Direct Soir n°276 15 jan 2008
Direct Soir n°276 15 jan 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°276 de 15 jan 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : José Bové l'éternel militant

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DR DR Directsoir N°276/Mardi 15 janvier 2008 14 CULTURE BIOGRAPHIE Sagan, l’anticonformiste L’écrivain et sa biographe. EXPOSITION La baie de Guanabara au Brésil, au XIX e siècle. TOP DES TOPS DR 1 Cécilia Anna Bitton Flammarion jkle Françoise Sagan reste une des figures les plus inclassables de la littérature française. Avec « Sagan à toute allure », Marie-Dominique Lelièvre signe une biographie très documentée et un portrait de femme. « Je suis un accident qui dure » aimait dire Françoise Sagan. Propulsée dans la sphère publique à 18 ans avec Bonjour tristesse, Sagan-la-femme-enfant occupe toujours l’actualité littéraire. Quatre ans après la mort de l’écrivain, la journaliste Marie-Dominique Lelièvre brosse le portrait d’une anticonformiste. D’anecdotes en souvenirs, on découvre Françoise Sagan, de son vrai nom Françoise Quoirez : son talent, sa bande d’amis, son style de vie. « Les bagnoles, la vitesse, l’alcool, le rire, voilà l’accastillage hédoniste de Françoise », écrit Marie- Dominique Lelièvre. De ses rencontres avec les amis intimes d’écrivain – Florence Malraux, Bernard Frank ou son fils –, la journaliste décrypte les nombreuses facettes d’une libertine avant-gardiste dépendante affectivement. De ses vacances euphorisantes à Saint- Tropez, à Equemauville, dans le Calvados, où elle s’est éteinte en 2004, Sagan brûle sa vie. Entre virées nocturnes et écriture, les hommes de sa vie (Bernard Frank, Guy Scholler et Bob Westhoff) et les femmes qu’elle a aimées (Ava Gardner, Peggy Roche…), le mythe Sagan prend corps. Celle qui écrivait un livre tous les dix-huit mois, dont Aimez-vous Brahms ?, Avec mon meilleur souvenir, Des bleus à l’âme, provoque par son naturel. « Françoise Sagan (...) on aime ou on n’aime pas (...) cette élégance négligée », a écrit Bernard Frank. L’affirmation prend tout son sens au fil des pages. Sagan est devenue une légende – autant par sa personne que par son talent. Sagan à toute allure, de Marie-Dominique Lelièvre, Denoël, 20 €. 2 Brianchon : « polyphoniste de la couleur » ■ Considéré comme l’un des grands maîtres de l’art figuratif de la seconde moitié du 19 e siècle, Maurice Brianchon dépeint avec sensibilité une époque révolue. L’Artfrance galerie expose une quarantaine de ses toiles, agencées comme un parcours initiatique à travers ses thèmes de prédilection. Témoin de son amour pour le monde du spectacle, de la nature comme des scènes de villégiature et de vie citadine, son travail de coloriste accompli porte la marque d’un profond humanisme. Ainsi, selon François Daulte, « il est cet enchanteur qui part de couleurs n’appartenant qu’à lui afin d’exprimer les sortilèges du monde qui l’entoure ». Brianchon (1899-1979), du 15 janvier au 16février à la galerie ArtFrance, 36, avenue Matignon, Paris 8e, (01 43 59 17 89). Quelques mots d’Amérique EXPOSITION THÉÂTRE ■ Du Québec au Chili en passant par le Brésil et les Etats-Unis, l’exposition Bons baisers d’Amériques réunit une soixantaine de cartes postales envoyées entre la fin du XIX e siècle et 1948. Outre la richesse des informations contenues dans les missives présentées, ce sont la beauté et la rareté des clichés, comme celui du premier vol en Equateur ou celui de la construction de la statue du Christ rédempteur de Rio qui fascinent les visiteurs. Bons baisers d’Amériques, jusqu’au 30 mai, à la Photo-Galerie du Monde des Amériques, 3, rue Cassette, Paris 6 e, (01 53 63 13 43). Entrée libre. La route Cormack McCarthy Editions de l’Olivier 3 4 5 Ruptures Michaël Darmon, Yves Derai Editions du moment Des hommes d’État Bruno Le Maire Grasset jkle jkle jkle jkle Cécilia, la face cachée de l’ex-Première dame D. Demonpion/Pygmalion Meilleures ventes de livres (hors BD et livres de poche) Trois biographies de Cécilia Sarkozy entrent cette semaine dans le top. De ses débuts comme mannequin à son divorce d’avec Nicolas Sarkozy, en passant par la libération des infirmières bulgares, trois journalistes politiques retracent, chacun à sa façon, le destin de cette femme