Direct Soir n°27 27 sep 2006
Direct Soir n°27 27 sep 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de 27 sep 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Sharapova gagnante gagnante

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
Directsoir t Mercredi 27 septembre 2006 10 ACTU MONDE VALENTINA PETROVA/AFP Le drapeau bulgare hissé à côté de celui de l’Europe. TONY BLAIR/Parti politique cherche héritier A l’issue d’un mémorable discours d’adieu, Tony Blair laisse le Labour sans dauphin à sa tête. h « Merci ». Un simple mot lancé d’une voix submergée par l’émotion, et qui a ouvert le dernier discours de Tony Blair devant le Congrès de son parti en tant que leader et Premier ministre. Un merci lancé au parti, à sa famille et au pays. Ce mardi fut l’un des jours les plus émouvants et les plus importants de la carrière de Tony Blair, et ce, de l’aveu même de ses détracteurs. Le chef du gouvernement de Sa Majesté quittera le pouvoir l’an prochain, après dix ans de règne on transformé le Royaume-Uni. Trois campagnes victorieuses pour le Labour qui auront marqué l’époque du redressement d’un pays que d’aucuns jugeaient alors condamné par le déclin industriel. Londres est redevenue un modèle économique et affiche l’une des plus longues périodes de croissance de son histoire. Mais le Premier ministre a lui-même reconnu que ces années lui ont coûté : « Je sais que j’ai vieilli […] la vérité est que l’on ne peut continuer à jamais. » C’est pour cette raison, peut-être, que Tony Blair s’est livré à un véritable inventaire de son actionet des chantiers qui attendent son successeur. Mais si le testament est clair, il n’y a toujours pas d’héritier désigné. Il a certes concédé, en parlant de son successeur théorique « que le Nouveau Parti Travailliste n’aurait pas vu le jour et n’aurait pas gagné trois élections sans Gordon Brown. » Mais on est loin d’un soutien clair : pour le Premier ministre, son ministre des Finances est un homme formidable, mais il refuse encore de le désigner comme son dauphin. Il reviendra à Brown d’arracher cette légitimité au cours de son discours d’aujourd’hui. S.R. UNION EUROPÉENNE/Adhésion double face La Commission a donné hier son feu vert à l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’Union. Un oui timide, assorti de multiples restrictions. h L’Union européenne n’en finit plus de faire boule de neige : moins de trois ans après le passage à 25, l’UE comptera deux nouveaux membres le 1 er janvier 2007 à minuit. Mais l’élargissement oblige la Commission européenne à un grand écart. Il faut montrer que l’UE peut attirer et accepter ses voisins même si, pour ce faire, Bruxelles doit invoquer de nombreuses clauses de sauvegarde, ces instruments qui autorisent l’adhésion d’un Etat qui n’est pas vraiment prêt. En effet, Bucarest et Sofia ne sont pas de très bons élèves en ce qui concerne l’agriculture et la justice. Dans ce dernier domaine, l’équipe de Manuel Barroso a décidé de mettre en place « un mécanisme afin d’épauler et vérifier les progrès ». L’objectif des 25 est de renforcer la lutte contre le crime organisé et la corruption. Dans le cas de la Bulgarie, il faudra aussi modifier sa Constitution qui ne garantit pas une réelle indépendance de la justice. Dans le secteur de l’agriculture, il s’agira de surveiller l’emploi des subventions agricoles et d’assurer la sécurité alimentaire des Européens, en maintenant les exportations de porc es deux pays sous embargo. Cependant, malgré l’aspect attractif de nouvelles adhésions, la Commission sait qu’elle devra maintenant avancer surla transformation des institutions européennes, si la famille européenne veut continuer à croître. SAMUEL ROUSSEAU Tony Blair a prononcé un discours très lyrique. Des manifestants contre Blair et l’engagement en Irak. Gordon Brown, bientôt au premier plan. S. HIRD/REUTERS P.ELLIS/REUTERS L. MACGREGOR/REUTERS R. MAHMOUD/REUTERS EN BREF IRAK/Le conflit alimente le terrorisme La guerre en Irak provoque l’engagement de nouveaux terroristes dans le monde. C’est ce que révèle un rapport secret des services du renseignement américain, en partie déclassifié mardi. Entre autres, il affirme : « Le djihad en Irak façonne une nouvelle génération de dirigeants et d’agents terroristes. Al-Qaida (…) exploite la situation en Irak pour attirer de nouvelles recrues et des donateurs et pour maintenir son rôle dirigeant. » Dernière minute PROCHE-ORIENT Un sondage paru aujourd’hui indique que 67% des Israéliens sont favorables à des négociations avec un gouvernement palestinien d’union nationale qui incluraient des islamistes du Hamas, si cela s’avère nécessaire pour parvenir à un accord. HONGRIE/Les manifestations s’essoufflent Depuis huit jours, les manifestants de droite battent le pavé. Ils réclament la démission du Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany qui a admis avoir menti au peuple hongrois. Mais ils sont de moins en moins nombreux : de 20 000 samedi soir, ils n’étaient plus que 7 000 hier. Ils apparaissent aussi de plus en plus divisés. Conséquence : le gouvernement peut sortir renforcé de la crise. JOCONDE/Mystère levé ? Elle venait d’accoucher Le sourire de Mona Lisa intrigue toujours. Une équipe de chercheurs canadiens a réalisé une étude commanditée par le Louvre, à partir d’imagerie numérique 3D. Résultat : la Joconde serait une femme qui venait d’avoir un enfant. Ces recherches révèlent l’existence d’un voile de gaze porté par les femmes enceintes ou post-partum, et ses cheveux n’étaient pas libres, mais retenus en un chignon.
www.directsoir.net AFGHANISTAN/Bush tente de rétablir la confiance Le président américain reçoit ses homologues afghan et pakistanais aujourd’hui à Washington. L’Afghan Hamid Karzaï et George W. Bush. h C’est dans un contexte tendu que se tient la rencontre trilatérale aujourd’hui à Washington entre le président américain George W. Bush, le président afghan Hamid Karzaï et le président du Pakistan, Pervez Musharraf. Au menu des discussions : l’Afghanistan encore et toujours. Le pays connaît un regain de tension. Les talibans en sont très largement responsables. Ces dernières semaines, ils ont multiplié les attentats contre les forces de l’Otan. Les points de discorde entre les trois pays sont nombreux. JIM WATSON/AFP La confiance mutuelle est loin de régner dans la région. Le Pakistan est ainsi accusé de mener un double jeu par l’Afghanistan. Hamid Karzaï voit rouge quand on parle de son voisin. Il le soupçonne de fermer les yeux sur la présence des talibans du côté pakistanais de la frontière. Les rebelles y poursuivent leur entraînement et leur endoctrinement avant de repasser la frontière. Pervez Musharraf prétend le contraire et affirme lutter contre la mouvance talibane et contre le terrorisme sous toutes ses formes sur son territoire. George W. Bush s’évertue à minimiser ces tensions entre l’Afghanistan et le Pakistan. Autre sujet conflictuel : la production de drogue a atteint un niveau record en 2006 avec 6 100 tonnes prévues, soit 49% de plus qu’en 2005. La rencontre entre les trois présidents sera donc l’occasion de discuter de la poursuite de la collaboration pour renforcer une relation trilatérale qui permettrait aux Afghans de vivre, à terme, enfin en paix.C. M. MONDE IL Y A DIX ANS/Les talibans entraient dans Kaboul h Le 27 septembre 1996, les talibans entrent dans Kaboul victorieux. Ils mettent ainsi fin à la guerre civile qui déchire l’Afghanistan depuis des années. Leur chef, le mollah Omar, prend le pouvoir. A partir de ce jour, ils n’ont qu’un seul et unique objectif : faire de l’Afghanistan l’Etat islamique le plus pur du monde. Ce mouvement composé « d’étudiants en théologie » encadrés militairement impose alors au pays un islam strict. Ils multiplient les interdits et les atteintes aux droits de l’homme. La situation des femmes est effrayante. Le 26 février 2001, la destruction des bouddhas de Bâmiyân symbolise leur politique d’intolérance. Quelques mois après les attentats du 11-Septembre, le régime est renversé par les Etats-Unis. Si les talibans ont fui Kaboul, leur mouvement n’a pas disparu pour autant. Les rebelles se sont réfugiés dans le sud du pays. Ils tentent d’étendre leur emprise aux autres régions et mènent une lutte acharnée contre les forces de l’Otan. Leur résistance aux offensives des troupes alliées est surprenante. C’est un nouveau combat qui s’est engagé. CLÉLIE MATHIAS



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :