Direct Soir n°253 29 nov 2007
Direct Soir n°253 29 nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°253 de 29 nov 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Jean-Marie Bockel (Secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie) crée un nouveau parti

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°253/Jeudi 29 novembre 2007 10 ÉCONOMIE Dr. Martens Les bottines rock’n’roll Presque cinquante ans après sa création, la bottine Dr. Martens « Original 1.4.60 » est toujours l’emblème de la jeunesse rebelle des années punk-rock. Solide, résistante, authentique, la Doc signe cet hiver son grand retour… sur les podiums et dans la rue. DÉCOUPÉES, COLORIÉES, ÉRA- FLÉES, DÉCAPÉES, LES BOTTINES DR. MARTENS TRAVERSENT LES DÉ- CENNIES SANS PRENDRE UNE RIDE. Car les Doc seraient réalisées, selon la marque, « comme aucune autre chaussure sur terre ». Chaque adepte crée sa paire à sa manière, au gré des modes et des tendances. Certains les customisent, d’autres les collectionnent. Depuis quelques années, la marque adopte une nouvelle philosophie : « We still make the shoes, you still do the rest. » (Nous continuons à fabriquer les chaussures, vous faites le reste). Phénomène « intergénérationnel », la Doc ou DM’s est devenue avec le temps un accessoire de mode incontournable. LA « DOC », UNE CHAUSSURE ORTHOPÉDIQUE Rien ne laissait supposer que la mythique bottine deviendrait un jour une icône de mode. L’histoire de la « Doc » débute en 1946, dans la commune de Seeshaupt, en Allemagne. En convalescence, après un accident de ski, dans les Alpes bavaroises, le docteur allemand Klaus Maertens conçoit, avec l’aide de son ami et ingénieur Herbert Funck, un soulier pour soulager sa douleur et faciliter la marche. Ensemble, ils créent une semelle dans un vieux Dernière MINUTE We have made the boots, you did the rest… (Nous avons créé les bottines, vous avez fait le reste…) pneu. Deux ans plus tard, les chaussures sont commercialisées dans le pays de Goethe. La cible, ce sont les personnes âgées à la recherche de confort. Flairant le bon filon, le fabricant de chaussures anglais, Bill Griggs, originaire de Northampton, achète la licence de fabrication Dr. Maertens et anglicise le nom. La chaussure est alors baptisée Dr. Martens. Afin de s’imposer sur le marché du « workwear » – vêtements de chantier –, Bill Griggs adapte le concept « Airwair ». La semelle cousue Goodyear, rainurée et translucide, résiste aux liquides corrosifs et laisse son empreinte inimitable. Languette noire siglée, cuir épais, couture jaune surpiquée sont autant de signes qui deviendront rapidement les particularités de la marque. Le 1 er avril 1960, la première paire de Dr. Martens, baptisée pour l’occasion 1.4.60, est vendue au grand public. Ce modèle à huit trous, rouge cerise, au bout rond dont le talon est amorti grâce à un coussin d’air, offre un confort et un design hors du commun. Les chaussures Dr. Martens ne tardent pas à rencontrer leur public. DE LA CLASSE OUVRIÈRE À LA CULTURE PUNK Destinée à l’origine aux ouvriers et aux agents des services publics britanniques, la chaussure utilitaire devient, au cours des années 1970, un symbole identitaire pour tous les contestataires. Elle marque l’appartenance à un groupe et à des valeurs sociales Dr. Martens s’introduit dans le milieu punk-rock et fait partie intégrante du style vestimentaire des populations rebelles de l’East End londonien. A l’image du jeune Shawn, gamin des années Thatcher dans le film This is England, tous les adolescents de l’époque exigent de porter des Dr. Martens. Crête à l’iroquoise, blouson en cuir et « Docs » aux pieds, voilà la tenue fétiche des jeunes Anglais. Concours Dr. Martens « The Brief » sur www.dmbootdesign.com