Direct Soir n°25 25 sep 2006
Direct Soir n°25 25 sep 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°25 de 25 sep 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Monsieur Debbouze

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Lundi 25 septembre 2006 10 K. WIGGLESWORTH/AP ACTU MONDE Tony Blair en compagnie de son successeur désigné, Gordon Brown. JAPON/A la recherche de la fierté perdue Demain, le néo-conservateur Shinzo Abe succédera à Junichiro Koizumi à la tête du gouvernement japonais. h Shinzo Abe peut avoir le sourire. A 52 ans, il devient le plus jeune Premier ministre depuis 1945, le premier à n’avoir pas connu la guerre. Cette guerre, il fera pourtant tout pour en évacuer le souvenir de la mémoire japonaise. Il se targue aujourd’hui d’être un « conservateur ouvert », malgré sa réputation d’idéologue réactionnaire sur les questions de société et de « faucon » en politique étrangère. Ce qui reste de la gauche japonaise et la presse occidentale crient au loup nationaliste. Shinzo Abe est le petit-fils de l’ex-Premier ministre Nobusuke Kishi, figure conservatrice de l’aprèsguerre, qui fut emprisonné (mais jamais jugé) comme criminel de guerre. A la source de ce réveil identitaire : la montée en puissance de la Chine, sur fond de polémique lancinante quant à la responsabilité de la guerre et la culpabilité du Japon. Beaucoup de Japonais de la génération de M. Abe sont las de « l’autoflagellation » et des sempiternelles exhortations à la repentance. Pour Shinzo Abe, il n’est pas nécessaire que Tokyo s’excuse à « chaque changement de gouvernement ». « Certains disent que le Japon prend le chemin du militarisme. Mais le Japon possède-t-il des missiles à longue portée pour attaquer les autres pays ? Le Japon essaie-t-il de se doter d’armes nucléaires ? », répond M. Abe à ses détracteurs. Sans doute pas. Mais il est certain que l’Archipel essaye de sortir d’un demi-siècle de quasi-silence sur la scène internationale. La ligne de force du programme du nouveau Premier ministre sera de rendre à son pays sa fierté, de se débarrasser du pacifisme à tous crins et de réapprendre le patriotisme dans les écoles. ROYAUME-UNI/Blair n’a plus d’air Le congrès annuel du Parti travailliste s’est ouvert hier à Manchester, avec comme sujet unique le départ de Tony Blair. Mais quand, et en faveur de qui ? h Depuis 1997, Tony Blair a ressuscité le Parti travailliste, créé une « troisième voie » et même commencé à convaincre les sujets de Sa Gracieuse Majesté que l’Europe a du bon. Mais trois révolutions de mentalités ne chassent pas une idée fixe : le Premier ministre gouverne depuis trop longtemps et menace l’avenir du parti avec son atlantisme infaillible. Les travaillistes, qui tiennent cette semaine leur congrès annuel, veulent solder l’ère Blair une fois pour toutes, après l’avoir désavoué il y a quelques semaines, lui demandant de s’engager à quitter le pouvoir au printemps prochain. Cette position est d’ailleurs soutenue par plus de 66% des Britanniques qui lui reprochent BORIS EHRGOTT sa politique étrangère et l’engagement en Irak. Dimanche, à quelques heures de l’ouverture du Congrès, plusieurs dizaines de milliers de personnes sont ainsi descendues dans les rues de Manchester pour demander le départ du Premier ministre. Une manifestation qui aurait du réjouir Gordon Brown, ministre des Finances, et successeur désigné de Blair depuis 1997. Au même moment, ce dernier refusait de renouveler son soutien à son dauphin, ébranlé par une polémique sur sa réelle capacité à gouverner. Tony Blair va laisser la porte ouverte aux guerres de succession, mais c’est aussi un défi à ceux qui espéraient profiter de ses difficultés. SAMUEL ROUSSEAU Shinzo Abe donne la priorité à la fierté japonaise. Shinzo Abe au côté du Junichiro Koizumi devant le tableau des résultats électoraux. KENNEDY BROWN/EPA/SIPA KENNEDY BROWN/EPA/SIPA SIPA Abe en campagne à Okinawa. AFP/POOL/DARKO BANDIC EN BREF BENOIT XVI/LE PAPE S’EXPLIQUE Impossible de douter de la volonté de Benoît XVI de réparer ses erreurs… Après la virulente polémique causée par ses propos sur l’islam, le souverain pontife souhaite bien clarifier son discours du 12 septembre. Il recevait aujourd’hui les ambassadeurs des pays musulmans dans son fief de Castel Gandolfo, en Italie. Une vingtaine de diplomates étaient présents. Objectif : renouer le dialogue. Dernière minute A LA BAISSE ! Moins de 60 dollars le baril de pétrole. le « Light Sweet Crude » n’avait jamais atteint au niveau aussi bas depuis six mois. Même tendance à la baisse pour