Direct Soir n°250 26 nov 2007
Direct Soir n°250 26 nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°250 de 26 nov 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Rama Yade, elle incarne une nouvelle génération

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 8 - 9  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
8 9
Directsoir N°250/Lundi 26 novembre 2007 8 EN COUVERTURE J’incarne tout ce que les hommes politiques ne sont pas : une femme, jeune, noire et musulmane. LE GRAND SAUT Déçue par la gauche, elle est séduite par Sarkozy. Fin 2005, elle rejoint l’UMP. Un ralliement qui doit plus au charisme du président du parti qu’aux valeurs traditionnelles de la droite. Ses positions s’écartent parfois de la ligne officielle de la formation. Ainsi, elle s’est prononcée contre la Constitution européenne en 2005 et ne s’est pas déclarée choquée par l’intervention américaine en Irak, estimant toutefois « le résultat pas vraiment à la hauteur des attentes ». Début 2006, Rama Yade reprend contact avec l’un de ses anciens professeurs à Sciences-Po : Emmanuelle Mignon, l’une des plumes de Nicolas Sarkozy et actuelle directrice de cabinet de l’Elysée. « Dans un parti politique, il ne faut pas hésiter à proposer ses services, ne pas s’autocensurer, il faut du culot et surtout ne pas avoir de complexes », explique-t-elle. Elle prononce son premier discours en mars 2006, lors d’une convention sur les femmes organisée par Emmanuelle Mignon. Au fond de la salle, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur et président de l’UMP, est assis entre François Fillon et Françoise de Panafieu. Dès le lendemain, il la nomme secrétaire nationale du parti à la francophonie. TROISFEMMES DU GOUVERNEMENT C. GUIBBAUD/ABACA Rama Yade à l’Assemblée nationale, entourée de Martin Hirsch, Jean-Louis Borloo et François Fillon. RACHIDA DATI ■ Conseillère de Nicolas Sarkozy dans les Hauts-de-Seine, au ministère de l’Intérieur, au ministère des Finances, puis à nouveau place Beauvau, elle devient le porte-parole du candidat UMP lors de la campagne présidentielle. Elle entre dans le gouvernement Fillon comme garde des Sceaux. Et devient une des personnalités politiques les plus en vue du gouvernement. DES COMPÉTENCES ET DE LA PERSONNALITÉ Avec ses tresses relevées et retenues par de petits papillons en strass, elle tranche avec le style habituel des hauts fonctionnaires. Oratrice de talent, elle revendique sa liberté de ton. Et cela plaît. Pour son congrès d’investiture le 14 janvier 2007, Nicolas Sarkozy demande à cette « jeune pousse » de prononcer un discours. Pendant quinze minutes, elle attaque le parti socialiste, accusé de « cécité républicaine » envers les communautés et de préférer « la pitié plutôt que le respect » à l’égard des enfants issus de l’immigration. Elle subjugue les militants. « Parlons des choses qui sautent aux yeux. Je n’ai pas annoncé la couleur, mais je crois qu’elle ne vous a pas échappé », déclare-t-elle au début de son intervention, provoquant l’hilarité de l’auditoire. Dans son offensive contre la gauche, la nouvelle star de l’UMP n’hésite pas à interpeller le futur Président à propos des mots « Kärcher » et « racaille ». « Il est toujours plus efficace de mettre les formes, notamment à l’égard de populations issues de civilisations de l’oral, pour qui les mots sont importants », lance-t-elle devant une salle redevenue silencieuse. Durant la campagne C. GUIBBAUD/ABACA présidentielle, elle est propulsée sur la scène médiatique. Très sollicitée par les militants, elle réapparaît lors de meetings, avec le même succès. L’OBJECTIF DES MUNICIPALES Nicolas Sarkozy voulait « sa » Condoleezza Rice. Une femme issue des « minorités visibles » qui représente la France. Une femme jeune et belle, qui incarne la parité et le renouvellement des générations. La benjamine du gouvernement, qui n’a que deux ans de parti derrière elle, ne s’est jamais frottée au suffrage universel. Ce manque sera bientôt comblé, puisque, à l’instar de Rachida Dati, qui se présente aux élections municipales dans le 7 e arrondissement à Paris, Rama Yade a annoncé le 11 novembre qu’elle serait candidate à Colombes (Hauts-de-Seine) pour ces mêmes élections, en mars 2008. Un tel choix n’a rien de fortuit. Rama Yade tient à construire sa légitimité sur les lieux mêmes qui l’ont vue grandir et qui l’ont déterminée à s’engager sur le chemin de la politique. Et quels que soient les nuages provoqués par l’affaire de L’Arche de Zoé, Rama Yade est en droit de considérer que ce chemin ne fait que commencer. CHRISTINE LAGARDE ■ Repérée par Jean-Pierre Raffarin, Christine Lagarde quitte les Etats-Unis en 2005 pour entrer en politique. Après vingt ans passés dans un grand cabinet d’avocats américain, elle est nommée ministre déléguée au Commerce extérieur du gouvernement Villepin, puis ministre de l’Agriculture et de la Pêche dans le premier gouvernement Fillon. Actuellement ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi, elle est première femme à occuper ce poste au sein du G8. MEIGNEU/SIPA J. DE ROSA/STARFACE VUE PAR Jean-Pierre Elkabbach, journaliste « Elle a la parole facile, féroce, mordante » LYDIE/SIPA ■ « On la croisait dans les couloirs du Sénat et on voyait passer une jeune femme très belle, mais qui avait en permanence le regard ailleurs. Elle semblait complètement habitée par les dossiers qu’elle traitait. Elle passait ses jours et ses nuits à écrire des articles de loi et des amendements, y compris contre la loi qu’elle écrivait pour aider les autres. Elle est extrêmement compétente. Elle a la parole facile, féroce, mordante. Je me souviens que lorsqu’elle a prononcé sa première allocution pour l’UMP, elle a beaucoup plu au public, et surtout ça lui a beaucoup plu à elle. C’est vraiment une oratrice de qualité. Elle a toujours veillé, comme elle me l’a souvent dit, à n’être ni un alibi, ni un gadget, ni un caprice. D’ailleurs, quiconque aurait l’idée d’en faire un gadget, un caprice ou un alibi se tromperait et verrait qu’il est dans l’erreur. C’est une femme fière, directe et libre. A tout moment, elle peut claquer n’importe quelle porte. » Propos extraits de l’émission Les enfants d’Abraham, sur Direct8, le 27 mai 2007. FADELA AMARA ■ Issue d’une famille kabyle algérienne de onze enfants, Fadela Amara participe en 1983 à la Marche des Beurs et milite à SOS Racisme à partir de 1986. Présidente de l’association Ni putes ni soumises, non encartée à l’UMP, elle est nommée secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la ville dans le second gouvernement Fillon, auprès de la ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin.
Les cnfJilts d'ElA l't\mp[cnt sur nous. l..:rci à tous. Amiwlcmcnr Zinwinc Zidanc.., -.,. r.. I\ : IA..c-41Jt



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :