Direct Soir n°274 11 jan 2008
Direct Soir n°274 11 jan 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°274 de 11 jan 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Marion Cotillard en lice pour les Golden Globes

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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HANNAH/OPALE Y. JEANMOUGIN Directsoir N°274/Vendredi 11 janvier 2008 14 CULTURE LITTÉRATURE La foi en Moix Douze ans après ses premiers écrits, YannMoix propose « Mort et vie d’Edith Stein », un livre passionnant qui multiplie idées et réflexions sur l’identité, la religion et le siècle passé. L’auteur de Podium publie un nouvel opus. La grâce a été incarnée au XX e siècle. Par une femme, Edith Stein, dont le parcours admirable et douloureux a traversé concepts et histoire. YannMoix relate sa vie dans son dernier ouvrage, et semble dans le même temps faire vœu de rédemption. Ses premiers écrits, notamment Jubilations vers le ciel publié en 1996 (prix Goncourt du premier roman), l’avaient classé dans le camp des nouveaux auteurs de talent. Plus tard, la trilogie Podium, Partouz, Panthéon, autocentrée et populiste rendait caducs ces premières prédictions. On se réjouit de retrouver une plume aiguisée et des fictions qui tiennent la route. L’histoire vraie de cette femme, canonisée en 1998, est celle du siècle : une recherche perpétuelle Une image de Casablanca. TOP DES TOPS DR Christophe Maé 1 Mon paradis jkle d’identité. Juive de naissance, elle est une brillante étudiante du philosophe Husserl.Travailleuse infatigable, elle s’intéresse à Dieu comme on s’intéresse aux phénomènes du monde : « Elle stabilosse Dieu. Dieu n’est pas une énigme : c’est une interro ». Elle finit par épouser la foi catholique et rentre au Carmel. Déportée à Auschwitz, elle se comporte comme sa foi l’exige : « Edith est la fée d’Auschwitz (…) C’est presque délicieux : c’est divin ». Chaque étape de sa vie pousse Moix à des réflexions. Au soir de sa vie, Edith réconcilie deux religions (« ce sont les deux visages d’une même humanité ») et convertit dans le même temps YannMoix… à l’Amour. Mort et vie d’Edith Stein, de YannMoix, éd. Grasset. EXPOSITION FESTIVAL DANSE Massy fait son cirque ■ Une centaine d’artistes de cirque internationaux (14 pays représentés) se sont donné rendez-vous depuis hier à Massy sous un chapiteau de 2400places. Le festival de Massy, qui précède de quelques jours celui de Monte-Carlo, est devenu un des événements incontournables des amoureux du cirque. En témoigne le feuilleton documentaire de Thierry Machado, Au Cirque, sur les coulisses de la 12 e édition (diffusé sur Arte et édité récemment en DVD). Cavaliers, tigres blancs, crocodiles, jongleurs, illusionnistes, acrobates, clowns… se succèdent jusqu’à dimanche sur la piste, menés par Christophe Ivanes (Monsieur Loyal), accompagné par les musiciens belges du Big Band International dirigés par Carmino d’Angelo. La marraine de l’édition 2008, la 16 e, est l’actrice Maria Pacôme et comme chaque année, des chapiteaux et pistes de cristal récompenseront les meilleurs des vingt-deux numéros jugés par des personnalités du monde circassien. 16 e Festival international du cirque de Massy, jusqu’au 13 janvier. Parc Georges-Brassens à Massy (01 40 55 50 35). www.cirque-massy.com Les Novruzov Brothers. D’une rive à l’autre de la grande bleue DR ■ Photographe éminemment social, Yves Jeanmougin a construit sa carrière en photographiant les populations aux quatre coins du monde. En tant que Méditerranéen pure souche, il trouve son terrain de prédilection autour de la mer Méditerranée, de Marseille à Alger, d’Oran à Casablanca. Marseillais d’adoption, Jeanmougin a ses racines sur l’autre rive. Il est un témoin de la première heure du quotidien de ces habitants tournés vers la grande bleue. Méditerranéens, photographies d’Yves Jeanmougin, Galerie Fait et Cause, Paris 4 e, jusqu’au 26 janvier (01 42 74 26 36). 2 Amy Winehouse Back to Black Florent Pagny Johnny Pagny chante Brel Hallyday James Blunt 3 4 5 All The Lost Souls Le cœur d’un homme jkle jkle jkle jkle L’année Maé. Si 2007 a sans nul doute été l’année de Christophe Maé, 2008 semble à nouveau placée sous le signe du succès pour le jeune interprète. Après avoir passé les fêtes au sommet des meilleures ventes d’albums, allant jusqu’à devancer notre Johnny national, il intégrera ce mois-ci la troupe des Enfoirés 2008, avant de reprendre sa tournée solo. Légende : (e) nouvelle entrée - Source : Snep/Ifop DR DR Une création épurée ■ Danseuse et chorégraphe de renommée internationale, Anne Teresa De Keersmaeker présente sa nouvelle création. Sur des compositions d’Anton Webern et Jean-Sébastien Bach, les danseurs, accompagnés par le pianiste Alain Franco, multiplient les solos, duos ou trios avec une insolente élégance. Zeitung, d’Anne Teresa De Keersmaeker, Théâtre de la ville, Paris 4 e, jusqu’au 19 