fascinante et énigmatique. Légende : (e) nlle entrée EMMANUEL PAIN Le modèle, 1951. BRIANCHON L.FOU/LE PÔLE MÉDIA Quand le tombeur titube ■ Jusque-là, les filles n’avaient pas de secret pour Stéphane. Mais quand il décide enfin de s’engager, il tombe sur plus fort que lui. Après six mois de mariage, sa gentille femme va le quitter pour... une femme. Anéanti, Stéphane se perd en conjectures. Doit-il lui-même devenir gay ? Doit-il la reconquérir ou tourner misogyne ? D’habitude j’me marie pas est une comédie cocasse à un personnage, mise en scène et écrite par deux frères : Eric et Stéphane Hénon. D’habitude j’me marie pas ! jusqu’au 15 mars, Théâtre Les Déchargeurs, 3, rue des Déchargeurs, Paris 1 er Stéphane, ex-célibataire. LIVRE (0 892 70 12 28). Recettes intimes de l’Ecosse ■ Hasard de la traduction, la double actualité littéraire de l’Ecossais Irvine Welsh est l’occasion d’observer un auteur en pleine mutation. Sorti en 2002, Porno est la suite de Trainspotting, roman adapté au cinéma par le réalisateur Danny Boyle. Prolongeant l’existence de ses personnages, Irvine Welsh continue avec Porno là où il excelle, en livrant une fable humaine drôle et féroce, servie par un style oral plus vrai que nature. Son dernier livre en date, Recettes intimes de grands chefs voit en revanche Irvine Welsh se réinventer complètement. Revisitant le mythe de Dorian Gray, l’auteur continue d’explorer les tréfonds de l’âme humaine, au détour cette fois d’un fantastique petit conte gothique mené de main de maître. Porno, d’Irvine Welsh, éd. Au Diable Vauvert, 20 €. Recettes intimes de grands chefs, d’Irvine Welsh, éd. Au Diable Vauvert, 20 €. Mr Welsh, l’auteur de Trainspotting. S. DOUBLE
DR www.directsoir.net ★★★★★ Ang Lee signe, avec « Lust, Caution » – Lion d’Or au Festival du film de Venise en 2007 – un film sulfureux. Ang Lee est un réalisateur aussi à l’aise dans les grandes étendues des Etats-Unis (Le secret de Brokeback Mountain) qu’avec les géants verts (Hulk), ou encore dans les films d’époque (Raison et sentiments). Il traverse les frontières avec facilité et aisance, jonglant d’une langue à l’autre – de l’anglais au japonais, du cantonais au mandarin. Après avoir obtenu le Lion d’or de la Mostra de Venise en 2005 avec son singulier western Le secret de Brokeback Mountain, le réalisateur taïwanais a obtenu la même récompense en 2007 pour son nouveau film Lust, Caution.Adaptée d’une nouvelle d’Eileen Chang, auteur majeur de la littérature chinoise contemporaine, dont certaines œuvres ont déjà été portées à l’écran (notamment Les fleurs de Shanghai par Hou Hsiao-Hsien), cette fiction est un thriller érotique. Les éditions Robert Laffont publient d’ailleurs, pour la première fois en France, une traduction de l’ouvrage (Lust, Caution – Amour, luxure, trahison) dont est tirée la nouvelle. Sous l’occupation japonaise durant la Seconde CULTURE Wang Jiazhi (Tang Wei), jeune étudiante, et M. Yee (Tony Leung), chef des services secrets. Égarements passionnels Lust, Caution Eileen Chang, l’un des auteurs les plus influents de la littérature chinoise, qui a écrit la nouvelle dont est tiré le film, a fini ses jours dans un isolement volontaire total. 15 CINÉMA Guerre mondiale, à Hong Kong puis à Shanghai, une jeune étudiante timide rejoint une troupe de théâtre. Bientôt le groupe d’étudiants charge Wong Jiazhi (Tang Wei), sous l’identité de Mme Mak, de séduire le chef des services secrets, Mr. Yee (Tony Leung), que la Résistance cherche à supprimer. Lust, Caution parle d’une troublante histoire d’amour dans laquelle la torture se mêle à la passion. Tony Leung, dont c’est la première collaboration avec Ang Lee, campe un personnage cruel et inquiétant mais qui, face à l’innocence et à la beauté, va vaciller. Le film offre, outre l’histoire passionnelle de deux amants maudits, l’occasion au réalisateur de reconstituer le Shanghai des années 1940, ville cosmopolite où se croisaient à l’époque nombre de nationalités différentes – Russes, Français, Arabes, Japonais. Ang Lee, qui fait partie de la dernière génération à conserver le souvenir de ces années, permet que cette époque ne disparaisse pas complètement des mémoires. Lust, Caution, d’Ang Lee, demain en salles.



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