Direct Soir n°28 28 sep 2006
Direct Soir n°28 28 sep 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de 28 sep 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : Lionel Jospin, le courage de renoncer

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Jeudi 28 septembre 2006 8 ACTU FRANCE EN BREF Un professeur menacé v « Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? » Cette tribune, publiée dans Le Figaro le 19 septembre dernier, est la cause de menaces de mort sur son auteur, un professeur de philosophie exerçant dans un lycée de Toulouse. Il a été provisoirement remplacé et placé sous protection. Cet article évoquait la polémique suscitée par les propos du pape Benoît XVI sur l’islam. Croissance plus forte que prévue v Grâce à la consommation, aux investissements et aux variations de stock, la croissance du PIB (produit intérieur brut) a finalement atteint 1,2% au deuxième trimestre 2006. Un résultat meilleur que le taux de 1,1% anticipé par l’Insee à la fin du mois d’août. Le gouvernement s’attend cette année à une croissance « dans le haut de la fourchette » entre 2 et 2,5%, selon les déclarations hier du ministre de l’Economie et des Finances, Thierry Breton. Bienvenue en France v Jacques Chirac a annoncé aujourd’hui la signature d’une charte de qualité pour l’accueil des étudiants étrangers en France. A Bucarest, lors du sommet de la Francophonie, le président de la République a indiqué que le texte engageait l’ensemble des universités et des grandes écoles. BB fête les 20 ans de sa fondation v Aujourd’hui, jour de son propre anniversaire, Brigitte Bardot célèbre les 20 ans de sa Fondation pour la protection des animaux. La fondation, qui compte quelque 57000 donateurs répartis dans une vingtaine de pays, mène désormais ses combats jusqu’à l’échelon européen. Premier succès : le Parlement vient d’inviter la Commission à interdire la vente de produits dérivés du phoque harpé et à capuchon. SANTÉ/La cigarette dans le collimateur La lumière est tamisée par un nuage de fumée emplissant la salle, les yeux sont irrités, les narines agressées. Cette scène, chacun l’a vécue au moins une fois, en entrant dans un café ou un restaurant. Mais dans quelques mois, elle pourrait ne plus exister que dans les films. L’interdiction de fumer dans les lieux publics semble inévitable et elle s’est précisée un peu plus hier encore. Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a annoncé que le gouvernement prendrait sa décision d’ici la mi-octobre.Annonce faite alors qu’il s’exprimait devant la mission parlementaire qui doit rendre son rapport le 3 octobre. Xavier Bertrand s’est prononcé en faveur d’un décret applicable dès le 1 er janvier, écartant ainsi l’idée d’une loi. Décision prise après avoir écouté l’avis des députés UMP.Yves Bur, viceprésident UMP à l’Assemblée nationale et fer de lance de la lutte pour l’interdiction de fumer dans les lieux publics, s’était félicité de voir son groupe adhérer à ses convictions. Le député du Bas-Rhin avait ouvert le débat en proposant une loi en novembre 2005. La cigarette serait donc bannie des lieux publics dès le début de l’année prochaine ? Pas tout à fait. Des secteurs sensibles bénéficieront éventuellement d’« adaptations » et de « progressivité » précise Xavier Bertrand. Les cafés et bureaux de tabac, les discothèques ou les restaurants pourraient ainsi être graciés temporairement. Ils échapperont donc à l’un des derniers grands chantiers du quinquennat de Jacques Chirac. h Le Pouvoir et la vie, troisième tome des mémoires de Valéry Giscard d’Estaing, qui sort demain en librairies, regorge de révélations. Elles sont publiées par deux hebdomadaires disponibles aujourd’hui en kiosque, Le Point et Paris Match. L’ancien président de la République aborde deux périodes majeures (La vie au pouvoir/Quand le pouvoir se détache de la vie) et y décrit ses relations avec de nombreuses personnalités du monde politique, et plus particulièrement avec Jacques Chirac. Valéry Giscard d’Estaing raconte « le désir fanatique d’accéder à la présidence de la République » de l’actuel chef de l’Etat, alors chef de file du RPR, et s’étend sur les mois qui précéderont leur duel, l’élection présidentielle de 1981. Ainsi, une description étonnante : Giscard, entre les deux tours de la présidentielle en 1981, veut connaître les consignes de vote du RPR. Se faisant @ CHRIS CAROLL/CORBIS Le président de la République bénéficie, à point nommé, de l’aide des scientifiques. Une étude internationale, publiée hier, classe la France au 6 e plus mauvais rang pour la qualité de l’air de ses lieux publics. Dans 42% d’entre eux, la qualité est classée « dangereuse » ! Les nonfumeurs sont contraints d’inhaler les particules flottant dans l’air pollué. Coordonnée par le Centre international de recherche sur le cancer et le Roswell Park Cancer Institute, l’étude relève que la qualité de l’air est malsaine dans des lieux comme les gares où l’interdiction existante est outrepassée. Fumer tue, alors fréquenter les lieux publics aussi. ALEXANDRE GIRAUD GISCARD/Les révélations de l’ancien président passer pour un simple militant de Levallois, il apprend, de la permanence de son ex- Premier ministre (de 1974 à 1976) qu’il doit plutôt voter… pour François Mitterrand. Ses années de pouvoir sont contées sur un mode très personnel. Valéry Giscard d’Estaing veut dévoiler son côté humain, celui qui doute et qui s’interroge, en faisant fi des mystères inhérents à sa fonction. Il analyse les fissures de l’ordre mondial et détaille son quotidien jusqu’à son allocution finale, son célèbre « au revoir » aux Français, solennel, qui l’a « remué ». Il se dégage de ce livre qui va beaucoup faire jaser, un sentiment intense de nostalgie. « Le sentiment que je vais continuer à porter en moi […] sera la peine de ne pas avoir réussi à achever l’œuvre que j’avais commencée », écrit-il. Une douleur accentuée par un dur constat, évoqué ce matin dans Le Parisien : « Depuis vingt-cinq ans, il ne s’est rien passé » en France. CAROLINE HALAZY L’exclu Directsoir En Europe, seules l’Irlande et la Norvège appliquent une législation antitabac très stricte. Plus souples : l’Italie, la Suède, l’Espagne et le Danemark, qui autorisent l’installation de fumoirs dans certains cas. Le Pouvoir et la vie est le troisième tome des mémoires de Valéry Giscard d’Estaing (éditions Cie 12). @ RAYMOND DELALANDE/JDD/GAMMA
www.directsoir.net RENTRÉE SOCIALE/Les syndicats jouent collectif Les grandes confédérations syndicales se concertent avant de rencontrer le Medef. Une photo de famille rare. Ce matin, les syndicats CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC se sont réunis au siège de la CGT, à Montreuil, pour faire un « tour d’horizon » des positions des uns et des autres sur plusieurs sujets sociaux avant une réunion avec le patronat. A l’origine de ce symposium improvisé, une lettre, envoyée le 20 septembre dernier par la présidente du Medef à tous les partenaires sociaux. Laurence Parisot y expliquait la nécessité de discuter des thèmes « chauds » de la rentrée afin de désamorcer tout blocage dans les semaines à venir. Elle leur proposait en particulier un « échange de vues » sur « la remise à plat de l’assurance-chômage, le contrat de travail et la sécurisation des parcours professionnels ». L’objectif est louable. Mais avant toute rencontre avec le patronat, les confédérations syndicales ont préféré se réunir pour fourbir leurs armes. « Cela permettra de savoir dans quel état d’esprit les uns et les autres abordent cette invitation, mais cette réunion n’a pas pour but d’élaborer une position commune », a expliqué la CFDT qui a, malgré tout, tenu à ajouter que ce type de rencontre intersyndicale n’avait « rien d’exceptionnel ». La CGT, reconnaît « être méfiante » depuis l’invitation du Medef. Les sujets de discussion ne manquent pas. Hier matin, l’Assemblée nationale votait le projet de loi Energie ramenant la participation de l’Etat à un tiers du capital de GDF. En 2007, l’Etat promet de rentrer dans un cercle vertueux. Le débat tourne autour des départs de fonctionnaires. Les syndicats redoutent les suppressions de postes. Le gouvernement répond par de nouvelles embauches. La CGT dénonce un budget 2007 qui profite « aux entreprises et contribuables les plus fortunés ». et elle condamne une « forte pression sur les dépenses