Direct Soir n°275 14 jan 2008
Direct Soir n°275 14 jan 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°275 de 14 jan 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : Richard Gasquet l'espoir français à Melbourne

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°275/Lundi 14 janvier 2008 6 EN COUVERTURE Richard Gasquet Tout pour réussir Avec l’Open d’Australie, Richard Gasquet a de nouveau rendez-vous au sommet du tennis. Ce jeune athlète de 21 ans, qui s’est imposé ce matin au premier tour, entend tout donner pour inscrire un titre de Grand Chelem à son palmarès. Premier grand rendez-vous tennistique de la saison 2008, l’Open d’Australie a débuté cette nuit. Après s’être préparés la semaine dernière à Sydney, les joueurs se retrouvent pendant quinze jours pour se disputer la victoire de ce tournoi du Grand Chelem. Côté français, ils sont déjà plusieurs à avoir passé ce premier tour. Parmi eux, le numéro un tricolore Richard Gasquet s’est imposé face à Nick Lindahl (6-0, 6-1, 3-6, 6-2) invité par l’organisation. Si le jeune joueur semble prêt à attaquer cette nouvelle saison, il a néanmoins essuyé un revers la semaine dernière à Sydney, éliminé dès le second tour. Un revers compensé par la belle victoire en double remportée samedi avec Jo- Wilfried Tsonga contre les frères Bryan, numéros un mondiaux de leur discipline. Malgré tout, il reste l’éternel espoir du public français. Un statut qui lui colle à la peau depuis son enfance. JEUNE PRODIGE Dès l’âge de 4 ans, Richard Gasquet préfère la raquette aux petites voitures. Né à Béziers en 1986, ce fils unique plonge dans le monde du tennis grâce à ses parents, tous deux entraîneurs. A 9 ans, il apparaît à la une de Tennis Magazine, avec sous sa photographie un titre prometteur : « Richard G. Le champion que la France attend ? » Ceux qui l’ont vu jouer en parlent comme du messie. Déjà qualifié d’espoir du tennis français, ce droitier fait chuter les adultes et accumule les titres avec deux ans d’avance sur sa catégorie d’âge. En 1999, il remporte à 12ans le tournoi des Petits As de Tarbes. Un an plus tard, il est champion minime et en 2002, avec les victoires qu’il remporte aux tournois juniors de Roland-Garros et de l’US Open, il est sacré champion du monde junior. Une année marquante pour Gasquet qui entre dans la cour des grands au tournoi de Monte-Carlo, où il devient le plus jeune vainqueur d’un match en Masters Series. Il est repéré par Arnaud Lagardère, qui décide de le parrainer. J. O’BRIEN/ACTION IMAGES/DPPI
C. DUBREUIL/TENNIS MAG/DPPI O. GAUTHIER/DPPI www.directsoir.net C. DUBREUIL/TENNIS MAG/DPPI D. WALSH/ACTION IMAGES/DPPI EN COUVERTURE 7 RICHARD GASQUET, 21 ANS. ESPOIR DU TENNIS FRANÇAIS DÈS L’ÂGE DE 9 ANS, LE JOUEUR A DÉBUTÉ CHEZ LES PROS À 16 ANS. AUJOURD’HUI, S’IL DÉTIENT DÉJÀ PLUSIEURS TITRES À SON PALMARÈS, UNE VICTOIRE EN GRAND CHELEM CONFIRMERAIT SON TALENT. Richard Gasquet à 4 ans, âge de sa première raquette, à 7 ans dans sa chambre, entouré de ses idoles, puis à 12 ans. En 2005, il remporte l’Open de Nottingham. Enfin, cette année, à l’Open de Monte-Carlo (en bas à droite). Depuis 2005, il fait partie du Team Lagardère. LA COUR DES GRANDS L’année 2003 marque définitivement son entrée chez les professionnels. Mais si Richard brille dans les tournois challengers en remportant ceux de Sarajevo, Reggio Emilia, Naples et Grenoble, il n’a pas encore l’envergure pour s’imposer lors des grands rendez-vous. Successivement, il perd au premier tour du Masters Series de Monte-Carlo, de l’Open d’Australie et de Roland-Garros. L’année 2004 n’est pas meilleure pour le jeune joueur. Richard Gasquet se cantonne une fois de plus au premier tour de trois tournois du Grand Chelem et ne parvient même pas à sortir des qualifications de l’US Open. Seule note positive : sa victoire en double mixte de Roland-Garros, au côté de Tatiana Golovin. S’il était jusqu’alors entraîné par son père, ce dernier choisit finalement de se mettre en retrait et laisse l’ancien joueur Eric Deblicker prendre le relais auprès de son fils. 2005 : L’ANNÉE DE LA CONFIRMATION Si l’année 2005 débute mal pour le jeune joueur, il termine la saison en confirmant les espoirs placés en lui. Atteint d’une varicelle, il est éloigné des cours jusqu’en mars. Un repos forcé qui s’avère bénéfique. Jusqu’alors, poussé à jouer au tennis par une passion héréditaire, consacré sans doute « Je pense que je devrais être capable de remporter un Grand Chelem. Un jour, il y aura bien une occasion à saisir. Le classement ne me fait pas autant rêver que de gagner Roland- Garros ou Wimbledon. » Richard Gasquet trop jeune comme le nouvel espoir, le Biterrois jouait uniquement pour ne pas décevoir et semblait oublier l’essentiel : jouer pour lui. Ce retrait lui permet donc de prendre conscience de l’importance du rôle que joue le tennis dans sa vie : « Je crois que j’ai mis le tennis à sa vraie place. Jusque-là, c’était mon sport. Et j’ai découvert que c’était ma vie », explique-til à l’époque à L’Express. Après avoir remporté les tournois challengers de Barletta et de Naples, Richard Gasquet brille sur les courts de Monte-Carlo où il atteint les demi-finales, éliminant en quart le numéro un mondial Roger Federer. Mais le Suisse prend sa revanche sur le Français peu de temps après. Les deux hommes se retrouvent à nouveau face-à-face en finale du tournoi du Masters de Hambourg. Gasquet échoue mais devient le premier joueur à atteindre la finale d’un Masters Series après être passé par les qualifications. Confiant pour Roland-Garros, il tombe malheureusement sur le futur vainqueur des seizièmes de finale : Rafael Nadal. Le jour de ses 19 ans, il se rattrape et remporte enfin son premier titre sur herbe à l’Open de Nottingham. Il s’offre ensuite ses premiers huitièmes de finale en Grand Chelem à Wimbledon. Un stade qu’il ne dépassera pas à Montréal ni lors de son premier US Open. Le Biterrois est battu successivement par son compatriote Sébastien Grosjean et par l’Américain Robby Ginepri. Classé 152 e fin mars, Richard Gasquet termine la saison à la 16 e place. NUMÉRO UN TRICOLORE L’année 2005 est marquée par la réalisation d’un rêve : celui de porter le maillot tricolore. Après son incroyable ascension, le joueur est sélectionné en juillet par Guy Forget, sélectionneur de l’équipe de France, pour affronter les Russes à Moscou en quarts de finale de la Coupe Davis. Aux côtés de Paul-Henri Mathieu, d’Arnaud Clément, de Michaël Llodra et Gaël Monfils, Richard Gasquet se retrouve propulsé leader de l’équipe de France en raison de son classement, meilleur que TENNIS MAG/DPPI celui de ses camarades. Mais cette première participation s’achève par une défaite. Si le jeune joueur réussit son premier match face à Igor Andreev, il ne parvient pas à apporter le point de la victoire à l’équipe lors de sa rencontre avec Nikolay Davydenko. Richard Gasquet manque encore d’expérience et n’arrive pas à assumer la répétition des matchs de grande intensité. Après la compétition, lui-même reconnaît que les ressources physiques nécessaires lui ont manqué pour tenir sur la durée. Pour l’édition 2006, c’est encore lui qui prend la tête de l’équipe, mais l’issue est identique à celle de 2005. Malgré une belle victoire au premier tour face à l’Allemand Tommy Haas, Richard Gasquet et les autres joueurs tricolores perdent une nouvelle fois en quarts de finale, toujours battus par les Russes. Face à Marat Safin et Dmitry Tursunov, l’espoir français ne convainc pas. L’édition 2007 ressemble aux précédentes. Pour la troisième année consécutive, la France affronte la Russie en quarts de finale et pour la troisième année consécutive, elle échoue. Cette année, le public peut être rassuré : si début février, la France bat la Roumanie au premier tour, elle n’affrontera pas sa bête noire en quart. Les Tricolores seront opposés aux Etats-Unis ou à l’Autriche.



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