Direct Soir n°251 27 nov 2007
Direct Soir n°251 27 nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°251 de 27 nov 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : George W. Bush rendez-vous pour la paix à Annapolis

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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RAYMOND DELALANDE/GAMMA DR Directsoir N°251/Mardi 27 novembre 2007 14 CULTURE THÉÂTRE Le nouveau pari de Podalydès Denis Podalydès interprète le nonchalant Fadinard. Bien qu’il soit sociétaire de la Comédie- Française depuis 1998, ce n’est pas sur la scène du « Français » que l’on retrouve Denis Podalydès, mais sur celle du Théâtre national de Chaillot. « Cela fait toujours du bien de travailler dans un autre théâtre et avec d’autres comédiens. Je crois que le métier d’acteur est de changer tout en étant profondément le même », explique-t-il. Nouveau théâtre, mais aussi nouvelle collaboration, car c’est la première fois que le comédien est dirigé par Jean-Baptiste Sastre. Au-delà de l’innovante mise en scène basée sur des éléments de décor mécanisés, le jeune metteur en scène a demandé à Denis Podalydès d’interpréter de façon nonchalante le rôle de Fadinard. Le site www.finearttv.tv. TOP DES TOPS DR 1 Chagrin d’école Daniel Pennac Gallimard jkle Après avoir triomphé en tant que metteur en scène de « Cyrano de Bergerac » l’année dernière, c’est sur les planches du Théâtre national de Chaillot que l’on retrouve Denis Podalydès, pour une intrusion remarquée dans l’univers d’Eugène Labiche. Un contraste réussi, puisque son personnage, sur le point de se marier, se lance dans la frénétique recherche d’un chapeau de paille mangé par l’un de ses chevaux. Un vaudeville servi par l’un des maîtres en la matière : Eugène Labiche. Là encore, il s’agit d’une première. Denis Podalydès n’avait encore jamais joué une pièce de cet auteur du XIX e siècle. « Il s’agissait de faire quelque chose de risqué, d’engagé, de singulier et qui soit différent de ce que l’on aurait pu faire à la Comédie- Française », déclare-t-il. Pari réussi. Un chapeau de paille d’Italie, jusqu’au 8 décembre. Théâtre national de Chaillot, 1, place du Trocadéro, Paris 16 e (01 53 65 31 00 ou www.theatre-chaillot.fr). INTERNET L’art en ligne EXPO DANSE La préhistoire les yeux fermés ■ Ressentir plutôt qu’observer, tel est le concept de l’exposition Ferme les yeux pour voir la préhistoire. Plongés dans l’obscurité, les visiteurs déambulent avec un masque. Privés de la vue, ils apprennent alors à se servir de l’ouïe, de l’odorat et du toucher pour imaginer la vie des hommes entre 9000 et 5300 avant Jésus-Christ. Une trentaine d’objets du mésolithique, reconstitués sur la base de documents archéologiques dans les mêmes matériaux et en utilisant des techniques d’époque, jalonnent le parcours, également adapté aux aveugles. Dans le prolongement de l’exposition, des outils d’initiation à la lecture et à l’écriture de l’alphabet braille permettent au public d’être plus concrètement sensibilisé à la malvoyance. Une expérience sensorielle rare, enrichissante et humaine. Ferme les yeux pour voir la préhistoire, jusqu’au 31 décembre. Musée départemental de Préhistoire d’Ile-de-France, 48, avenue Etienne-Dailly, Nemours (Seine-et-Marne). ■ Le site www.finearttv.tv diffuse chaque semaine des programmes consacrés aux nouveaux talents du monde de l’image. Portraits d’artistes et de professionnels de la création contemporaine, mini-documentaires, portfolios et chroniques. La chaîne offre en outre une sélection de campagnes de pubs européennes, ainsi que des sections dévouées à l’art du nu et à « l’artchéologie ». Pour les amoureux d’images décalées et bien léchées. www.finearttv.tv, de 3 € pour un jour à 70 € par an. 2 Une vie Simone Veil Stock Harry Potter et les reliques de la mort J.K. Rowling Gallimard Les visiteurs utilisent l’ouïe, l’odorat et le toucher. 3 4 5 Alabama Song Gilles Leroy Mercure de France jkle jkle jkle jkle Meilleures ventes de livres (hors BD et livres de poche). Dans Une vie, Simone Veil se raconte enfin à la première personne. De son enfance niçoise dans une famille juive, à sa déportation à Auschwitz en 1944, jusqu’à ses débuts en politique, elle nous livre son parcours de femme libre au destin hors du commun. Légende : (e) nouvelle entrée - Source : Mais qu’est-ce qu’on va faire de toi ? Michel Drucker Robert Laffont DR Le festival présente les créations de jeunes chorégraphes. Parcours dansants d’Orléans ■ Josef Nadj a invité cette année plusieurs chorégraphes en résidence au Centre chorégraphique national d’Orléans. Afin d’ouvrir une fenêtre, pour le plus grand nombre, sur la scène artistique actuelle, la 9 e édition du festival Traverses présente les créations de ces jeunes chorégraphes. Traverses, jusqu’au 14 décembre, Centre chorégraphique national d’Orléans, 37, rue du Bourdon-Blanc, Orléans (02 38 62 41 00). LIVRE Élevés en mer ■ Julia et Robert Seitre, photographes animaliers et vétérinaires de formation, ont parcouru le monde avec leurs trois enfants. De leurs voyages d’une richesse infinie, ils ont rapporté de magnifiques clichés. Les aventures maritimes de cette famille pas ordinaire font en ce moment l’objet d’un ouvrage et d’une exposition, La mer et l’enfant. Les trois miniglobe-trotters, des premiers pas sur le sable à la plongée, y apprivoisent les océans, au contact des baleines, tortues, raies, requins… Une jolie manière de sensibiliser à la beauté fragile de la planète bleue. La mer et l’enfant, de Julia et Robert Seitre, éd. Seitre, 20 €. Exposition jusqu’au 4 décembre au Cinéaqua, 5, avenue Albert-de-Mun, Paris 16 e (0140692323). Pour poursuivre l’exploration : www.seitre.com. Une famille à la découverte du monde marin. SÉVERINE CHARRIER DR
WILD BUNCH DR www.directsoir.net Bobby (Joaquin Phoenix) et son amie Amada (Eva Mendes). ■ Après son immense succès en librairie, Ensemble, c’est tout avait été transposé l’an dernier sur grand écran par Claude Berri. La sortie du DVD est l’occasion de se (re)plonger dans la vie des quatre héros : Paulette (Françoise Bertin) est âgée mais ne veut pas quitter sa maison, son jardin, ses animaux. Son petit-fils, Franck, interprété par Guillaume Canet, est partagé entre son travail de cuisinier, l’alcool, les filles et sa grand-mère. Il vit avec Philibert, joué par Laurent Stocker (pensionnaire de la Comédie-Française, brillantissime), aristo pur jus, philanthrope jusqu’au bout des ongles, qui fait la rencontre de Camille (Audrey Tautou), une jeune femme frêle et tendre qui vit de ménages. Quatre destins que rien ne semblait devoir réunir et qui vont devenir inséparables. FESTIVAL Ensemble, c’est beau Belfort fête tous les cinémas « La nuit nous appartient » (« We Own the Night ») est la devise de la police criminelle de New York. ■ Célébrant un cinéma audacieux, le festival EntreVues consacre sa 22 e édition aux cinéastes João César Monteiro et Pascal Thomas (La dilettante). La programmation inclut aussi une sélection de films de réalisateurs de renom : Renoir, Godard, Carpenter, Fassbinder, Loach, Marker, Resnais, Brook ou encore Cronenberg. EntreVues, 22 édition du Festival du film de Belfort, jusqu’au 2 décembre, Cinéma des Quais, place Janine-Bazin, Belfort, www.festival-entrevues.com L’adaptation par Claude Berri de « Ensemble, c’est tout », le best-seller d’Anna Gavalda, sort cette semaine en DVD. Franck (Guillaume Canet) et Camille (Audrey Tautou). Des personnages qui se révèlent à eux-mêmes et apprennent à aimer. Une fable très humaine. Ensemble, c’est tout, de Claude Berri, Fox Pathé Europa. 2006 PATHÉ DISTRIBUTION 15 Un grand polar ★★★★★ Avec « La nuit nous appartient », James Gray signe une tragédie familiale sous forme d’un polar très noir. James Gray est un cinéaste rare et précieux. Après les remarquables Little Odessa (1994) et The Yards (2000), La nuit nous appartient n’est que son troisième longmétrage. Cette filmographie clairsemée s’explique par le perfectionnisme du réalisateur, mais aussi par la méfiance des studios hollywoodiens envers cet héritier des grands maîtres des années 1970 (Francis Ford Coppola, Martin Scorsese…). La nuit nous appartient, présenté en compétition officielle au dernier Festival de Cannes, est une nouvelle variation sur les thèmes chers à l’auteur : la famille, la fatalité et les communautés d’immigrants à New York. Après The Yards, James Gray retrouve le duo d’acteurs Joaquin Phoenix et Mark Wahlberg. Le premier incarne Bobby, gérant d’une boîte de nuit à la mode qui appartient à la mafia russe. Dans cet univers marqué par la drogue et l’argent facile, seule sa petite amie (Eva Mendes) sait que son frère (Mark Wahlberg) et son père (Robert Duvall) sont CULTURE CINÉMA des membres éminents de la police new-yorkaise. Alors que l’affrontement entre forces de l’ordre et mafieux se durcit, Bobby va devoir choisir entre sa famille de sang, qu’il a tenté de rejeter, et celle d’adoption. La trame de La nuit nous appartient est des plus classiques, mais James Gray parvient à lui donner la puissance d’un mythe antique ou d’une histoire biblique. Cette tragédie familiale moderne, située à la fin des années 1980, offre une vision sombre de la société, gangrenée par la corruption et frappée par la malédiction. James Gray n’a jamais oublié qu’il voulait d’abord devenir peintre, soignant chaque scène comme s’il s’agissait de tableaux. Le film propose une étonnante poursuite de voitures sous un déluge apocalyptique. Joaquin Phoenix, certainement l’acteur le plus doué de sa génération, livre une prestation exceptionnelle d’intensité et d’épaisseur. Un des meilleurs films de l’année. La nuit nous appartient, de James Gray, en salles demain.



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