Direct Soir n°277 16 jan 2008
Direct Soir n°277 16 jan 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°277 de 16 jan 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : Michel Rocard « Ségolène Royal n'a à l'évidence pas les capacités nécessaires aux responsabilités qu'elle postule »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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S. LEITER/COURTESY HOWARD GREENBERG GALLERY ; NEW YORK M. BERTOLA/MUSÉE DE LA VILLE DE STRASBOURG Directsoir N°277/Mercredi 16 janvier 2008 14 CULTURE EXPOSITION Les âmes de la rue La Fondation Henri Cartier-Bresson présente la première rétrospective consacrée à Saul Leiter en France. Hommage à un grand photographe, longtemps ignoré. El, New York, Saul Leiter, 1954. En 1947, Saul Leiter admire le travail d’Henri Cartier-Bresson au MoMA de New York et décide de devenir photographe. Soixante ans plus tard, c’est la Fondation Henri Cartier-Bresson qui rend hommage au talent de ce précurseur de la « street photography » en couleurs. Exposés au MoMA en 1953 et 1957, les clichés de Saul Leiter sont ensuite tombés dans l’oubli, pour être finalement redécouverts dans les années 1990. Amoureux de la rue et des âmes qui l’habitent, le photographe a immortalisé celles de New York en noir et blanc et en couleurs. Sa personnalité réservée et pudique transparaît dans les quelque cent clichés exposés à la Fondation. Réalisés entre 1947 et la fin des années 1960, ils montrent, à la manière TOP DES TOPS DR EXPOSITION des peintures d’Edward Hopper, la solitude, le désordre et l’éphémère. Les sujets sont souvent de dos, plongés dans la réflexion ou amputés d’une partie de leur corps. Si la rue est habituellement un lieu d’effervescence, ses compositions ne le montrent pas, au contraire. Ce qui caractérise l’œil de Leiter est son goût pour les effets de miroirs, les jeux de reflets, les ombres et les clairs-obscurs, qui emplissent ses photographies de calme et de poésie. Les éditions Steidl, qui furent les premières à saluer son travail dans une monographie en 2006, publient aujourd’hui le catalogue de l’exposition. Saul Leiter, jusqu’au 13 avril, à la Fondation Henri Cartier-Bresson, 2, impasse Lebouis, Paris 14e. www.henricartierbresson.org EXPOSITION THÉÂTRE New Dance Group : la danse est une arme ■ 1932. Dans la période du grand bouleversement économique et politique inhérent à la Grande Dépression qui frappe les Etats-Unis, six étudiantes en danse moderne visionnaires s’unissent pour créer un collectif de danse prolétarienne, dédiée à l’action sociale au travers des arts du spectacle. Ces pionnières se sont dévouées à une révolution au travers de leur style de danse. C’est de ce noyau politisé qu’est né le « New Dance Group ». Le Centre national de la danse consacre une exposition à cette institution new-yorkaise à l’avant-garde de la danse moderne, à son histoire de la Grande Dépression, à sa lutte dans les années 1950 contre le maccarthysme. Un événement du cycle thématique Danse et résistance, décliné jusqu’en avril. Exposition Dance is a Weapon. New Dance Group 1932/1955, à partir de demain et jusqu’au 5 avril au Centre national de la danse, 1, rue Victor-Hugo à Pantin (01 41 83 98 98), www.cnd.fr. L’affiche sous toutes ses formes ■ Le musée d’Art moderne de la ville de Strasbourg possède une impressionnante collection d’affiches du XIX e et du XX e siècles. Elles sont les témoins de l’histoire, de l’« air du temps » et de la création graphique. L’exposition Le salon de la rue en propose 128, d’origine européenne et classées par thèmes (tourisme, théâtre, etc.). Elles permettent de visualiser l’esprit libertaire qui soufflait sur ce genre artistique. Le salon de la rue, musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg (03 88 23 31 31). 1 Harry Potter et l’Ordre du Phénix WarnerHomeVideo jkle 2 Die Hard 4 Retour en enfer FPE Le New Dance Group. Persepolis Shrek 3 Death Note 3 4 5 TF1 Vidéo Paramount Pictures Kaze S.A France jkle jkle jkle jkle Meilleures ventes de films en DVD Entrée fracassante en tête du top cette semaine de Harry Potter et l’Ordre du Phénix. Dans ce cinquième volet des aventures du plus populaire des sorciers, Harry découvre que la communauté des sorciers nie l’évidence : Lord Voldemort, le Seigneur des Ténèbres, est bel et bien vivant... Légende : (e) nouvelle entrée - Source : DR Bruno Pelletier dans le rôle de Dracula. Un Dracula québécois ■ Dracula, le vampire né sous la plume de Bram Stoker en 1897, a maintes fois été adapté. Depuis 2006, grâce à une idée originale du chanteur Bruno Pelletier (Starmania, Notre Dame de Paris), le comte Vladimir Wallachia satisfait son goût du sang à travers une comédie musicale. Dans une mise en scène contemporaine qui laisse une grande place au multimédia, la fine fleur des chanteurs québécois se livre à une interprétation haute en couleur des aventures du noble sanguinaire. Dracula, jusqu’au 25 janvier à la Maison de la danse, 8, avenue Jean-Mermoz, Lyon 8 e (04 72 78 18 00). LIVRE Les pépites de sœur Emmanuelle ■ A bientôt 100 ans, sœur Emmanuelle est l’une des plus jeunes personnalités françaises. A l’approche de son anniversaire, c’est un véritable cadeau qu’elle offre à ses lecteurs. Dans un recueil de courtes méditations, publiées par les jeunes éditions Carnets Nord (qui ont déjà René Girard et Philippe Sollers à leur catalogue), elle décrit les piliers sur lesquels elle bâtit son bonheur et son espérance : la foi inébranlable, l’inlassable souci du prochain, la gaieté intarissable, la lucidité mordante. Appréciant (trop pour ses détracteurs) les sunlights des plateaux de télévision, sœur Emmanuelle rappelle qui fait le cœur de sa vie : Jésus-Christ. Mille et un bonheurs,de sœur Emmanuelle, Carnets Nord, 13 €. DR DR