économiquement et socialement utiles ». De son côté, la CFDT explique que ce budget est « sans vision d’avenir » et regrette le manque de « débat sur les priorités et les missions de l’Etat ». Les syndicats mis de mauvaise humeur, la réunion de ce matin partait du mauvais pied. En outre, la journée devait être marquée par une grève des enseignants. Pour protester contre une « saignée jamais vue » dans leurs effectifs, toujours prévue par le budget 2007, cinq fédérations du C’estdit « Je ne sais pas si nous pouvons vraiment parler de clivage entre le monde occidental et le monde musulman. Je crois qu’il y a des extrémistes musulmans qui veulent nous imposer une sorte de choc de civilisations. » Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie (interviewé sur Euronews) « Cette réunion n’a pas pour but d’élaborer une position commune ». Les cinq confédérations syndicales de salariés (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) se sont réunies ce matin au siège de la CGT, à Montreuil. monde éducatif (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Faen et Ferc-CGTl) avaient appelé à manifester. Dans ce climat, l’appel au calme lancé par Laurence Parisot peut avoir du mal à se faire entendre. Ce qui n’empêche pas d’envisager une première « séance de discussion » entre les syndicats et les organisations patronales. Elle devrait porter comme prévu sur la réforme du marché du travail et pourrait avoir lieu « autour de la fin octobre ». « Mais le calendrier n’est pas encore fixé de manière précise », a indiqué une source patronale. Les salaires et le pouvoir d’achat seront au menu de ces discussions, au moment où, en particulier, le crédit immobilier et à la consommation repart vers le haut. Par ailleurs, les négociations sur les retraites complémentaires, qui ont repris hier entre le Medef et les syndicats, doivent se poursuivre. « Deux réunions ont été fixées : le 7 novembre et le 5 décembre », a indiqué Jean-Louis Deroussen, de la CFTC. Elles devraient concerner les projections économiques des régimes Agirc (cadres) et Arcco (salariés du privé) et le niveau des pensions. « Au Festival de Cannes, pour rentrer dans une salle, c’est comme demander un poste au gouvernement. » Jeanne Moreau (au festival de Saint-Sébastien, où elle préside le jury) THOMAS LIARD « Je suis très content pour mes frères d’armes, pour tous ceux qui se sont battus, qui sont morts, ou qui ont été blessés. » Youb Lalleg, ancien caporal du 2 e régiment de tirailleurs algériens (AFP) EPA/SIPA FANNY TONDRE/REA FRANCE ÉDUCATION/Classes prépa : évolution des mentalités h Une mention « très bien » au bac comme passe-droit pour les classes préparatoires aux grandes écoles : la mesure a bénéficié à 1 525 jeunes. Le ministre de l’Education nationale, Gilles de Robien, a révélé ce chiffre hier matin dans une interview accordée au journal Les Echos. Cette deuxième session de recrutement, annoncée le 14 juin dernier, complète la sélection principale sur dossier effectuée pour les prépas au printemps. Le ministre a noté la présence de jeunes « venus de quartiers difficiles » parmi les élèves élus. C’est une chance supplémentaire importante pour des étudiants qui sont parfois écartés des classes préparatoires à cause de la localisation de leur lycée. « Ces classes se démocratisent peu à peu : notre objectif reste d’arriver à 33% d’élèves boursiers dans trois ans », estime Gilles de Robien. Pour lui, les « mentalités évoluent » puisque « 10% des nouvelles demandes » d’inscription en classes préparatoires émanent de lycées situés dans des quartiers défavorisés. Il a aussi rappelé que « la possibilité d’ouvrir des prépas ou des filières d’excellence dans les quartiers défavorisés » est à l’étude. A.G. G. de Robien, ministre de l’Education nationale. Dans les KIOSQUES Le magazine économique Challenges salue cette semaine l’ouverture du Mondial de l’automobile avec, en couverture, Katsuaki Watanabe, PDG de Toyota. L’occasion de traiter de la crise du marché, qui pousse les constructeurs à se montrer de plus en plus inventifs. @ JOEL SAGET/AFP Directsoir t Jeudi 28 septembre 2006 9



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