Direct Soir n°28 28 sep 2006
Direct Soir n°28 28 sep 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de 28 sep 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : Lionel Jospin, le courage de renoncer

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Jeudi 28 septembre 2006 10 ACTU MONDE CRISTEL BOGDAN/REUTERS CHINE-JAPON/La paix se lève à l’Est h Rancœurs, rivalités, malentendus : depuis cinq ans, rien ne va plus entre les deux géants de l’Extrême-Orient. La Chine reproche à l’empire du Soleil- Levant son nationalisme. Le Japon reproche à l’empire du Milieu son soutien à la Corée. Plus simplement, Tokyo et Pékin sont, respectivement les deuxième et quatrième puissances économiques du monde, et d’éternelles rivales dans la course à la puissance régionale. La perspective de la nomination du conservateur Shinzo Abe, à la tête du gouvernement nippon, pouvait inquiéter son voisin. L’homme est connu pour son nationalisme et son désir de remilitariser le Japon, dépourvu d’armée depuis la défaite de 1945. Mais dès sa première conférence de presse, le nouveau Premier ministre, a déclaré qu’une « Chine se développant pacifiquement est le pays qui compte le Les explications de Bucarest. La nomination du conservateur Shinzo Abe ressuscite malgré tout l’espoir d’une entente entre les deux grands d’Asie. plus pour le Japon ». Et le souhait d’un retour à l'apaisement, attendu par les chancelleries du monde entier, a été entendu. Mardi, M. Wen Jiabao, Premier ministre chinois, a fait part à M. Abe de sa volonté de « faire des efforts pour développer des relations de coopération amicales et de bon voisinage entre les deux pays ». Un homme sera chargé de cette tâche difficile : Taro Aso, qui restera en poste à la tête de la diplomatie japonaise. L’annonce de sa nomination a d’ailleurs été saluée par son homologue chinois. Pour les deux hommes, la mission, loin d’être impossible, consiste à renouer le dialogue au sommet entre les deux puissances, en invitant peut-être même Séoul à la table des discussions. Le soleil se lève à l’est et, pour une fois, le ciel est dégagé : l’heure est à la paix. FRANCOPHONIE/Le Liban mis au ban ? Le 11 e sommet de la Francophonie s’ouvre aujourd’hui à Bucarest en pleine polémique entre la France et le Liban. Emile Lahoud n’a pas été convié. h S’agit-il d’un malentendu ? Le président libanais n’a pas supporté d’être boudé, alors que son Premier ministre, lui, était invité. Depuis, Fouad Siniora a décliné l’offre, préférant dépêcher son ministre de la Culture. Paris a démenti avoir exercé une pression. Il n'empêche, Emile Lahoud tient pour responsable son homologue français avec qui les relations n’ont cessé de se dégrader depuis 2004. A l’époque, Paris et Washington travaillent de concert pour le départ des troupes syriennes. La résolution 1559 est votée en septembre au grand dam du président libanais qui n’a SAMUEL ROUSSEAU jamais caché ses positions prosyriennes. On connaît la suite : l'assassinat en février 2005 de Rafic Hariri, proche de Jacques Chirac, donne le coup de grâce aux relations entre les deux hommes. La crise de cet été au Liban n’a rien arrangé. D’un côté, Emile Lahoud s’oppose au désarmement du Hezbollah. De l’autre, Jacques Chirac, très impliqué dans l’affaire, a choisi Fouad Siniora comme interlocuteur. Le sommet d’aujourd’hui démarre donc dans un climat morose. Hier soir, Jacques Chirac a enfoncé le clou : la décision de Bucarest est « conforme aux délibérations de l’ONU ». EMILIE CHAUSSIER Shinzo Abe, nouveau Premier ministre japonais. Frères ennemis avec la Chine depuis trop longtemps… Wen Jiabao, le Premier ministre chinois. TORU HANAI/REUTERS WILSON CHU/REUTERS M. KAPPELER/DDP/AFP RICK WILKING/REUTERS EN BREF COLORADO/Nouveau drame au lycée Hier, au lycée de Bailey. « Vous ne vous attendez pas à ce que cela arrive dans votre école ». Zack, 16 ans, élève au lycée Platte Canyon High de Bailey, aux États-Unis, n’en revient toujours pas. La prise d’otage de la nuit dernière aura ravivé de vieux fantômes, ceux du massacre du lycée voisin de Colombine, il y a 7 ans. Il est midi quand un homme armé fait irruption dans l’établissement. Il s’en prend à un professeur, avant de s’enfermer dans une classe avec six otages. Il affirme détenir une bombe. Quelques heures plus tard, quatre otages sont libérés. Ne restent plus que deux jeunes filles à ses côtés. La police envoie un commando d’intervention et une équipe de démineurs, tandis que des centaines d’élèves sont évacués. Les policiers s’étaient