DR La mythique 1.4.60. Il ne reste plus que deux jours aux internautes pour participer à l’opération « The Brief » et voter pour le modèle de Doc le plus original. Bombes de couleur, feutres, surligneurs, stylos, briquets et même pots de Blanco, tout est accepté pour customiser la mythique Dr. Martens 1.4.60. Les créations sont téléchargeables et visibles sur la galerie du site www.dmbootdesign.com. Le gagnant de ce grand concours international remportera un chèque de 1500 euros. La paire élue par les internautes sera produite en 450 exemplaires numérotés, avant d’être commercialisée dès le mois d’avril prochain dans les boutiques Dr. Martens et quelques magasins triés sur le volet. La plateforme MySpace soutient l’opération et a organisé une vaste campagne publicitaire, vue par près de 6 millions d’internautes. Le nombre de participants est en constante augmentation. Depuis le début de l’événement, lancé le 8 octobre dernier, le site compte plus de 300 modèles 300 000 paires vendues par an en France de Dr. Martens, envoyés par les amoureux ou les nostalgiques de la bottine. Pour tous les retardataires, ceux qui manquent d’inspiration ou qui sont peu satisfaits de leur création, une deuxième édition de l’opération « The Brief » est organisée en avril prochain. Alors qui viendra détrôner le Californien Jeremy Asher Lynch, dernier gagnant en date et auteur d’un modèle atypique de Doc, baptisé Faces ? Participation et vote jusqu’à demain sur www.dmbootdesign.com. DR MARTENS UK DR
DR MARTENS UK www.directsoir.net MODE ET MUSIQUE FONT BON MÉNAGE Du rock au punk en passant par le ska, le gothique, le grunge ou la pop, tous les courants musicaux s’associent à la marque. Pour de nombreux groupes comme The Cure, The Clash ou les Red Hot Chili Peppers, la bottine au design rock’n’roll incarne les valeurs de la contre-culture : liberté d’expression et créativité. Le bassiste des Sex Pistols, Sid Vicious, et le guitariste des Who, Pete Townshend, l’adoptent. La Dr. Martens devient le « must » en matière de chaussures dans les années 1980. Elle est portée par les plus grandes stars internationales : Madonna, Elton John, Naomi Campbell, Kate Moss… et même le prince Charles. Rouge, verte, bleue, à fleurs, vernie ou unie, la Doc se démocratise. Les adolescents se l’arrachent et en font l’accessoire indispensable de leur garde-robe, à l’image des jeans, shorts et autres minijupes. ■ Source : Fédération française de la chaussure. A gauche, les créateurs de la Doc : le docteur Klaus Maertens et l’ingénieur Herbert Funck. Ci-dessous, la chaussure conçue par Jean Paul Gaultier. LE RETOUR DES DR. MARTENS La famille reste propriétaire de la marque Dr.Maertens. Quant à la société Griggs Group Ltd, elle fabrique les chaussures. A la fin des années 1990, la firme rencontre des difficultés. Les ventes chutent. De nouvelles semelles plus sportives apparaissent sur le marché et de nombreuses contrefaçons sont commercialisées. Afin de fidéliser sa clientèle, le groupe innove et lance des campagnes publicitaires originales et attractives. Le succès est au rendez-vous.A l’occasion du quarantième anniversaire de la marque, en l’an 2000, Dr. Martens fait appel aux grands noms de la mode. Les créateurs du monde entier comme Vivienne Westwood, Paul Smith ou le Français Jean Paul Gaultier réalisent des modèles uniques inspirés de la Doc « Original 1.4.60 ». La marque lance également une série limitée intitulée « Millenium Edition ». La Doc est décorée d’un dragon, signe astrologique de l’horoscope chinois. Six ans plus tard, Dr. Martens fait un pas de plus dans l’univers de la mode. Le groupe lance des modèles customisés à l’effigie de personnalités représentant à travers leur art l’esprit de la