Direct Soir n°258 6 déc 2007
Direct Soir n°258 6 déc 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°258 de 6 déc 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 275) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : Barack Obama à la conquête des Etats-Unis

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°258/Jeudi 6 décembre 2007 6 EN COUVERTURE Barack Obama L’accélération surprise INCONNU DU GRAND PUBLIC JUSQU’EN 2004, BARACK OBAMA S’EST HISSÉ EN TROIS ANS PARMI LES CACIQUES DU CAMP DÉMOCRATE. HOMME CHARISMATIQUE, IL S’EST OPPOSÉ À LA GUERRE EN IRAK ET POSE DES PROBLÈMES À HILLARY CLINTON DANS LA BATAILLE POUR LE LEADERSHIP. C. NEIBERGALL/AP
C. NEIBERGALL/AP www.directsoir.net Nouvelle star de la scène politique aux Etats-Unis, Barack Obama mène depuis plusieurs mois une vaste campagne de séduction pour tenter de ravir à Hillary Clinton l’investiture démocrate à la prochaine présidentielle américaine de 2008. Si son jeune âge – il a 46 ans – et son allure de gendre idéal lui ont valu le surnom d’« Obambi », le sénateur de l’Illinois brille par son charisme et ses talents de tribun. UNE ENFANCE TORTURÉE Né à Honolulu (Hawaï), Barack Obama est le fruit d’un amour métissé. Son père, Barack Obama senior, est kényan, tandis que sa mère, AnnDunham, est une Américaine originaire du Kansas. Le couple, qui s’est rencontré sur les bancs de l’université, se sépare alors que le jeune Barack a deux ans. Obama senior quitte Hawaï, direction Harvard, puis Nairobi (Kenya) – il meurt dans un accident de voiture en 1982. Barack reste seul avec sa mère, qui se trouve un nouveau compagnon, Lolo Soetoro, un Indonésien avec qui elle se remarie. Tous trois emménagent à Jakarta en 1967. Mais pour Barack, l’escapade ne dure que quatre ans. Afin de bénéficier d’une meilleure scolarité, il retourne à Hawaï en 1971 et s’installe chez ses grandsparents – sa mère l’y rejoindra quelques années plus tard. Elève de la Punahou School, le plus prestigieux établissement privé de l’archipel hawaïen, Barack Obama vit une adolescence torturée. Ses amis de l’époque le décrivent comme un solitaire taraudé par son identité raciale, ayant recours aux drogues les plus diverses pour oublier son spleen. HUMANISTE DE CONFESSION Sorti de Punahou en 1979, Barack fait son entrée à l’Occidental College de Californie, puis rejoint deux ans plus tard l’université de Columbia (New York). Diplômé en sciences politiques et en relations internationales, il commence par travailler dans le monde de la finance. Mais en 1985, sa fibre humaniste le fait changer d’itinéraire. Il s’installe à Chicago et devient travailleur social, au sein d’une association catholique qui intervient dans les quartiers les plus défavorisés, rongés par la délinquance et le chômage. Bien qu’il enregistre quelques succès, Obama se retrouve vite confronté aux limites de l’action locale. Dès lors, il acquiert cette conviction : la meilleure façon de lutter contre les inégalités est d’agir sur le terrain législatif et politique. En 1988, il s’inscrit à Harvard afin d’étudier le droit. Brillant, il se fait notamment remarquer en étant le premier étudiant noir à diriger la Harvard Law Review. Devenu avocat en 1991, il retourne à Chicago, où il épouse Michelle Robinson, juriste elle aussi – ils sont aujourd’hui parents de deux filles, Malia Ann(8 ans) et Sasha (6 ans). Alors que la plupart de ses anciens camarades d’Harvard optent pour des cabinets d’avocats prestigieux, Obama choisit d’intégrer en 1993 une petite étude spécialisée dans la défense des droits civiques. Il plaide essentiellement dans des affaires de discrimination. En parallèle, il milite activement au parti démocrate et est élu en 1996 au Sénat de l’Etat de l’Illinois. EN COUVERTURE 7 A un mois des primaires américaines, le démocrate Barack Obama comble son retard sur Hillary Clinton. Un sondage publié dimanche dans The Des Moines Register le plaçait légèrement en tête dans l’Iowa, premier des Etats à voter. Avant qu’un sondage Pew Research Center/AP ne redonne, lundi, l’avantage à l’ex-First Lady. Il n’y a pas une Amérique « noire, blanche, hispanique, mais une Amérique des Etats-Unis » Barack Obama mène campagne pour l’investiture démocrate à l’élection présidentielle américaine de 2008 ; ici à Los Angeles, le 20 octobre dernier. Je ne suis pas contre toutes les guerres, je suis seulement contre les guerres idiotes. Barack Obama, à propos de la guerre en Irak. UNE ASCENSION IRRÉSISTIBLE Très vite, Obama se taille une réputation de moderniste, voire de gauchiste, en prônant l’extension aux plus démunis de la couverture médicale et en se faisant le défenseur de la cause gay et lesbienne. Surtout, il ne manque pas d’associer son nom à quelques réformes significatives, comme l’obligation pour la police de filmer les interrogatoires dans les crimes passibles de la peine capitale. Réélu en 1998 et en 2002, il prend position contre la guerre en Irak et déclare : « Je ne suis pas contre toutes les guerres, je suis seulement contre les guerres idiotes. » Un discours qui fait le tour des sites internet. Fort de sa popularité galopante, il se lance en 2003 dans la course à l’investiture au Sénat des Etats-Unis. Un coup d’essai qui se révèle être un coup de maître. Désigné en novembre 2004 avec 70% des suffrages, il balaye son adversaire républicain, et devient le troisième Noir de l’histoire de la Chambre haute américaine. Quelques mois auparavant, il avait prononcé un discours remarqué à l’occasion de la Convention démocrate de Boston, dans lequel il vantait les mérites du rêve américain et prônait l’unité de la nation : « Il n’y a pas une Amérique noire, une Amérique blanche, une Amérique hispanique, il y a une Amérique des Etats- Unis ». GEORGE CLOONEY SOUS LE CHARME Au Sénat, Obama siège en citoyen modèle, refusant les privilèges qui s’offrent à lui. Les compagnies aériennes lui proposent des allers-retours gratuits Chicago-Washington en première classe, qu’il n’accepte pas. Il se choisit des chevaux de bataille à forte portée humaniste, parmi lesquels les prêts aux étudiants défavorisés et le Darfour, thème avec lequel il emporte l’adhésion de l’acteur George Clooney. La belle gueule du cinéma américain est tombée sous le charme de cet orateur hors pair, qui sait s’exprimer avec l’aisance d’un professeur et soulever le cœur des foules, telle une rock star. « Il a quelque chose qui ne s’apprend pas, s’extasie Clooney. C’est un leader. P.MCCARTEN/UPI/EYEDEA PRESSE



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