fixé jusqu’à 16h, heure locale, pour ne pas intervenir. Ayant perdu tout contact avec la salle de classe, ils donnent l’assaut. Pris de panique, l’homme tire sur l’un des otages avant de retourner son arme contre lui. La jeune fille, grièvemement blessée, ne survivra pas, succombant à ses blessures peu après son arrivée à l’hopital. Le lycée Platte Canyon est situé dans le même comté que celui de Colombine où, en avril 1999, deux adolescents avaient abattu 12 étudiants et un professeur avant de se donner la mort. EMILIE CHAUSSIER LULA, ROI DES SONDAGES Le scandale de corruption qui a éclaboussé le Parti des travailleurs n’aura manifestement pas entaché la cote de popularité du président brésilien. A trois jours des élections présidentielles, deux sondages, publiés hier soir, donnent Luiz Inacio Lula Da Silva vainqueur dès le premier tour. L’enquête de l’institut Datafolha le crédite de 49% des intentions de vote. La seconde, réalisée par Ibope, le donne gagnant à 48% des suffrages. POLOGNE : DÉMISSION Il règne une curieuse atmopshère en Pologne. A la suite d’une diffusion, grâce à une caméra cachée, de magouilles politiques agencées par le chef de cabinet du Premier ministre, Adam Lipinski, les Polonais (deux sur trois) réclament la démission du gouvernement Kaczynski. C’est une télévision privée, TVN, qui a pris la responsabilité de diffuser les documents, cruels révélateurs, selon la presse, des mœurs politiques à Varsovie. Pour l’heure, le Premier ministre n’a pas réagi.
www.directsoir.net ÉCOLOGIE/Le « Probo Koala » cloué au port Le navire est immobilisé en Estonie où il a été saisi par les autorités locales. h Le huitième mort ivoirien a finalement mis fin aux errances du pétrolier battant pavillon panaméen. Après avoir d’abord rejeté la requête de la justice ivoirienne dans la journée, le procureur d’Etat a finalement fait saisir le navire dans le port de Paldiski et a lancé une enquête pour dégazage sauvage. La décision arrive au terme d’une croisière funeste qui a commencé à Abidjan à la fin du mois d’août. C’est alors que le « Probo-Koala » est « nettoyé », déversant, pour ce faire, d’importants déchets qu’il stockait dans ses cuves et dont les émanations, toxiques, ont provoqué une lourde crise CRAIGO PAJULA/AFP sanitaire en Côte d’Ivoire, qui a coûté la vie à huit personnes. Parallèlement à l’ouverture de l’enquête, le ministère de l’Environnement estonien a déclaré avoir effectué des prélèvements dans les eaux de la mer Baltique où a baigné le bâtiment. Les analyses subséquentes se sont révélées inquiétantes et présentent des substances similaires à celles détectées en Afrique. Par ailleurs, les militants écologistes, dont ceux de Greenpeace qui mènent depuis bientôt un mois de nombreuses actions contre le « Probo-Koala », ont salué la nouvelle. Dans un communiqué diffusé hier, l’ONG écologiste annonçait espérerque l’action de la justice estonienne serait suivie d’une enquête sur les responsabilités des différents acteurs qui n’ont pas pu empêcher le drame. Concernant les conséquences sanitaires pour la Côte d’Ivoire, l’ambassade de France dans le pays a fait savoir que les boues toxiques seraient vraisemblablement traitées dans des usines françaises. SAMUEL ROUSSEAU MONDE MEXIQUE/Coupables d’être belles h Elles sont environ 1 600 chaque année à être assassinées, le plus souvent par ceux « qui disent les aimer ». Hier, le Parquet général de la république (PAR) a tiré la sonnette d’alarme : au Mexique, les crimes conjugaux sont plus nombreux que ceux liés aux cartels de la drogue ou aux règlements de comptes. Selon le procureur du parquet spécial pour les délits contre les femmes la situation est encore plus préoccupante dans le sud du pays. Ce constat, amer, ne date pas d’hier. Dans les années 90, déjà, la ville de Ciudad Juarez, située à la frontière des États-Unis, avait ému l’opinion, épinglée pour ses violences conjugales allant parfois jusqu’au meurtre. 400 femmes sauvagement mutilées avaient ainsi été retrouvées sans qu’aucun mari n’ait jamais été inculpé. À l’époque, on avait préféré croire à une affaire de tueur en série. Au Mexique, les mentalités évoluent, mais lentement. Jusqu’en 2005, une relation sexuelle forcée dans le cadre du mariage était admise par les tribunaux. Depuis, la jurisprudence a évolué. En 2005, un arrêt de la Cour suprême de justice a reconnu le viol commis par un mari comme délit passible de 8 à 14 ans de prison. EMILIE CHAUSSIER



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