marque : les acteurs Scarlett Johansson et Johnny Depp, la chanteuse Zazie, le leader du groupe Indochine, Nicolas Sirkis, ou la styliste Sonia Rykiel. Dr. Martens soutient les figures emblématiques de la scène musicale en signant des partenariats avec les artistes tels que Melissa Mars, jeune talent originaire de Marseille. Le modèle original 1.4.60 reste l’un des articles de la marque le plus vendu. La Doc est définitivement ressortie du placard ! Phénomène « intergénérationnel », la Dr. Martens reste « la madeleine de Proust » des plus âgés. Avec nostalgie, ils se souviennent de leur paire de chaussures, symbole d’une adolescence désormais révolue. RÉPARTITION DE LA PRODUCTION DE CHAUSSURES EN FRANCE Chaussures de ville 49% Pantoufles 31% Chaussures de sécurité Chaussures de sport 18% 2% DR MARTENS UK ■ Pour sa nouvelle campagne publicitaire, Dr Martens a choisi la fraîche et pétillante Daisy Lowe. Fille de la créatrice de mode PearlLowe, et du leader du groupe Bush Gavin Rossdale, belle-fille de la chanteuse Gwen Stefani, le jeune mannequin de 18 ans incarne les valeurs de la marque. Glamour, sexy, rock’n’roll, des atouts pour relancer les ventes des bottines et attirer une clientèle plus jeune. David Suddens, directeur de la société R. Griggs Group, a affirmé qu’il prévoyait d’ouvrir six nouvelles boutiques, dont une à New York. A ce jour, il existe trois magasins Dr. Martens : à Paris, à Londres, près de Covent Garden, et à Portland, aux Etats-Unis. ÉCONOMIE 11 PUBLICITÉ Daisy Lowe, la nouvelle égérie DR MODELe Japonais Yohji Yamamoto La Chelsea Boot de Yohji Yamamoto. ■ En créant le site internet Freedm, Dr. Martens a donné naissance à une communauté artistique internationale. L’occasion pour de jeunes chanteurs, musiciens, dessinateurs et graffeurs de donner libre cours à leur imagination. Les artistes se retrouvent sur une plateforme numérique, au sein d’une maison virtuelle. On y trouve un studio d’enregistrement, une galerie d’art, une bibliothèque et une salle de cinéma. Chaque ■ Dr. Martens s’implique dans la sauvegarde de l’environnement. Le processus de coloration et de tannage du cuir est totalement naturel. Les matières premières nécessaires à la fabrication des semelles intérieures, 100% biodégradables, proviennent de la production non utilisée du riz en Thaïlande. Le caoutchouc naturel de la semelle provient du latex, produit par l’hévéa. Dr. Martens encourage la population locale à exploiter les ressources naturelles tout en respectant les règles du développement durable. ■ Dr. Martens lance la collection printemps-été 2008 conçue par le créateur de mode japonais Yohji Yamamoto. Né à Tokyo en 1943, il a présenté ses premières collections à Paris dans les années 1980. Yamamoto a depuis remporté un franc succès et développe des modèles aux lignes sobres et épurées. La série haut de gamme de Dr. Martens, en édition limitée, revisite certains modèles comme la 14 Eye Zip Boot, la 10 Eye Zip Boot et la Chelsea Boot. Ils sont vendus en exclusivité dans les boutiques Dr. Martens et YY de Paris. WEB Freedm, le site de la libre expression ENGAGEMENT « Doc », la conscience écolo La semelle extérieure des Dr. Martens est 100% biodégradable. EN SAVOIR PLUS Le jeune mannequin Daisy Lowe. visiteur personnalise et « customise » son espace. La marque participe également à de nombreux événements culturels, dans le but de découvrir de nouveaux talents : expositions, concerts, lancement de magazines, organisations de soirées dans des lieux branchés de la scène internationale. C’est pourquoi les professionnels de l’industrie culturelle surfent fréquemment sur le site www.freedm2.com. DR V. PHILLIPS/AGENCE WEBBER



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