Direct Soir n°265 17 déc 2007
Direct Soir n°265 17 déc 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°265 de 17 déc 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : Tony Blair à Paris pour la paix au Proche-Orient

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
S. BENHAMOU/GAMMA S. COLOMYES Directsoir N°265/Lundi 17 décembre 2007 14 CULTURE THÉÂTRE Malavoy dans la peau de Romain Gary Après le jeu, l’écriture et la réalisation, Christophe Malavoy passe à la mise en scène, en adaptant la pièce « Gary/Ajar », d’André Asséo. Celle-ci imagine Romain Gary attelé à la rédaction de son dernier ouvrage, « Vie et mort d’Emile Ajar ». Christophe Malavoy est Romain Gary à la fin de sa vie. Emerveillé par le personnage singulier qu’était l’écrivain Romain Gary, Christophe Malavoy offre au public parisien un beau moment de théâtre. Seul en scène, le comédien campe l’auteur des Racines du ciel à la fin de sa vie. L’histoire commence avec une phrase griffonnée sur un papier. Une phrase qui pourrait, selon Christophe Malavoy, résumer la vie de Gary : « Je me suis toujours senti à l’étroit dans ma propre peau. J’éprouve le besoin de changer d’identité, de me séparer de moi-même, l’espace d’un livre. » A partir de cette confidence, les grands événements de la vie de Gary sont passés en revue : son enfance à Marseille, la guerre au côté de de Gaulle, sa carrière diplomatique qui le mène à New York, au siège des Nations unies, et à Hollywood, sa vie avec Un ballet inspiré par l’univers de Dali. TOP DES TOPS DR 1 Johnny Hallyday Le cœur d’un homme jkle l’actrice Jean Seberg, et enfin l’affaire Ajar, qui fit, à la suite d’un canular, basculer sa vie dans l’angoisse. Bouts de films et photos projetés, ambiances sonores suscitent l’imaginaire du spectateur. Ainsi, la scène dénuée de décor s’habille tour à tour des ruines de Varsovie ou des visages des stars côtoyées à Hollywood. Malavoy sait être drôle, ou émouvant quand il parle de la féminité que chanta Gary tout au long de son œuvre. Mais c’est quand il montre l’homme révolté contre le cynisme ou contre la « connerie » humaine qu’il est le plus convaincant. Gary/Ajar, du mardi au samedi. Représentation supplémentaire le 31 décembre. Théâtre du Petit Montparnasse, 31, rue de la Gaîté, Paris 14 (0143228304). BALLET Quel avenir pour la mer ? ■ Source alimentaire majeure, créatrice d’emplois et manne touristique, la mer joue un rôle capital dans le quotidien des Sénégalais. L’exposition Sénégal, l’homme et la mer, présentée au Palais de la Porte-Dorée, permet d’attirer l’attention des Africains et des Occidentaux sur les enjeux sociaux, économiques et environnementaux liés à la mer. Autour d’une soixantaine de panneaux où se côtoient textes, illustrations et photographies, l’exposition aborde des thèmes aussi divers que les croyances liées à la mer, la préservation des ressources ou la diversité des milieux marins. Des objets du quotidien des pêcheurs (pagaies, pirogues, filets, nasses) et une collection vivante de poissons sensibilisent plus concrètement aux notions de sauvegarde de l’environnement et des ressources naturelles. L’exposition sera simultanément présentée au Sénégal. Sénégal, l’homme et la mer, jusqu’au 22 juin, aquarium de la Porte-Dorée, 293, avenue Daumesnil, Paris 12 e (01 44 74 84 80). Un chevalier de la Manche dansant EXPOSITION THÉÂTRE ■ Le chorégraphe Charles Jude, directeur du Ballet de l’Opéra de Bordeaux, créait en avril 2006 le ballet Don Quichotte d’après Marius Petipa. Aujourd’hui, cette production est reprise pour les fêtes, au Grand-Théâtre de Bordeaux. Inspirée librement de l’univers de Dali, la mise en scène transpose sur scène les hallucinations de l’intrépide chevalier. Costumes, lumières et mouvements traduisent l’onirisme présent dans l’œuvre de Cervantès. Don Quichotte, jusqu’au 31 décembre, Grand-Théâtre de Bordeaux, Place de la Comédie, Bordeaux (05 56 00 85 95). 2 Christophe Maé Mon paradis La mer, au centre de tous les enjeux. Florent Pagny Amy Daft Punk 3 4 Pagny chante Brel Winehouse 5 Alive 2007 Back to Black jkle jkle jkle jkle Johnny dans les starting-blocks. Dominé par les même artistes que la semaine dernière et mené par l’indétrônable Johnny Hallyday, le Top 5 des meilleures ventes d’albums a comme un goût de déjà-vu. La bataille qui a lieu est d’importance : course aux cadeaux oblige, c’est dans la semaine qui précède Noël qu’il se vend le plus d’albums en France. Légende : (e) nouvelle entrée - Source : SNEP/IFOP X. VAN DER STEPPEN/C&C Une pièce qui aborde des sujets difficiles. Questions de société ■ A 30 ans, Marie aime Paul, 40 ans. Mais Paul aime Sébastien, 26 ans. Tous trois livrent à travers plusieurs scènes leurs doutes, leurs rires, leurs blessures. Cette comédie dramatique de Romuald Jankow s’attache à des sujets de société passionnants et difficiles, telle l’homoparentalité. Une façon de présenter le couple et ses désirs d’enfant sous un nouvel angle. Une cigogne pour 3, jusqu’au 30 janvier. Théâtre