Direct Soir n°255 3 déc 2007
Direct Soir n°255 3 déc 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°255 de 3 déc 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Sébastien Loeb prince des rallyes

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DR AFP P.LAHALLE 12 Directsoir N°255/Lundi 3 décembre 2007 20 22 PORTRAIT JEUX PARCOURS ■ Né le 17 février 1973 à Dax. ■ De 1994 à 1998 : joueur à Dax. ■ De 1998 à 2000 : joueur à Perpignan. ■ De 2000 à 2003 : joueur à Castres. ■ De 2003 à 2007 : joueur aux Wasps. ■ Premier match en équipe de France : 16mars 1996 (contre Galles, 15-16). ■ 98 sélections chez les Bleus. ■ 35 points marqués (7 essais) avec le XV de France. PALMARÈS ■ Vainqueur du Tournoi des VI Nations en 1998, 2002, 2006, 2007 avec la France. ■ Vainqueur du bouclier européen en 2003 avec Castres. ■ Vainqueur de la coupe d’Europe en 2007 avec les Wasps. A l’occasion de la sortie de son ouvrage « Les yeux dans les yeux, journal de ma Coupe du monde », Raphaël Ibanez a répondu aux questions de « Directsoir ». Entretien avec le capitaine de l’équipe de France de Rugby. Dans les yeux de Raphaël Ibanez Directsoir : Qu’est-ce qui vous a motivé pour écrire ? Est-ce un besoin de parler ou le début d’un travail d’écrivain ? Raphaël Ibanez : Je ne sais pas. Cela peut paraître paradoxal d’associer un joueur de rugby à l’écriture, mais j’y ai pris goût. Tout d’abord, par des chroniques, que je tiens régulièrement dans le journal Midi Olympique, la référence pour tous les fans du rugby français. Et je savais que la Coupe du monde allait être un événement exceptionnel, et je voulais garder une trace de ce que j’allais vivre. Justement, Jérôme Thion a écrit ses mémoires au jour le jour. Vous est-il arrivé de noter vos états d’âme ou votre état d’esprit pendant la Coupe du monde ? Bien sûr. Le livre s’est construit au quotidien. Je prenais des notes régulièrement, en fonction des événements à l’intérieur de l’équipe, de ce que l’on vivait. Le livre est en deux parties : tout d’abord la préparation, avant la compétition, pendant laquelle j’étais assez productif. J’avais besoin de ces moments-là pour me retrouver, trouver une forme d’intimité pour revenir plus fort dans le groupe, et aussi expliquer le fonctionnement de notre équipe. Puis, une deuxième partie qui traite de l’approche des matchs, de la compétition. Là, je suis plus dans le registre de l’émotion. C’est le cœur qui parle. C’est assez intime, vous vous dévoilez ? Oui, mais toujours avec beaucoup de pudeur et de recul. Ce qui comptait pour moi, c’était de transmettre, de faire part aux gens de notre expérience, de ce que l’on vivait, et qui était tout de même un événement exceptionnel. Un regret à propos de cette Coupe du monde ? Oui. De ne pas l’avoir gagnée. J’aurais tellement voulu lever la Coupe avec mes partenaires à la fin de la compétition. Il y a eu beaucoup d’efforts, de travail et d’engagement collectif pour, au final, ne pas atteindre notre objectif. Mais je crois qu’il faut saluer la performance de l’Afrique du Sud. C’est l’équipe qui méritait le plus ce titre. Qu’est-ce qui a manqué aux Bleus pour arriver au bout ? La défaite contre l’Angleterre clôture notre parcours, en demi-finale. Elle a en quelque sorte mis Certains aspects de notre préparation auraient pu être améliorés, certains moments où nous autres joueurs aurions dû être plus entreprenants dans notre approche des matchs. Le capitaine de l’équipe de France de rugby Raphaël Ibanez. en relief nos manques dans cette compétition. Notamment lorsque l’on est contré, au niveau des avants, dans le secteur de la conquête. Ensuite, on a manqué un peu d’imagination et d’ambition. On a réduit nos chances de gagner parce qu’on s’est mis dans la même configuration tactique et stratégique que l’Angleterre. On a beaucoup imputé cette défaite à l’encadrement technique. Qu’en pensez-vous ? Quelle est votre part de responsabilité ? Celle des joueurs ? La part de responsabilité est à partager par tous. J’ai encore en tête le message de Jo Maso avant que ne débute la compétition : « on gagne ou on perd à 45 », c’est-àdire les 30 joueurs plus les 15 membres du staff. Donc, je veux croire qu’on en est là aujourd’hui. C’est vrai que la déception était immense, mais mon livre ne sert pas à pointer du doigt la défaillance de tel joueur ou du coach. Cependant je finis par m’interroger. Il y a certains aspects de notre préparation qui auraient pu être améliorés, certains moments où nous autres joueurs aurions dû être plus entreprenants dans notre approche des matchs. En tant que capitaine, je sais qu’une équipe de rugby, c’est un équilibre très fragile. Pour moi, il s’agissait d’être le médiateur entre l’encadrement et les joueurs. J’y tenais vraiment. Ce que je sais, c’est que j’ai fait preuve de loyauté envers le coach, parce que j’ai toujours eu un profond respect pour la hiérarchie. C’était notre chef, notre boss, notre patron. De toute façon, on avait tous besoin d’être ensemble dans cette histoire. Avez-vous toujours le désir de porter le maillot tricolore ? Celui-là ou un autre. Je suis encore joueur dans l’âme, et j’ai encore envie de compétition. Je pense que lorsque l’on a encore cela au fond de soi, il n’y a pas de raison. Je sentirai le moment d’arrêter. Je veux croire encore un peu au destin. J’en ai parlé un peu avec d’anciens joueurs, qui m’ont dit : « le moment venu, tu le sentiras au fond de toi. » J. O’BRIEN/ACTION IMAGES
E. GERARDIN/ICON SPORT J.P. MULLER/AFP www.directsoir.net FOOTBALL/EURO 2008 Le mauvais coup du chapeau Le tirage au sort des groupes de l’Euro 2008 a eu lieu hier à Lucerne (Suisse). L’équipe de France sait désormais de quoi son avenir sera fait en juin. Outre les Pays-Bas et la Roumanie, les Bleus retrouveront l’Italie, dans le « groupe de la mort ». Un match contre la Roumanie le 9 juin, un autre face aux Pays-Bas le 13 et un dernier contre l’Italie le 17. Pour la France, le chemin vers les quarts de finale passera forcément par de grosses performances, la faute à une place dans le dernier chapeau. Si les Roumains semblent plus faibles, mieux vaut rester prudent. La formation emmenée par des cadres talentueux, à l’image d’Adrian Mutu ou Christian Chivu, a déjà créé la surprise lors des qualifications en terminant en tête de son groupe, devant les Pays-Bas. Les Bleus ont déjà rencontré la Roumanie lors d’une phase finale d’Euro, en 1996. Les deux équipes jouaient également leur premier match dans la compétition. L’équipe de France d’Aimé Jacquet avait dû s’employer pour s’imposer 1 à 0. Le second rendez-vous, face aux Pays-Bas, risque de poser nombre d’interrogations. Les Oranges n’ont pas brillé lors des éliminatoires. Néanmoins, Marco Van Basten a choisi de suivre la stratégie de la jeunesse. Il ne manque plus qu’une éclosion à cette formation pleine d’avenir. Par le passé, Français et Néerlandais ont eu l’occasion de se mesurer à plusieurs reprises lors de l’Euro. En 1996, les Bleus se sont imposés une première fois en quarts de finale, au terme d’une séance de tirs au but gagnée 5 à 4. Quatre ans plus tard, alors que les Tricolores marchent vers le titre, les Pays- Bas jettent un froid lors du troisième match de poule, en s’imposant trois buts à deux face à une équipe de France bis. Enfin, dernier adversaire des hommes de Raymond Domenech, l’Italie. Les deux équipes ne se quittent plus depuis le dernier Mondial. La victoire in extremis de la bande de Roger Lemerre, en finale de l’Euro 2000, reste à ce jour le seul match dans cette compétition entre les deux nations. En quart, la France pourrait retrouver la Suède, la Russie, l’Espagne, ou encore la Grèce pour une belle revanche de 2004. Mais d’abord, il faudra se sortir de ce groupeC, que tout le monde appelle déjà le « groupe de la mort ». HANDBALL Bon début pour les Bleues La Française Stéphanie Cano (à g.). ■ Pour une entrée en matière dans le championnat du monde, les joueuses de l’équipe de France de handball ont réussi un match convaincant, hier à Pau. Opposées aux Argentines, les filles d’Olivier Krumbholz sont largement venues à bout d’une équipe albiceleste limitée (37-12). Un début d’autant plus encourageant que les plus jeunes joueuses du groupe ont été intégrées avec succès dans le collectif bleu à l’occasion de ce premier match test. Ainsi, le sélectionneur français pourra compter sur un banc redoutable pour la deuxième échéance, ce soir face au Kazakhstan. Déjà battues hier par la Croatie (35-25), les joueuses kazakhes sont dans l’obligation d’un résultat pour leur première participation à un championnat du monde. Favorites, les Bleues devront se préserver de tout relâchement et l’emporter si elles veulent aborder en pleine confiance leur dernier match face aux Croates, demain, et jouer la première place du groupe. FOOTBALL Du spectacle en Ligue 1 Le Lyonnais Karim Benzema. ■ Avec quinze réalisations dans les trois derniers matchs décalés, alors que treize buts avaient été inscrits samedi en sept rencontres, la fin de la 16 e journée de Ligue 1 a offert le spectacle offensif que l’on attendait depuis le début de la saison. Principaux acteurs de ce festival, les Lyonnais. Vainqueurs de Strasbourg hier (5-0), ils en ont profité pour prendre leur distance sur Nancy. Lyon possède six points d’avance sur son dauphin, qui, de son côté, voit Bordeaux se rapprocher dangereusement. Les Girondins ont fêté leur 2000 e match en championnat avec une victoire sur Toulouse (4-3). Rennes, défait sur la pelouse de Valenciennes (3-0), s’incline pour la quatrième fois de suite en championnat. Les Bretons n’ont pas gagné un match lors de leurs huit dernières sorties quelle que soit la compétition. Alors que les droits télévisuels sont en pleine négociation, cette avalanche de buts pourrait permettre à la Ligue de football professionnel d’engranger un maximum de revenus. SPORTS 13 Le Grec Theodoros Zagorakis et le Français Didier Deschamps, hier à Lucerne pour le tirage au sort de l’Euro 2008. F. COFFRINI/AFP



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