janvier (01 42 74 22 77). LIVRE Clint Eastwood, un cinéaste à contre-courant ■ « Je n’ai jamais eu d’autre guide que le destin », expliquait Clint Eastwood à son ami de vingt ans, Michael Henry Wilson. Ce dernier livre une compilation de ses entretiens avec l’une des stars les plus reconnues des Etats-Unis. Photographies de tournages et portraits à l’appui, film après film, à travers les propos du « maître » défilent cinquante ans d’une carrière non conformiste. De l’acteur au réalisateur, en passant par le producteur, Clint Eastwood se livre et décortique son travail : Le bon, la brute et le truand, Sur la route de Madison, Un monde parfait, Million Dollar Baby… Il dévoile ses secrets, ses techniques et l’engagement qu’il a toujours mis dans chacun de ses projets. Une sincérité et une franchise qui définissent bien un artiste authentique. Clint Eastwood, entretiens avec Michael Henry Wilson, Les Cahiers du cinéma. Michael Henry Wilson. H. SORGELOOS
S. EMERSON/NEWLINE.WIREIMAGE.CO WARNER HOME VIDEO www.directsoir.net Isabella El-Ibrahimi (Reese Witherspoon) va tout faire pour sortir son mari des griffes de la CIA. DVD ■ Du 12 avril au 12 août 1961, l’Allemagne est en effervescence. Sous peu, le mur de Berlin divisera les deux Allemagnes. L’oppression se fait sentir. Alors que la séparation n’est pas inéluctable, le pouvoir soviétique s’infiltre. Aux antipodes de la culture unique qu’il impose, les destins de Siggi, Luise et Wolle rendent compte de la jeunesse et de son désir d’ouverture. Espace de résistance, le cabaret Le perroquet rouge, qui donne son nom au film, est un lieu de mixité. Le rock and roll, « perçu comme un poison », côtoie les chants patriotiques. Deux Etats se dessinent, deux visions du monde s’affrontent et la liberté s’effrite, sapée par la Stasi, la police est-allemande. Dans la lignée Harry Potter : le retour Le système de détention secrète serait en place depuis l’administration Clinton. Des centaines de personnes ont été concernées depuis le 11-Septembre. ■ Après avoir été vu par plus de six millions de spectateurs en France, Harry Potter et l’ordre du Phénix revient en DVD. Les bonus dévoilent notamment des scènes inédites et les coulisses du tournage. Pour terminer, David Yates et Mark Day (chef monteur) révèlent quelques ficelles du montage du film. Harry Potter et l’ordre du Phénix, de Davis Yates, éd. Warner. RDA/RFA : la vie avant le mur Les heures sombres qui précédèrent l’édification du mur de Berlin ont inspiré le réalisateur Dominik Graf dans « Le perroquet rouge ». Derniers moments de liberté avant le mur de Berlin. de Good Bye Lenin ! ou La vie des autres, Le perroquet rouge explore les heures sombres d’un pays européen. Le perroquet rouge, Dominik Graf, en salles. DR 15 Plongée en eaux troubles ★★★★★ Seconde réalisation de Gavin Hood, « Détention secrète » est un film militant et engagé, brillamment interprété. « Rendition ».Traduit en français par « détention secrète », ce mot désigne les opérations clandestines organisées par l’administration américaine, qui consiste à « délocaliser » des centres de torture à l’étranger, au nom de la chasse aux terroristes. Ou comment pratiquer chez les autres ce qu’il est illégal de faire chez soi. En abordant ce sujet épineux, Gavin Hood (oscar du meilleur film étranger en 2005 avec Mon nom est Tsotsi) s’inscrit dans la lignée des réalisateurs américains qui dénoncent les dérives du système et des hommes depuis les attentats du 11-Septembre. On pense aux récents films Dans la vallée d’Elah (Paul Haggis) ou Le Royaume (Peter CULTURE CINÉMA Berg). Avant même sa sortie outre- Atlantique, Détention secrète a suscité une vive polémique et provoqué le débat jusqu’à la Maison Blanche. Le film traite des débordements de procédures dites « d’exception » à travers le destin de trois hommes. Alors qu’il rentre d’un voyage professionnel à l’étranger, Anwar El-Ibrahimi, un ingénieur chimiste américain d’origine égyptienne (Omar Metwally) est enlevé par la CIA. Soupçonné de terrorisme, il est envoyé en Afrique du Nord pour y être interrogé. Sur place, la police secrète de Abasi Fawal (Yigal Naor) est prête à tout pour entendre ce qu’elle veut. Douglas Freeman (Jake Gyllenhaal), observateur de la CIA, a lui plus de mal à supporter l’insupportable. Et pendant que la femme d’El-Ibrahimi (Reese Witherspoon) remue ciel et terre pour comprendre ce qui est arrivé à son mari, Freeman, face au caractère atroce de la torture, voit naître le doute dans son esprit. Dans les hautes sphères de la CIA, coordonnée par Corrine Whitman (Meryl Streep), on semble ne reculer devant rien. Plongée dans les eaux sombres d’une justice qui s’égare, Détention secrète est un film coup-de-poing. Remarquablement interprété et brillamment mis en scène, c’est un palpitant thriller. Détention secrète de Gavin Hood, en salles.



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