Direct Soir n°273 10 jan 2008
Direct Soir n°273 10 jan 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°273 de 10 jan 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : George W. Bush est reçu par Ehud Olmert.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°273/Jeudi 10 janvier 2008 8 EN COUVERTURE Depuis le début, vos politiques ont montré une bonne compréhension de notre situation dans cette région troublée et un attachement à notre sécurité. Ehud Olmert à George W. Bush, à l’arrivée de celui-ci hier à Tel-Aviv. Pour défendre cette position, qui l’isole dans son propre pays, l’homme compte sur l’un des autres enseignements de son passage à la mairie de Jérusalem. Il croit que les grands changements politiques dépendent des hommes au pouvoir. Comme George W. Bush. LE RENARD HUMANISTE C’est déjà ce qu’il expliquait lors d’une conférence sur la paix en Irlande du Nord lorsqu’il était maire  : « Les dirigeants politiques peuvent aider à changer le climat psychologique qui influence les relations humaines. » Pour Ehud Olmert, la configuration diplomatique actuelle pousse à l’optimisme comme aux décisions dramatiques  : « Avec George Bush aux Etats-Unis, Nicolas Sarkozy en France, Angela Merkel en Allemagne, Gordon Brown, Premier ministre britannique et Tony Blair, émissaire spécial au Proche-Orient, nous avons une configuration extraordinaire, TROIS FIGURES POLITIQUES A. SHILO/ISRAEL SUN-R George W. Bush, Shimon Perez et Ehud Olmert, hier, à l’aéroport international Ben-Gourion de Tel-Aviv. c’est presque la «main de Dieu» qui est passée par là », a-t-il ainsi pu déclarer dans la même interview à Haaretz. Peutêtre les négociateurs et le peuple palestinien peuvent y voir un pas important. Mais Ehud Olmert, renard de la politique israélienne qui a grandi à l’ombre du « vieux lion » Ariel Sharon, sait que Jérusalem est le prix du compromis qu’Israël devra payer. En contrepartie de ce premier pas, Mahmoud Abbas pourrait accepter de « donner » aux Israéliens la ville-symbole de Ramallah, en Cisjordanie. Un sacrifice aussi douloureux pour les Palestiniens que la partition de leur capitale spirituelle et historique l’est pour les israéliens. Mahmoud Abbas aura bien du mal à justifier une position intransigeante sur le retour des réfugiés palestiniens et de leurs descendants et à refuser une annexion partielle des colonies frontalières de l’Etat hébreu en échange de territoires prélevés sur celui-ci. RIVAL DE DROITE Benjamin Netanyahu, leader du Likoud, le parti de droite israélien, se positionne sur une ligne dure. Depuis son passage à la tête du gouvernement entre 1996 et 1999, il s’est affirmé comme l’un des partisans du Grand Israël, proche de l’idéologie des néo-conservateurs américains et s’est en cela opposé au retrait unilatéral de Gaza. Il multiplie les tentatives de reconquêtes du pouvoir en minant l’assise du gouvernement au Parlement. P.FOLEY/EPA PRAGMATISME À LA VILLE, TÉNACITÉ AUX AFFAIRES Ehud Olmert est un homme qui cherche à apprendre de tous ces événements qui ont marqué une longue carrière politique. Cette souplesse ne ressemble pas à de l’opportunisme, le Premier ministre israélien l’affirme aussi dans sa vie privée. Avec une femme artiste de gauche, une fille militante homosexuelle, elle aussi de gauche, une autre fille qui prépare son entrée dans la politique israélienne depuis une université américaine, Ehud Olmert est un homme de dialogue dans sa famille aussi. Peut-être est-ce là l’une des recettes secrètes de la longévité politique d’Ehud Olmert au sein d’une classe politique tumultueuse. Lui qui n’a pas été un grand soldat comme Ehud Barak ou Ariel Sharon, mais journaliste pour Tsahal, a pu observer que la première qualité du stratège n’est pas d’imposer sa volonté, mais de se concentrer sur ses objectifs au milieu d’un terrain mouvementé. RIVAL DE GAUCHE Ehud Barak, leader du parti travailliste, ministre de la défense du gouvernement Olmert, a été Premier ministre de 1999 à 2001. Son échec à gérer le début de la deuxième Intifada et la montée d’Ariel Sharon l’ont relégué au deuxième plan. Le retour en pleine lumière du militaire le plus gradé de l’histoire d’Israël, ainsi que sa crédibilité dans un pays très militarisé, en font un sérieux candidat à la succession d’Olmert. T. PETINGA/EPA S. WALSH/AP VU PAR Ilan Greilsammer, professeur de Sciences-politiques à l’université Bar-Ilan, Tel-Aviv. Sharon a récompensé ce politicien moyen « D’une façon générale, c’est un Premier ministre faible. La première raison, c’est qu’il ne devait pas être Premier ministre, en tant que second d’Ariel Sharon. Avant la maladie de ce dernier, personne ne l’imaginait à ce poste. La deuxième, c’est cette malheureuse guerre du Liban, mal pensée, mal préparée, qui a conforté l’idée qu’il n’est pas à sa place. Il traîne plusieurs affaires douteuses de corruption actuellement devant la justice. Enfin, sa coalition est hétéroclite, il ne peut pas faire grand-chose avec le parti des Russes, qui ont menacé de départ s’il négocie sur des points fondamentaux. C’est un Premier ministre qui ne peut pas faire grand-chose dans sa situation. Il faut mettre cette situation en parallèle avec Abbas. Bush est aussi en fin de mandat. Olmert est limité dans son action au risque de perdre le soutien de sa majorité. Olmert a joué un grand rôle dans la création de Kadima, et Sharon a récompensé ce politicien moyen. Le 30 janvier, la commission Winograd, qui rendra son rapport sur la guerre du Liban, posera la question du maintien d’Olmert. Kadima pourrait le considérer comme un poids. Les gens trouvent qu’il n’a pas été un très bon maire de Jérusalem, ce qui ne lui donne aucune légitimité. Mais cela pèse peu au regard de l’échec de la guerre au Liban. » UNE AMIE AMBITIEUSE Tzipi Livni, inconnue jusqu’à son entrée au gouvernement d’Ariel Sharon en 2001, actuellement ministre des Affaires étrangères, est aujourd’hui la bien-aimée du public. Perçue comme une femme de talent et une fine diplomate, elle pourrait représenter l’alternance au sein même de Kadima, le parti d’Ehud Olmert. F. TONDRE/REA
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