrière au théâtre est marquée par les nombreux spectacles qu’il a consacrés aux textes de Céline. COL. NB/KHARBINE-TAPABOR C. CABROL/KIPA/CORBIS VU PAR Philippe Labro, journaliste, romancier, réalisateur « Une amitié de quarante ans » E. ROBERT/DIRECT8 ■ « En 1969, alors que j’effectuais des repérages pour mon premier long-métrage, Tout peut arriver, je me trouvais à Angoulême, où l’on inaugurait le premier Drugstore de province. C’est là que j’ai repéré un môme de 16 ans aux longs cheveux blonds qui dansait le boogaloo avec trois ou quatre jeunes filles, éberluées par sa tchatche et sa souplesse. Je suis allé à sa rencontre. Il s’est présenté sous le nom de « Cebrifa » – à l’époque il était l’un des premiers que j’entendais parler en verlan – et m’a dit qu’il était là en tant que garçon coiffeur. En discutant avec lui, j’ai vite vu à quel point il avait de l’humour ; il était vivant, différent, et je lui ai proposé un rôle. Deux mois plus tard, j’ai reconstitué la même scène, au même endroit, pour le film. Nous sommes devenus très amis, très complices. Le soir, nous réécrivions ensemble ses dialogues pour le lendemain. Et cette amitié dure depuis près de quarante ans. J’ai une énorme admiration pour son inventivité, son talent et son brio, sa culture multiforme et polyphonique. Je savais, quand je l’ai découvert, que c’était une personnalité hors du commun, mais je ne pouvais pas imaginer à l’époque qu’il deviendrait ce qu’il est devenu. » JEAN DE LA FONTAINE ■ « La Fontaine, c’est le génie français, le mélange du patois rural et du classicisme le plus maîtrisé, sans aucune posture solennelle. » Fabrice Luchini est un inconditionnel du fabuliste, dont il connaît par cœur de nombreuses Fables. Il est capable d’en réciter certaines en verlan et a enregistré un disque de fables.
DR GRATUITEMENT SUR Dimanche 27 janvier : TOULOUSE-NICE Dans le cadre du championnat de France de football, Toulouse reçoit Nice. Rendez-vous chaque dimanche à 23h55 pour d’autres matchs. *Coup d’envoi à minuit. Direct8 est accessible gratuitement via la TNT (canal 8), le satellite (CanalSat -TPS - canal 38), le câble (Noos UPC France/Numéricâble - canal 28), l’ADSL (canal 8). FOOTBALL Dimanche à 23h55* Rediffusion : lundi à 18h LA NOUVELLE GRANDE CHAÎNE GÉNÉRALISTE



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :