Direct Soir n°256 4 déc 2007
Direct Soir n°256 4 déc 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°256 de 4 déc 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : Nicolas Sarkozy sur tous les fronts

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°256/Mardi 4 décembre 2007 14 CULTURE Les contes prennent un coup de jeune Quelle est la tendance des spectacles pour enfants en cette fin d’année ? Entre « Les contes de la rue Broca », « Blanche-Neige » revisité, « Aladin » et la suite d’« Ali Baba » … Zoom sur des classiques qui se modernisent. Les histoires des frères Grimm, de Charles Perrault, Les mille et une nuits… la magie du conte populaire fait toujours recette. Revisiter les grands classiques est dans l’air du temps, et il n’est nullement MAGLOO PROD TOP DES TOPS DR Et encore… question de pâles copies, bien au contraire. L’innovation est de rigueur quand il s’agit de toucher à l’imaginaire collectif. En outre la tendance est double. Entre shows à l’américaine version Broadway et histoires universelles revisitées, metteurs en scène et producteurs « se jouent » des classiques. Serge Tapierman présente Aladin au Palais des Congrès. L’homme d’affaires offre une version moderne de ce conte oriental : comédie musicale, chorégraphie haut de gamme, décors en 3D, effets spéciaux signés du célèbre illusionniste Dani Lary. C’est à l’aune d’une telle débauche de moyens et de compétences que l’on mesure le chemin parcouru par cette histoire plus que millénaire, dont on doit la première traduction française à Antoine Galland, au XVIII e siècle. Le constat est le même pour l’œuvre Ali Baba, Un peu partout en France, les spectacles pour enfants se multiplient. La petite sirène, une toute nouvelle création, est présentée à Lyon jusqu’au 16 décembre. Ici, la technologie se met au service de la mise en scène : projection d’images en 3D, grandes illusions et féerie d’eau… Le 19, à Strasbourg, le théâtre d’Igor Bobrin propose Mary Poppins. A noter également qu’à Enghien-les-Bains, l’adaptation d’Oliver Twist en comédie musicale se joue sur scène le 22. 1 Chagrin d’école Daniel Pennac Gallimard jkle 2 Une vie Simone Veil Stock SPECTACLES POUR ENFANTS Harry Potter et de les la mort reliques J.K. Rowling/Robert Laffont Quand l’eau nous est contée La compagnie Cubitus a pour vocation de sensibiliser le jeune public au développement durable. Avec On a volé le lac Baïkal !, l’auteur et metteur en scène Jean-Yves Brignon signe un conte divertissant et intelligent. Alors que l’eau du lac Baïkal a disparu, une fillette de Sibérie part à la recherche de cette denrée de plus en plus rare. De la sécheresse au gaspillage, du Nord au Sud, elle sillonne le monde et délivre un message universel : « Attention. L’eau est précieuse. L’eau c’est la vie. » On a volé le lac Baïkal !, les mercredis et samedis jusqu’au 26 janvier. Théâtre Clavel, 3, rue Clavel, Paris 19 e (01 42 38 22 58). 3 4 5 Mais qu’est-ce qu’on de toi va ? faire Michel Drucker/Robert Laffont Meilleures ventes de livres (hors BD et livres de poche) Les deux prix littéraires Renaudot et Goncourt sont représentés respectivement par Daniel Pennac et Gilles Leroy, tandis que les mémoires de Michel Drucker et de Simone Veil continuent à séduire. Le magicien Harry Potter semble invicible et conserve sa troisième place au top avec sa septième et dernière aventure. Légende : (e) nouvelle entrée – Source : Alabama Song Gilles Leroy Mercure de France jkle jkle jkle jkle DR DR à découvrir en première mondiale… sur la glace de Bercy. Le spectacle propose une suite – et c’est bien là l’innovation – des aventures de celui qui a vaincu les 40 voleurs. Entre acrobaties, humour et magie, les péripéties d’Ali Baba au pays des Mille et une nuits se poursuivent. Après Peau d’âne et Cendrillon, Colette Roumanoff – la mère d’Anne Roumanoff – raconte Blanche- Neige autrement avec Plus belle que toi (théâtre Fontaine). Plus qu’une simple reprise, le metteur en scène transpose l’univers des frères Grimm, adapté par Disney en 1937, dans les déserts du Far West. Les époques s’entremêlent et le public assiste à un métissage des cultures. Les nains se métamorphosent en Indiens, le prince en cow-boy. La reine s’interroge sur la chirurgie esthétique et les nains rappellent que « la comparaison, c’est du poison ». Bien vu, dans une société où l’apparence prime sur le fond. Comme l’explique Colette Roumanoff, « on peut tout sortir et tout mettre dans un conte ». Plus contemporain, Les contes de la rue Broca (Palais des Glaces), signés Pierre Gripari, révèlent leur version scénique. L’éternelle sorcière et l’inspecteur Toutou font régner la pagaille au Pays des merveilles, embarquant au passage le Prince Charmant, le Petit Poucet, Blanche- Neige et le Chaperon rouge. Une chose est certaine : pour ces personnages, il y a une vie après le conte. RMN/T. LEMAGE Delacroix romantique EXPO ■ Tout le monde a vu La liberté guidant le peuple ou La mort de Sardanapale. Mais à côté de ces œuvres majeures, Eugène Delacroix a aussi laissé un ensemble passionnant de dessins. Au Jardin des Plantes, il croque les bêtes sauvages en compagnie du sculpteur animalier Barye. Avec Huet, il s’essaye au paysage, avec Bonington à l’aquarelle. Tous ces dessins conjuguent ainsi amitiés artistiques et affinités électives. Delacroix et les compagnons de sa jeunesse, jusqu’au 25 février 2008. Musée national Eugène-Delacroix, 6, rue de Furstenberg, Paris 6e.. ROMAN « Autant en emporte le vent », suite et fin ■ Avec l’accord des héritiers de Margaret Mitchell, auteur du très célèbre roman Autant en emporte le vent, Donald McCaig apporte une autre fin aux tumultueuses amours de Scarlett O’Hara et de Rhett Butler. A l’inverse du roman initial, centré sur le personnage de Scarlett, cette suite adopte le point de vue de l’impétueux Rhett. Le lecteur en apprend d’avantage sur son enfance, son implication tardive dans la guerre de Sécession et découvre la complexité de ses sentiments à l’égard de la capricieuse Scarlett. Respectant le style originel, ménageant le suspense jusqu’à la dernière page, Donald McCaig redonne vie à un amour laissé en suspens depuis soixante-dix ans. Le clan Rhett Butler, de Donald McCaig, Oh ! Editions, 22 €. Donald McCaig. DR
T. VALLETOUX www.directsoir.net Helly (Lubna Azabal) et Didier (Benoît Magimel). MK2 ■ Après un casse monumental à New York, les Dalton sont obligés de cacher leur magot dans un chariot pour échapper à la police. Rattrapé par Lucky Luke, qui a promis de conduire en Californie une caravane d’immigrants européens à qui appartient le chariot, les Dalton se laissent conduire au pénitencier sans histoire. Mais c’est pour mieux récupérer leur argent. Tous à l’Ouest est une adaptation de La Caravane, tome 24 des aventures de l’homme qui tire plus vite que son ombre. Le road movie du studio Xilam respecte tous les codes « goscinnesques » : disputes perpétuelles entre Joe et Averell, Lucky Luke impassible, galerie de personnages DVD Bimbos et grosses voitures 24 mesures a été présenté en ouverture de la semaine de la critique à la dernière Mostra de Venise. ■ A bord de son bolide indestructible et destructeur, Mike guette ses proies : la DJ la plus sexy de la ville d’Austin et ses deux copines, parties pour une nuit de folie dans les bars. Discussions cocasses entre filles, cascades et courses poursuites inoubliables servent le dernier long-métrage de Quentin Tarantino, hommage aux films de série B. Boulevard de la mort, de Quentin Tarantino, TF1 Vidéo, 20 €. L’appel de la Californie Le studio Xilam (« Oggy et les cafards », « Les Zinzins de l’espace ») porte à l’écran une nouvelle aventure de Lucky Luke. De nouvelles aventures pour le cow-boy solitaire. stéréotypés. Cerise sur le gâteau : François Morel double un Rantanplan sublime de bêtise. Tous à l’Ouest, une aventure de Lucky Luke, Olivier Jean-Marie, demain en salles. PATHÉ Virée nocturne ★★★★★ « 24 mesures », le premier long-métrage du comédien Jalil Lespert, est un coup de maître. Jalil Lespert a été révélé en tant qu’acteur dans Ressources humaines de Laurent Cantet, en 2001, qui lui a valu le césar du meilleur espoir masculin. Rodé à l’école du court, il passe désormais à la réalisation, conviant pour son premier long d’anciens camarades de jeu dans un film noir « coupde-poing ». Les routes de la prostituée Helly (Lubna Azabal, d’une justesse incisive), du chauffeur de taxi Didier (magistral Benoît Magimel en « taxi driver » borderline), de la jeune homosexuelle Marie (Bérangère Allaux) et du musicien de jazz Chris (Sami Bouajila), se croisent un 24 décembre. Ces quatre-là ont pour seul point commun d’être mus par une quête d’affection, de vengeance ou de rédemption vis-à-vis d’un membre de leur famille. Hasard ou coïncidence divine, leur rencontre fait soudain basculer leurs existences. Le temps d’une nuit, CULTURE 15 CINÉMA ils vont chacun jouer un solo impromptu dans la partition de l’autre. La petite musique de leur vie change alors de tempo, accélérée par un ultime instinct de survie. Leur errance est filmée comme une danse, chorégraphiée sur une bande originale de choix. Archie Shepp, dans son rôle d’apôtre du free-jazz, donne une des clés de lecture du film, dont le scénario s’approfondit d’une dimension mystique, amorcée par une prière déchirante de Benoît Magimel. Les plans séquence caméra à l’épaule, au plus près des visages, les improvisations, et la durée du tournage (seulement cinq semaines), ont poussé les acteurs dans leurs retranchements. Dos au mur comme leurs personnages d’écorchés vifs, ils font jaillir l’émotion à chaque plan, avec une intensité qui fait de ces 24 mesures, scandées comme une prière désespérée, une brûlante urgence de vivre et d’aimer. Un beau film. 24 mesures, de Jalil Lespert, demain en salles.



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