Direct Soir n°268 20 déc 2007
Direct Soir n°268 20 déc 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°268 de 20 déc 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : François Fillon l'efficacité tranquille

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°268/Jeudi 20 décembre 2007 6 EN COUVERTURE S’IL N’A PAS POUR HABITUDE DE S’AGITER, IL N’EST PAS NON PLUS DE CEUX QUI RESTENT PASSIFS EN ATTENDANT QUE LES PROBLÈMES SE RÉSOLVENT D’EUX-MÊMES. FRANÇOIS FILLON EST UN TRAVAILLEUR ACHARNÉ ET DÉVOUÉ. FIDÈLE LIEUTENANT DU PRÉSIDENT, IL VEILLE DEPUIS MAI À COORDONNER LES ACTIONS DE SES MINISTRES. La détermination de François Fillon B. BISSON/ABACA
G. ELODIE/GAMMA/EYEDEA PRESS www.directsoir.net Il n’a jamais, contrairement au président de la République, connu d’état de grâce. Nommé sans surprise par Nicolas Sarkozy dont il avait été le fidèle lieutenant durant la campagne présidentielle, le Premier ministre a souvent été l’objet d’interrogations, depuis son arrivée à Matignon. On le disait dans l’ombre de Nicolas Sarkozy. On pointait son absence supposée sur tel ou tel dossier médiatique. On commentait la mise en lumière, à son détriment, du secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant, et de certains conseillers. On se souvient aussi d’une phrase, captée à la sortie des studios de la radio Europe 1, où le Premier ministre confiait avec le sourire : « Une fois sur deux, j’ai envie d’y aller moi-même, et c’est trop tard. » Autant d’analyses rapides, qui se fondent sur des faits avérés sur lesquels le Président et le Premier ministre se sont expliqués. Le président de la République est sorti de l’isolement élyséen, il prend des risques, est sur tous les fronts et essuie le feu des critiques. Le rôle du Premier ministre a évolué. Constitutionnellement, il dirige la politique de la nation. Dans les faits, il est clair que cette prérogative s’est déplacée à l’Elysée, comme le préconisait François Fillon lui-même avant d’accéder à Matignon. UN STYLE Il travaille sobrement, comme il a toujours travaillé depuis ses débuts au côté du Sarthois Joël Le Theule, à l’Assemblée nationale, aux ministères des Transports puis de la Défense. Pour lui et ses collaborateurs, la quantité de travail abattue ne se mesure pas en présence médiatique, et les réformes annoncées par le Président doivent nécessairement être formalisées, négociées, reformulées et lissées pour éviter tout barrage parlementaire et social, et entrer en vigueur le plus rapidement possible. C’est à cela que le Premier ministre emploie toute son énergie. Nicolas Sarkozy annonce les réformes, François Fillon les met en œuvre. L’ÉMERGENCE ATTENDUE Si, aujourd’hui, François Fillon apparaît plus présent, c’est parce que le périmètre présidentiel a évolué. En s’impliquant davantage à l’international, et en renforçant le rôle primordial du Président sous la V e République, Nicolas Sarkozy ouvre des espaces dans lesquels s’impose le Premier ministre. Difficile en effet d’être à la fois en visite officielle en Chine, en Algérie, de recevoir le président libyen Mouammar Kadhafi, ou encore de mener à bien la signature du traité de Lisbonne, et d’être sur tous les fronts intérieurs. Aujourd’hui, la configuration de ce binôme a évolué. Depuis l’épisode des grèves de novembre, le Président laisse à son gouvernement le soin de traiter avec les partenaires sociaux. Logement, demande pressante en faveur de la hausse du pouvoir d’achat, inquiétudes économiques. Des figures de la négociation sont apparues, comme Xavier Bertrand (ministre du Travail) ou Valérie Pécresse (ministre de l’Enseignement supérieur). Ces derniers ont montré leur efficacité dans leurs domaines respectifs, tandis que François Fillon était toujours derrière eux pour les épauler ou imprimer son style. EN COUVERTURE 7 On l’avait dit en retrait, pourtant il est sur tous les fronts : celui du logement, du pouvoir d’achat, de la réforme des institutions ou celui de la libération d’Ingrid Betancourt. Plus de sept mois après son arrivée à Matignon, François Fillon forme avec le président de la République un duo complémentaire. Il travaille sobrement, « comme il a toujours travaillé depuis ses débuts » Conférence de presse après la libération des infirmières bulgares, le 24 juillet dernier. LE DÉLICAT DOSSIER DU LIVRET A Et sur de nombreux dossiers, il avance en première ligne. Certains s’annoncent cruciaux et concernent de larges franges de la population. Lundi, aussitôt après la lecture du rapport de Michel Camdessus sur le livret A, François Fillon annonçait la « généralisation » de sa distribution dans toutes les banques. Cette réforme sera inscrite « dans le cadre de la loi de modernisation de l’économie qu’il présentera au premier semestre 2008 ». La mesure, qui pourrait s’appliquer dès l’automne 2008, n’est pas une décision anodine. Le livret A permet de financer, via la Caisse des dépôts (CEDC), les prêts consentis aux organismes sociaux. La possibilité de souscrire un livret A dans toutes les banques devrait, en augmentant le nombre de livrets ouverts (45 millions sont déjà en circulation, correspondant à 128 milliards d’euros) 53% des Français sont satisfaits de l’action du Premier ministre, contre 51% il y a un mois. 42% sont assez ou très mécontents de son action, et 5% ne se prononcent pas. (Sondage Opinionway publié hier dans le quotidien Métro) permettre de dégager « près de 2 milliards d’euros supplémentaires », selon Matignon. DU LIVRET AU DROIT AU LOGEMENT L’extension du livret A à toutes les banques ne répond pas uniquement à une demande de l’Union européenne, qui juge la configuration actuelle anticoncurrentielle. Il s’agit également d’ouvrir les vannes financières pour permettre notamment la construction des centaines de milliers de logements sociaux annoncée par Christine Boutin. Et le logement est peutêtre le second dossier fondamental sur lequel s’implique pleinement le Premier ministre. Alors que le pays souffre du froid, les associations se mobilisent et se plaignent que les mesures annoncées le 8 janvier 2007 par le gouvernement Villepin n’aient été « qu’à moitié respectées, notamment en ce qui concerne la création de nouvelles places dans les centres d’accueil des sans-abri ». En parallèle, l’association les Enfants LUDOVIC/REA



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