Direct Soir n°258 6 déc 2007
Direct Soir n°258 6 déc 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°258 de 6 déc 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 275) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : Barack Obama à la conquête des Etats-Unis

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°258/Jeudi 6 décembre 2007 8 EN COUVERTURE C’est un leader. Vous avez envie de le suivre où qu’il aille. George Clooney Il arrive quelque part et vous avez envie de le suivre, où qu’il aille. » Les candidats DÉMOCRATES D. BRACCO II/UPI/EYEDEA Avec l’acteur George Clooney, lors d’une conférence de presse à Washington, le 27 avril 2006. LES FAILLES D’« OBAMBI » Sympathique, idéaliste, jeune, Barack Obama cumule les bons points. Pourtant, il est encore loin d’avoir balayé toutes les réticences à son égard. Les critiques moquent l’enthousiasme de ses supporters et ne manquent pas de rappeler qu’il y a à peine trois ans, il n’était encore qu’un élu local au Sénat de l’Illinois. Dès lors, des voix se font entendre, qui s’inquiètent d’un avenir dans lequel « Obambi » aurait la gestion de dossiers aussi importants que l’économie, l’armée ou les affaires étrangères des Etas-Unis. La politique extérieure, justement. Traditionnellement secondaire dans le débat électoral américain, elle est devenue une arme aux mains des détracteurs d’Obama, qui s’en sont servi pour discréditer le sénateur démocrate. Ce dernier, en affirmant qu’il n’hésiterait pas, en tant que Président, à user de la force militaire contre al-Qaida au Pakistan, s’est fait durement rabrouer et traiter de dangereux « va-t-en-guerre » et d’« inconscient » par ses rivaux, tant démocrates que républicains. Mais à ses détracteurs, Obama rétorque qu’il s’est toujours opposé à la guerre en Irak. « Je n’ai peut-être pas le type de CV qu’aime Washington, mais je pense avoir le type d’expérience dont l’Amérique a besoin ici et maintenant », clame-t-il. L’ÉLECTORAT NOIR Autre chantier de taille pour Barack Obama : obtenir l’adhésion de l’électorat noir, réputé être le pré carré d’Hillary Clinton, en grande partie en raison des relations tissées par son mari. D’une importance secondaire pour l’élection générale, le vote noir peut s’avérer décisif HILLARY CLINTON ■ Née le 26 octobre 1947 à Chicago (Illinois), sénatrice de l’Etat de New York depuis 2001, Hillary Clinton fait son apparition sur la scène politique nationale en 1992, année au cours de laquelle son mari est élu président des Etats-Unis. Avocate de profession, elle est devenue une figure importante de son parti.Cette année, le magazine Forbes l’a classée 25 e femme la plus puissante au monde. MICELOTTA/UPI/EYEDEA dans la perspective des primaires, comme en Caroline du Sud, où les Afro- Américains représentent la moitié des démocrates. Obama le sait et peut s’appuyer sur le soutien, entre autres, du pasteur Jesse Jackson. La semaine dernière, pour la première fois depuis le début de sa campagne, il a organisé un rassemblement à Harlem (New York), haut lieu de la culture noire américaine. Il avait choisi d’investir l’Apollo Theater, salle de concert mythique et temple des grands artistes noirs, de Billie Holiday à James Brown. Sur le fronton, un slogan en lettres d’or : « Where stars are born and legends are made » (« Où les stars naissent et où les légendes se façonnent »). Aujourd’hui, alors que les plus récents sondages le rapprochent de Hillary Clinton, Barack Obama, déjà star, aspire à entrer dans la légende en s’imposant dans la course à la Présidence de son pays. JOHN EDWARDS ■ Né le 10 juin 1953, dans un milieu modeste à Seneca (Caroline du Sud), John Edwards était déjà candidat lors des primaires démocrates de 2004. Réputé très à gauche, il a fait de la thématique sociale son domaine de prédilection. Ses principaux soutiens se concentrent dans les Etats du Sud, comme le Tennessee et la Virginie, la Caroline du Nord et du Sud. Il fait aujourd’hui figure de troisième homme. WOLLENBERG/UPI/EYEDEA C. BOWE/CORBIS VU PAR Catherine Croisier, chercheuse associée au Centre d’études transatlantiques « Il s’est fait le chantre de l’unité » ■ « L’élection présidentielle de 2008 aux Etats-Unis marque un renouveau générationnel dont Barack Obama est l’un des meilleurs exemples. Jeune – il n’a que 46 ans –, il a fait son entrée sur la scène politique il y a seulement une dizaine d’années. Conscient des divisions que suscite la politique de l’administration Bush au sein du pays, il s’est fait le chantre de l’unité. S’il affiche un multiculturalisme assumé, il a fait le choix de ne pas se positionner comme un candidat noir. Une posture qui lui est parfois reprochée par la communauté afro-américaine, mais dont il reste convaincu qu’elle est la seule capable de lui permettre d’emporter l’adhésion du plus grand nombre. Il convient toutefois de rappeler qu’il dispose du soutien d’Oprah Winfrey. Star du petit écran, elle est l’une des personnalités noires les plus en vue aux Etats-Unis et est considérée comme l’une des femmes les plus influentes du pays. » WESLEY CLARK ■ Né le 23 décembre 1944 à Chicago (Illinois), Wesley Clark est le seul militaire parmi les candidats démocrates. Vétéran du Vietnam, il est général quatre étoiles à la retraite et fut commandant en chef des forces de l’Otan entre 1997 et 2001. Ancien républicain centriste, il est très critique envers l’administration Bush sur la gestion de la guerre en Irak. DR



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