Direct Soir n°257 5 déc 2007
Direct Soir n°257 5 déc 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°257 de 5 déc 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Nicole Kidman une actrice en or

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°257/Mercredi 5 décembre 2007 16 CULTURE Calc, grand cru pop Il est souvent plus difficile pour un artiste français de s’imposer en chantant en anglais que dans sa langue natale.Ainsi, le pays regorge de formations pop ou folk (Phoenix, Tahiti 80, Syd Matters…) qui, à de rares exceptions (Air), sont loin d’atteindre les ventes d’un Bénabar ou d’un Vincent Delerm. Parmi ces musiciens talentueux figure en bonne place le trop discret groupe bordelais Calc. Malgré le prosélytisme des journalistes, en dépit de chansons à la mélancolie contagieuse, ce quintet devenu quartet n’a, en dix ans de carrière, jamais obtenu la reconnaissance d’un vaste public. Pourtant, ses mélodies pop graciles et fragiles soutiennent la comparaison avec ses prestigieux modèles (Beach Boys, Zombies, Byrds). Le timbre de voix du chanteur Julien Pras offre d’ailleurs une similitude troublante avec celui du regretté Elliott Smith, grand songwriter américain disparu en 2003. Mais contrairement à ce que son nom pourrait laisser supposer, Calc ne se contente pas de calquer les artistes anglo-saxons. Son nouvel album, Dance of the Nerve, confirme la singularité et la beauté d’une musique qui mérite d’être entendue. Dance of the Nerve, Calc, Vicious Circle. Demain soir en première partie de The Coral, à l’Elysée Montmartre, 72, bd de Rochechouart, Paris 18e. La bonne ADRESSE ■ Qu’elles versent dans la chanson, le jazz ou le classique, Les nuits des musiciens créent toujours une petite révolution musicale. Réunissant des musiciens de renom, cette seizième édition invite Bratsch, David Guerrier et Henri Texier à composer la carte des trois soirées. Bratsch ouvrira la danse, ou plutôt le chant, avec Sanseverino, Khaled et Debout sur le zinc. David Guerrier, virtuose de la trompette et du cor, offrira une soirée d’œuvres classiques aux côtés de ses invités. Ces Nuits s’achèveront en beauté sur du jazz. Henri Texier sera accompagné d’un big band, dont le chant sera assuré par Grand Corps Malade. Les nuits des musiciens, les 6, 7 et 8 décembre, Le Trianon, 80, Bd Rochechouart, Paris 18 e (0 892 390 100). Si vous êtes soudainement pris d’une envie d’épices, la deuxième adresse de madame Shawn (la première est située 34, rue Yves-Toudic, Paris10 e), au cœur du quartier embouteillé de la Porte Maillot, est à découvrir. N’hésitez pas à pousser la porte de ce temple de la « zénitude » : vous serez accueillis avec le sourire, et les bouddhas qui ornent les murs veilleront sur votre appétit et calmeront les effets du piment ! Chez Madame Shawn, la carte elle-même est une invitation au voyage : la salade de cheveux Trois nuits de constellations musicales F. TONDRE/REA Calc se produira demain soir à l’Elysée Montmartre, en première partie des Anglais The Coral. STEPHAN RAPPO MUSIQUE MADAME SHAWN : UN GOÛT DE THAÏLANDE d’ange aux herbes thaï, poulet et crevettes est très parfumée et rafraîchissante (9 €). Le poulet au curry vert emporte la bouche comme il faut (13,50 €). On se jette au dessert sur les nems au chocolat et leur glace vanille (7,50 €), un vrai délice qui adoucit les papilles. Un conseil : partagez un accompagnement (riz gluant, légumes sautés…), car à défaut vous risqueriez d’en laisser, vu la quantité, abondante. Comptez de 35 à 50 €. Madame Shawn, 28, rue Duret, Paris 16 e (01 45 00 45 20). Lorie, le grand changement ■ Annoncé par sa maison de disques comme « l’un des albums de pop française les plus réussis de l’année », le cinquième opus de Lorie est une surprise. Bien décidée à casser son image de Lolita candide, elle s’affirme désormais comme une femme capable de prendre des risques musicaux. Dès le premier titre, Lorie met les choses au point : « Je n’ai rien d’une poupée, fabriquée de toutes pièces. » Devenue coproductrice avec son père, la chanteuse a pris le pari de surfer sur la vague tecktonik. Les douze chansons de 2Lor en moi ? oscillent donc entre techno et electro. Son public saura-t-il s’adapter au grand changement ? 2Lor en moi ?, Lorie, Sony BMG. En tournée à partir d’octobre 2008. LRG/DALLE LIVRES Nostalgie de l’élégance vestimentaire ■ Aujourd’hui oublié, Lucien Lelong fut l’un des couturiers les plus célèbres des années 1920 jusqu’aux années 1950. Audacieux et précurseur, il fut le premier à concevoir, en 1935, le prêt-à-porter de luxe. Son style, caractérisé par des drapés fluides, cintrés, élégants et glamours, mettait en valeur la beauté des femmes. Le livre de Jacqueline Demornex est un hommage à ce créateur de talent. Richement illustré de croquis, de photographies et de publicités d’époque, l’ouvrage est un voyage dans le temps qui revisite la mode de l’entre-deux-guerres. Lucien Lelong, l’intemporel, de Jacqueline Demornex, éd. Le Promeneur, 30 €. Portraits chinois par Gellie ■ Après s’être distingué pour son travail photographique en Colombie et au Proche- Orient, c’est en Chine qu’Yves Gellie oriente son objectif. Cet ancien médecin devenu photo-reporter s’attarde sur le quotidien de l’empire du Milieu. Des photos expressives qui représentent les usines, les cantines d’entreprises ou encore les restaurants d’aujourd’hui. A Pékin mais aussi dans les provinces du Hubei, de Hainan ou encore de Shanxi, elles traduisent la mutation de ce pays. En fin d’ouvrage, deux textes très instructifs décryptent l’histoire de la photographie franco-chinoise et le travail de l’artiste. Chine nouvelle, d’Yves Gellie, éd. Naïve, 50 €. DR DR
PROD DB/GAUMONT/DR www.directsoir.net Rémy Bassano (Benoît Pelvoorde), propulsé en héros dans un monde parallèle. Les deux mondes La musique du film a été enregistrée dans les studios d’Abbey Road, à Londres. Une chanson est même interprétée en bégaménien. 17 Deux mondes, un de trop ★★★★★ Restaurateur de tableaux à la ville, le personnage de Benoît Poelvoorde évolue dans un monde parallèle en sauveur d’un peuple opprimé. Après Une vie de prince, sorti en 1998, Daniel Cohen signe avec Les deux mondes sa deuxième réalisation. Entre comédie sentimentale et épopée burlesque, il offre un film original et déroutant. Rémy Bassano (Benoît Poelvoorde) ne fait pas de vagues.Artisan parisien sans prétention, il est marié avec Lucile (Natacha Lindinger, qui joue sa partition avec tendresse) et a deux enfants. Mais alors que tout semble fonctionner dans un quotidien huilé, il se retrouve happé, au sens premier du terme, dans un monde inconnu : le village de Bégamini. Les habitants, opprimés par le terrifiant Zotan, voient en lui leur libérateur, le seul être capable de les libérer du joug du tyran. Alors qu’il doit gérer une vie privée qui se délite subitement, Rémy Bassano se retrouve simultanément propulsé en héros bégaminien. Cette vie parallèle ne va pas aller sans quelques conséquences sur la vie de notre héros. Dessinateur avant d’être cinéaste, Daniel Cohen a élaboré son film – en tout cas la partie sur l’autre monde – comme on CULTURE CINÉMA planche sur un dessin. Ici, il a littéralement inventé cet au-delà, intemporel et marginal, avec ses propres codes et sa propre langue. Points positifs, le travail de science-fiction est irréprochable et Benoît Poelvoorde, en virtuose, s’imprègne comme un caméléon de l’une et l’autre des deux facettes de son personnage. Les seconds rôles sont brillants, comme Michel Duchaussoy, la jolie et tendre Arly Jover ou encore Stefano Accorsi, délicieux et exaspérant dandy. Le problème vient du fait qu’on ne se laisse pas facilement entraîner dans cet ailleurs imaginaire et démentiel. Dès lors, le film peine à conserver sa crédibilité et, à maintes reprises, on se prend à regretter de ne pas suivre qu’une histoire, celle de Rémy Bassano le Parisien, mari floué et artisan déchu. Le long-métrage, bien sûr, ne serait alors plus vraiment ce qu’il est aujourd’hui, à savoir un « ofni » : objet filmique non identifié. Malgré ces faiblesses, Les deux mondes n’en reste pas moins un honnête divertissement. Les deux mondes, de Daniel Cohen, en salles.



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