2007 GAUMONT DR www.directsoir.net Anne-Marie (Michèle Laroque) et Léo (Jacques Gamblin). Alain Delon dans M. Klein de Joseph Losey (1976). Le cinéma après les camps ■ Le nouveau cycle de la Cinémathèque française, « Le cinéma et la Shoah », cherche à comprendre comment l’histoire des camps s’est répercutée sur l’écriture cinématographique. Présentés par paires, des films comme Un vivant qui passe de Claude Lanzmannet A History of Violence de Cronenberg sont mis en perspective. Le cinéma et la Shoah, jusqu’au 2 mars, Cinémathèque française, 51, rue de Bercy, Paris 12 e (01 71 19 33 33). « Triangle », trois exercices de style en un Préparé par des amis de longue date, trois pointures du cinéma d’action hongkongais, « Triangle » est le premier film réalisé sur le principe du cadavre exquis. ■ Présenté au dernier Festival de Cannes en sélection officielle hors compétition, Triangle, le joujou des maîtres Tsui Hark, Ringo Lam et Johnnie To, était très attendu. Il faut dire que sur le papier, le projet de construire un polar en se passant le relais pour en réaliser chacun librement une partie relevait du challenge. Le résultat : un film inconstant, brutal, drôle et absurde qui met en scène trois amis endettés prêts à tout pour de l’argent. Mis sur la piste d’un trésor antique, ils finissent traqués par la mafia et un flic (amant de la femme un peu folle de l’un d’entre eux). Les fans reconnaîtront la patte de Tsui Hark (Seven Swords) en ouverture, puis celle de Ringo Lam (Replicant), et enfin celle, durant les trente dernières minutes, de Johnnie To (Election). Simon Yam, HongleiSun et Louis Koo dans Triangle. Maniant l’autodérision, confus de temps à autre (le spectateur doit s’accrocher pour suivre la première partie qui ouvre moult pistes), Triangle s’avère une intéressante expérience cinématographique. Triangle, de Tsui Hark, Ringo Lam et Johnnie To. En salles. Isabelle Mergault sera sur les planches du Théâtre des Variétés à Paris à partir du 24 janvier dans la pièce Croque-monsieur, dans laquelle elle jouera… une veuve, bien sûr. TANG CHAK SHUN 15 La veuve joyeuse ★★★★★ Avec « Enfin veuve », Isabelle Mergault signe une nouvelle comédie sur les joies du veuvage. En 2006, Isabelle Mergault, comédienne et chroniqueuse assidue des plateaux de Laurent Ruquier, surprenait le public en réalisant Je vous trouve très beau. Bien accueilli par la critique, le long métrage mettait en scène les tribulations d’un veuf (Michel Blanc) à la recherche d’une femme capable de l’aider à gérer sa ferme. Même point de départ pour Enfin veuve, à ce détail près que c’est le mari qui meurt. Débarrassée de son odieux époux,Anne-Marie (Michèle Laroque) va enfin pouvoir vivre pleinement son histoire d’amour avec Léo (Jacques Gamblin), qu’elle voit en cachette depuis deux ans. Mais sa belle-sœur, son fils et toute la famille viennent s’installer chez elle pour la soutenir dans cette « épreuve ». Anne-Marie se retrouve alors prise au piège de la bienséance et doit jouer les CULTURE CINÉMA veuves éplorées. « Ce sont les sentiments qui m’amènent à l’histoire. Je ne réfléchis pas à une intrigue, mais je ressens et ensuite je vois où cela m’entraîne. En l’occurrence, il s’agit de bons sentiments qui provoquent des résultats désastreux. », explique Isabelle Mergault. Drôle et cynique, cette comédie est pleine de rebondissements. Outre la finesse du scénario (co-écrit avec Jean-Pierre Hasson), chaque personnage possède une profondeur et un potentiel comique rares, sans jamais tomber dans la caricature. Michèle Laroque en bourgeoise décomplexée mais trop bien élevée est cocasse. Ses mimiques et justifications absurdes – notamment face à sa femme de ménage – rendent son personnage risible, certes, mais émouvant. Jacques Gamblin, avec lequel elle avait déjà joué dans Pédale douce (Gabriel Aghion, 1995), incarne le mâle viril et sensible avec une vraie justesse. Les personnages secondaires ne sont pas en reste.Tom Morton, qui tient le rôle du fils d’Anne-Marie, excelle dans l’art d’interpréter de travers les sentiments de sa mère. L’exaspération qu’il provoque est jubilatoire. Je vous trouve très beau avait attiré plus de 3,5 millions de spectateurs. Enfin veuve a tous les arguments pour bénéficier du même succès. Enfin veuve, d’Isabelle Mergault, en salles.



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