le baril de « Brent ». Un signe que le marché va bien, qu’il est moins inquiet, en tout cas, sur l’approvisionnement mondial. PROCÈS DE SADDAM HUSSEIN : 11 E ÉDITION ! Le procès de l’ancien président irakien a repris ce matin. Cette onzième audience est aussi mouvementée que les autres. Saddam a été expulsé du tribunal pour la seconde fois en une semaine. « Je ne veux plus rester dans cette cage », a-t-il déclaré. La reprise du procès était déjà mal engagée avec le boycott des avocats de la défense, en raison de la révocation du président du tribunal. Abdallah al-Améry a été considéré comme partial après avoir déclaré que Saddam Hussein n’était pas un « dictateur ». Saddam et six de ses lieutenants sont jugés pour le massacre de 180 000 Kurdes lors de la mission militaire d’al-Anfal menée en 1987 et 1988. « THE TIMES » /MUSHARRAF SE CONFIE Tribune libre pour le président pakistanais Pervez Musharraf. The Times publie chaque jour des extraits de son autobiographie In line of fire : a Memoir. Aujourd’hui, on apprend que la CIA a versé plusieurs millions de dollars au Pakistan en échange de la remise aux Etats-Unis de 369 terroristes suspectés d’appartenir à Al-Qaida. Des pratiques interdites par le gouvernement américain et démenties par le porte-parole du Département de Justice. « Nous n’étions pas au courant de cela », affirme-t-il.
www.directsoir.net BEN LADEN/La fièvre des rumeurs Vivant ou mort ? La rumeur révélée par l’« Est Républicain » interpelle les chancelleries. h Comment naît une rumeur ? Réponse : avec un article qui dévoile l’existence d’une note remise par la DGSE à l’Elysée sur la mort probable d’Oussama Ben Laden. Une note elle-même fondée sur une autre note des services saoudiens qui auraient daté le décès du chef d’Al-Qaida au 23 août dernier, imputant sa disparition à la typhoïde. Mais, depuis samedi matin, les démentis se multiplient. La France a déjà indiqué que rien ne permettait de vérifier cette information. Invité dimanche soir du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a indiqué qu’à sa connaissance, Ben Laden n’était « ni mort ni gravement malade ». Les gouvernements américain, allemand, russe mais aussi pakistanais ont eux aussi indiqué ne posséder aucune information validant la théorie de la disparition de Ben Laden. Time a cependant relancé la rumeur. Le site du magazine américain affirme qu’une source anonyme saoudienne a certes infirmé la mort de Ben Laden mais confirmé que celui-ci serait gravement malade. Et Riyad de s’empresser de démentir une nouvelle fois avoir la moindre information. Un démenti d’autant plus sérieux que, d’après de nombreux experts, la dernière piste crédible remonte à 2003. Une seule certitude : la dernière apparition de Ben Laden remonte au 29 juin dernier, date à laquelle il avait salué la mémoire de Zarqaoui, le chef d’Al-Qaida en Irak. Mais le 11 septembre dernier, seul son numéro 2, Zawahiri, s’était exprimé. Un silence qui, en ce cinquième anniversaire des attentats de New York, était assez suspect. Si ce silence durait, il constituerait un élément aussi tangible que troublant. SAMUEL ROUSSEAU PHOTO FILES/MBC/AFP MONDE THAÏLANDE/Souriez soldats, vous êtes filmés ! h Prise d’assaut mardi dernier par les putschistes de Sonthi Boonyaratglin, Bangkok vit aujourd’hui au rythme d’une nouvelle attraction : les photos et les vidéos souvenirs prises par les touristes qui s’agglutinent autour des chars et des soldats de la ville. Les soldats ont reçu l’ordre de sourire au maximum, afin d’améliorer l’image de la junte qui a pris le pouvoir et renversé le régime de Thaksin Shinawatra. Dents dehors et bras au ciel, les militaires prennent la pose et tout le monde en raffole. Les enfants grimpent sur les blindés pendant que les mamans s’affichent aux bras des hommes en uniforme et que les étudiantes thaïlandaises leur offrent des roses. Parée de guirlandes jaunes – la couleur du roi – et gratifiée d’offrandes par la population, l’armée accepte volontiers d’être la star d’un jour. « C’est plus un festival qu’un coup d’Etat » souligne un passant. « C’est superexcitant », renchérit un Américain. « Notre patron nous a donné notre journée », dit en souriant une jeune femme. Les marchands ambulants vendent des T-shirts à la criée pour un peu plus de deux dollars. Sur le torse, l’inscription « Non à Thaksin » remporte tous les suffrages. Le plus étonnant : des agences de voyages profitent de l’occasion et organisent des visites « spécial putsch ». CAROLINE ITHURBIDE



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