Direct Soir n°261 11 déc 2007
Direct Soir n°261 11 déc 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°261 de 11 déc 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Mouammar Kadhafi cinq jours à Paris

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DR DR Directsoir N°261/Mardi 11 décembre 2007 18 CULTURE IAM sur d’autres planches Les membres d’IAM prennent des superpouvoirs dans une bande dessinée inédite. Inspirés des Marvel Comic’s, « X-Men » et autres, les membres du plus célèbre groupe de hip-hop marseillais se déclinent désormais en personnages de bande-dessinée. Les « Imperial Asiatic Men » ont des superpouvoirs pour sauver le monde du chaos et du « côté obscur ». Entretien avec Freeman, membre d’IAM et initiateur du projet. Le premier tome des Imperial Asiatic Men est sorti. Comment est né ce projet ? Freeman : C’est une idée qui a pratiquement trois ans, elle est née dans la tête de mon ami et associé Hervé Bercane. Cela avait toujours été un rêve pour moi de faire la BD du groupe. Cette idée s’est concrétisée suite à une discussion avec un ami très calé dans le milieu de la bande dessinée. Comment le groupe a réagi à cette nouvelle ? Avec beaucoup d’enthousiasme. Nous avons passé un an et demi à discuter ensemble du projet, à développer l’histoire, le style des dessins… Les autres membres ont donné leur accord sur tout. Vous avez souhaité vous entourer pour ce projet d’une équipe 100% marseillaise ? Non, pas du tout. Il se trouve que les choses se sont faites ainsi, mais aujourd’hui nous sommes fiers qu’il s’agisse d’un produit « made in Marseille ». Initialement, nous avons cherché des collaborateurs à Paris mais nous avons finalement choisi un scénariste marseillais que nous avons rencontré (Stéphane Durel). C’est lui qui nous a introduits auprès du dessinateur (Daniel Ballin) avec lequel il avait travaillé. Comme les X-Men, chaque membre des Imperial Asiatic Men est doté d’un superpouvoir. Peut-on en savoir plus ? C’est encore secret car ce premier tome n’est que la genèse de l’histoire et les pouvoirs se développent par la suite. Je ne veux pas vendre la mèche avant la parution des prochains tomes. Quelle est la trame de l’histoire ? Son origine vient de L’école du micro d’argent, qui est aussi une fondation au sein de laquelle les membres d’IAM aident des jeunes à se réinsérer dans la société grâce à la culture. Parmi ces jeunes, un garçon qui a des pouvoirs extraordinaires et a été envoyé pour répandre le mal sur la Terre. Nous allons ensuite découvrir que nous avons en nous des pouvoirs qui vont nous aider à combattre le mal… Vous devez sauver le monde avant qu’il ne bascule du côté obscur, ce qui n’est pas sans rappeler votre univers musical (la chanson L’empire du côté obscur, sur l’album L’école du micro d’argent) ? On a vraiment voulu jouer avec l’esprit et la philosophie orientale qui oppose chaos et harmonie, cela fait partie de nos inspirations. Et contrairement aux autres BD où le héros l’emporte toujours, je ne pense pas que nous gagnions à tous les coups car même si nous sommes bons, il y a toujours une part de mauvais en nous, rien n’est jamais tout noir ou tout blanc. Cette idée d’une « Fondation du micro d’argent » traduit-elle votre propre implication en faveur de la jeunesse ? Oui, c’était mon idée et c’est vrai que c’est quelque chose qui me tient à cœur. J’ai déjà collaboré avec des centres sociaux à Lyon, Lille, Bordeaux… en donnant des cours d’écriture, ou même des cours de danse (la formation initiale de Freeman,ndlr). D’ailleurs, je prépare actuellement un projet avec l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme. Y aura-t-il une suite à cette BD ? Oui, c’est certain. Celle qui sort cette semaine est le premier tome du premier volume. Chaque volume compte trois tomes, et pour le moment je peux révéler que nous avons trois volumes écrits, donc l’équivalent de neuf tomes, à raison d’un par an. Y a-t-il d’autres projets en préparation ? Nous travaillons déjà sur un dessin animé pour la télévision, dont le scénario sera différent, et sur un jeu vidéo. Mais ce n’est pas pour tout de suite. Le groupe approche les vingt ans de carrière… Quel est votre secret de longévité ? Il y a évidemment le fait que nous laissons à chacun une grande liberté pour développer des projets en parallèle, mais avant tout il y a un lien très fort entre nous, nous étions des amis avant d’être un groupe. Et enfin la passion est primordiale, c’est ce qui fait qu’Akhenaton, à presque 40 ans ou moi à 35, on se réveille avec l’envie de courir au studio pour créer et s’amuser. Imperial Asiatic Men – T1, de Daniel Ballin et Stéphane Durel, éditions Clair de Lune, 12 €. Complicité retrouvée STUDIO CANAL VIDÉO DVD ■ Dialogue avec mon jardinier retrace l’histoire de deux quinquagénaires, amis à l’école communale, qui se recroisent après quarante ans. L’un est peintre et l’autre a été cheminot. Leurs retrouvailles servent un film attachant. Après Effroyables jardins, Jean Becker reste attaché aux histoires d’amitié. Dialogue avec mon jardinier, de Jean Becker, Studio Canal, 20 €. Le retour de la « Star Academy » d’East High La joyeuse bande de High School Musical 2. ■ Avec 40 millions de téléspectateurs américains, 55 millions de fans à travers le monde et une diffusion dans 150 pays, le téléfilm High School Musical, considéré par certains comme le Grease des années 2000, est un phénomène. Les studios Disney ont réitéré le concept en offrant un deuxième volet à leur comédie musicale pour adolescents. Dans High School Musical 2, les amateurs du genre retrouvent les membres de l’équipe de basket des Wildcats au Golf Country Club des Evans, où tous travaillent le temps d’un été. Rivalités, histoires d’amour contrariées et happy end chantés et dansés constituent le sel du film. Les bonus du DVD dévoilent un bêtisier et une version karaoké de toutes les chansons du film. A vos micros ! High School Musical 2, de Kenny Ortega. Buena Vista Home Entertainment, 20 €. DISNEY
2007 DREAMWORKS ANIMATION E. CARO/BONNE PIOCHE www.directsoir.net Dans la version française, le héros Barry B. Benson prend la voix de Gad Elmaleh. CINÉMA Mon ami le renard ■ Rédigé bien avant La marche de l’empereur, le synopsis du film Le renard et l’enfant est né d’un souvenir d’enfance de Luc Jacquet. Sa rencontre avec un renard dans les montagnes de l’Ain, alors qu’il était enfant, a marqué son esprit. A tel point que, en mûrissant, le réalisateur a voulu faire un film de ce moment fugace passé en compagnie d’un animal sauvage. A travers les yeux d’une enfant, il raconte une expérience sans pareille avec le monde animal. Un matin, sur le chemin de l’école, traversant la forêt, une petite fille croise un renard. Il suffit d’un instant pour qu’un échange semble s’esquisser. Naîtra de ce premier La rencontre d’une enfant et d’un animal sauvage. contact une histoire d’amitié incroyable. Mélange de documentaire et de fiction, le film est servi par des images de paysages magnifiques. Tournées dans le sud du Jura et dans les Abruzzes, en Italie, les images dévoilent une nature à (re)découvrir. C’était le vœu de Luc Jacquet de pouvoir redonner le goût des choses simples. La rencontre de la petite fille avec l’animal permet de tisser des liens avec un nouvel univers, celui de la nature. Exposé comme un conte, Le renard et l’enfant apprend aux enfants qu’« il ne faut pas confondre aimer et posséder ». Un beau film. Le renard et l’enfant, de Luc Jacquet, demain en salles. 19 Du miel sans saveur ★★★★★ L’humoriste Jerry Seinfeld signe un film d’animation décevant sur l’univers des abeilles. Jerry Seinfeld a été durant près d’une décennie (1989-1998) aux commandes de l’une des émissions les plus populaires de l’histoire de la télévision américaine, une sitcom portant son patronyme. Depuis, l’humoriste a renoué avec ses premières amours, la scène, pour des oneman shows.Avec Bee Movie, il s’essaye maintenant à un nouveau genre : le film d’animation. A en croire Jerry Seinfeld, tout serait parti d’un jeu de mots entre « B-movie » et « bee » (l’abeille), alors qu’il dînait avec Steven Spielberg. Jeffrey Katzenberg, l’autre patron du studio DreamWorks, est lui aussi enthousiaste. « C’est ainsi qu’ils m’ont embarqué sur ce film dont je n’avais encore que le titre », explique Seinfeld. Pour Bee Movie, il enfile une triple casquette de scénariste, producteur et interprète. Le résultat, mitigé, est loin d’atteindre les sommets comiques de Seinfeld, la série. Fraîchement diplômé après un cursus universitaire long de trois jours, le héros Barry B. Benson (qui prend la voix de Gad Elmaleh dans la version française) s’apprête à rejoindre l’industrie du miel. Mais, récalcitrant à cette vie ordonnée, il s’aventure en CULTURE CINÉMA dehors de sa ruche et découvre New York. Ce début, sur le thème d’une individualité face à une société structurée depuis vingt-sept millions d’années, est la meilleure partie du film. Hélas, les choses se gâtent par la suite, quand la fiction fait se rencontrer abeilles et humains. Barry découvre que l’homme exploite le miel à des fins commerciales, et entame un procès assez pesant. Alors qu’on était en droit d’attendre un scénario mené « dard-dard », Bee Movie se révèle sans surprise. Si Seinfeld a voulu plaire aux enfants comme aux parents, il peine sur les deux tableaux. Les références à l’acteur Ray Liotta (qui vend du miel) et à Sting (convoqué ici à cause de son pseudonyme signifiant « dard ») tombent à plat, comme la plupart des jeux de mots (en VF du moins). Pour les plus jeunes, l’intrigue est trop superficielle et dénuée d’émotions profondes. Avec pour finir une morale écologique, sur le respect des espèces, elle aussi attendue.A la sortie, on se retrouve ainsi à reprocher à ce film d’animation sur les abeilles son manque de… piquant. Bee Movie - drôle d’abeille, en salles demain.



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