Côté cour, 12, rue Edouard Lockroy, Paris, 11 e (01 47 00 43 55). LIVRE Le mauvais goût de A à Z ■ Qu’ont en commun Las Vegas, l’Eurovision et les concours de caniches ? Tous ont une place de choix dans L’encyclopédie du mauvais goût, ouvrage qui recense les différentes atteintes aux règles de l’esthétisme et du beau. Avec humour et esprit, Hervé Depoil et François Quenouille s’amusent ainsi du tuning, des nains de jardin (le kitch pavillonnaire) ou des people comme Elton John et Massimo Gargia. Tout en rappelant que le mauvais goût, dans son versant provocateur, est nécessaire, à l’image des films de John Waters ou de l’émission Groland. Comme l’a écrit Charles Baudelaire, « ce qu’il y a d’enivrant dans le mauvais goût, c’est le plaisir aristocratique de déplaire ». L’encyclopédie du mauvais goût, d’Hervé Depoil et François Quenouille, éd. Hors Collection, 23 €. Le kitch a son dictionnaire. DR S. GODEFROY
DR DR www.directsoir.net La fanfare n’est pas attendue, mais elle va faire du bruit. DVD ■ Dans la jungle des coffrets DVD que les éditeurs font paraître pour les fêtes, le coffret MK2 Ernst Lubitsch offre une immersion dans les premières œuvres du maître réalisées avant son arrivée aux Etats-Unis, en 1922. Le coffret réunit cinq grands films : Je ne voudrais pas être un homme, La princesse aux huîtres, Sumurun, Anne Boleyn et La chatte des montagnes. Un sixième DVD propose un documentaire de Robert Fischer sur la période berlinoise de Lubitsch. Ces films témoignent Des chansons enchanteresses Lubitsch : aux sources du génie MK2 Editions rassemble dans un coffret inédit cinq des meilleurs films de la période allemande d’Ernst Lubitsch. La visite de la fanfare a cumulé les récompenses dans les festivals internationaux. Rien qu’à Cannes, il a obtenu trois prix : Coup de cœur du jury Un certain regard, Prix de la critique Internationale et Prix de la jeunesse. ■ Le quatrième long-métrage de Christophe Honoré revisite l’univers des comédies musicales. Entre Jacques Demy et François Truffaut, le film débute sur une note légère autour d’un triangle amoureux. Puis il bascule dans le drame, sans jamais perdre de sa grâce, à l’image des chansons pop d’Alex Beaupain et de l’interprétation intemporelle de Louis Garrel. Un enchantement. Les chansons d’amour, de Christophe Honoré, Bac Vidéo. de l’humour du réalisateur et de l’audace de ses sujets. Ainsi, Je ne voudrais pas être un homme traite du travestissement et livre un message féministe. Ce sont ces comédies et superproductions historiques qui ouvrirent les portes d’Hollywood au réalisateur. Ernst Lubitsch, MK2 Editions, 60 €. DR En fanfare ★★★★★ Récompensé au dernier Festival de Cannes, le film du réalisateur israélien Eran Kolirin, « La visite de la fanfare », évoque de manière originale les relations entre Israël et ses voisins arabes. Avant même sa sortie officielle, La visite de la fanfare est déjà auréolé de nombreuses récompenses dans les festivals internationaux. A Cannes, au printemps dernier, ce premier film du réalisateur israélien Eran Kolirin a été le coup de cœur du jury de la sélection Un certain regard, ainsi que celui de nombreux festivaliers. L’enthousiasme devrait se prolonger en salles, tant le long-métrage dégage un humanisme contagieux et un irrésistible sens du burlesque. La scène d’ouverture résume le ton décalé du film. A l’extérieur d’un aéroport, huit hommes, vêtus de fringants uniformes bleus, patientent sans un mot. Cette fanfare de la police égyptienne est venue en Israël pour l’inauguration d’un centre culturel arabe, mais personne ne les attend. L’orchestre décide alors de trouver son chemin, quitte à s’égarer dans une petite ville perdue dans le désert. Eran Kolirin filme la confrontation entre visiteurs et autochtones dans un anglais approximatif, et se place sous le double patronage de Jacques Tati et d’Aki Kaurismäki. CULTURE 15 CINÉMA Du premier, il a retenu un sens aigu du comique de situation. Difficile d’oublier cette scène dans une discothèque où un séducteur égyptien aide par les gestes deux timides amoureux israéliens. Du cinéaste finlandais, le réalisateur a appris l’art de l’absurde et du minimalisme, ainsi qu’une profonde empathie pour la solitude humaine. Si elle n’évoque jamais ouvertement la situation au Proche-Orient, cette fable a évidemment une connotation politique. Eran Kolirin dépeint de manière subtile le « refoulement de la culture arabe » dans son pays. « Quand j’étais enfant, je regardais souvent des films égyptiens en famille », se souvient le réalisateur. Mais beaucoup de choses ont changé, du fait de l’occidentalisation d’Israël et des conflits. « Aujourd’hui, les Arabes et la langue arabe existent pour nous uniquement dans un contexte politique. » La visite de cette fanfare résonne ainsi comme un appel au dialogue entre voisins, avec ses fausses notes et ses incompréhensions. La visite de la fanfare, d’Eran Kolirin, en salles mercredi.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :