Direct Soir n°240 12 nov 2007
Direct Soir n°240 12 nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°240 de 12 nov 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Pervez Musharraf, le Pakistan à l'heure du choix

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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M. FEDOUACH/AFP S. MERIADECK 12 Directsoir N°240/Lundi 12 novembre 2007 20 22 SPORTS JEUX Boxe Les lendemains d’une défaite Jean-Marc Mormeck ■ Né le 3 juin 1972 à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. ■ Débuts professionnels le 25 mars 1995. ■ Champion de France des mi-lourds en 1998 et 1999. ■ Champion WBA des lourds-légers, du 23 février 2002 (bat Virgil Hill) au 7 janvier 2006 (défaite contre O’Neil Bell). ■ Champion WBA-WBC des lourds-légers du 3 avril 2005 (bat Wayne Braithwaite) au 7 janvier 2006 (défaite contre Bell), puis du 17 mars 2007 (victoire face à Bell) au 10 novembre 2007 (défaite contre Haye). ■ 37 combats, 33 victoires dont 22 K.-O., 4 défaites. DAVID HAYE David Haye est né le 13 octobre 1980, à Londres. Il fait ses débuts professionnels le 7 décembre 1999. Aujourd’hui, l’Anglais compte 21 combats, 20 victoires, dont 19 avant la limite, et 14 avant le 4 e round. Il est surnommé « Hayemaker » outre- Manche, comprenez « la Faucheuse ». Jean-Marc Mormeck a été destitué de ses deux titres mondiaux (WBA-WBC), samedi soir, après sa défaite contre le Britannique David Haye, un géant aux poings de fer. Mormeck avait fait le choix de ne pas se défiler. Récit d’un grand combat. Je suis champion du monde, je n’ai pas le droit de fuir, de m’esquiver, si je sais qu’il y a quelqu’un de plus fort que moi, je dois l’affronter. Sinon, je ne pourrais pas me regarder dans un miroir. Sinon, je ne serais pas champion du monde », confiait Jean-Marc Mormeck, à l’issue de la conférence de presse, mercredi dernier. Il a choisi. Il a perdu. Mormeck avait choisi d’affronter un lourd. Un vrai poids lourd, un pugiliste qui officie en temps normal chez les plus de 100 kg. Certes, David Haye en a perdu 15 pour ce combat, mais n’a rien perdu de sa taille, de son allonge, de sa puissance. Le Français connaissait les statistiques de « la Faucheuse » (son surnom outre-Manche) : sur ses 20 précédents combats, 19 victoires, 18 avant la limite, dont quatorze par K.-O. à l’issue du 3 e round, pour une défaite. Mormeck savait tout cela, mais il ne s’est pas défilé. L’homme n’est pas du style à fuir ses responsabilités. Comment explique-t-il la défaite ? « J’ai bien commencé, mais je n’arrivais pas à enchaîner. Je lui envoie un crochet du gauche, mais je n’arrive plus à esquiver les coups. Je ne sais pas ce qui m’arrive, certainement que j’étais dans un jour sans… Je n’arrivais pas à délier, mes coups ne partaient pas. Je prends un coup derrière la tête, qui me fait trembler la jambe (5 e round), je ne récupère pas, et quand je prends l’uppercut dans l’œil (6 e round), ça m’aveugle, je prends un autre coup lourd, derrière, je suis sonné, et là, ça ne sert à rien de continuer. Même si j’étais en avance. J’aurai mis ma santé en danger. » Physiquement, le boxeur est marqué : un gros hématome sous l’œil gauche, du sang dans les yeux, aux abords des narines, la pommette droite touchée. Mentalement, la douleur est persistante, aussi : « Je suis dégoûté, bien sûr. Ce soir, j’ai perdu mes ceintures, mais j’assume. Il n’y a pas de honte, j’ai fait un combat, j’ai perdu, on ne peut rien dire. J’étais bien physiquement, mentalement, mais je n’arrivais pas à appliquer tout ce que l’on a travaillé pendant la préparation. Maintenant, il me faut du repos, des vacances. Et félicitations à David Haye : c’est un « C’est comme ça, le sport. Il y a un gagnant et un perdant. Ce soir, c’est lui, demain, ce sera moi. Parce que je sais que j’ai encore une carte à jouer. » Jean-Marc Mormeck a fini par fléchir sous les coups de « la Faucheuse », le Britannique David Haye, samedi soir, à Levallois. grand, grand boxeur. » En conférence de presse, les éloges sont réciproques : « C’est un grand boxeur, un des plus grands, même. Quand je mets les jambes à terre, au 4 e round, je me dis : « Mormeck a une puissance à faire tomber un bœuf. » Je savais que j’allais vaincre, parce que mon cœur me suivait. Mais c’est le boxeur qui m’a mis le plus en difficulté. Et d’ailleurs, je vais laisser mon titre vacant, je ne veux plus boxer en lourds-légers ! J’ai la peau sur les os, c’est dangereux pour ma santé, je veux revenir en lourds. Ou trouver un poids intermédiaire, pour combattre Fabrice Tiozzo, que vous réclamez tous. » Tiozzo ? Tous ? Non, David Haye a certainement mal compris : ce n’est pas lui que l’on a envie de voir opposer à l’ancien champion du monde des lourds-légers, mais assurément Jean-Marc Mormeck. Pour un combat déjà historique. S. MERIADECK Je sais une chose, ce soir, c’est que ce n’était pas mon dernier combat. QUEL AVENIR POUR MORMECK ? Plusieurs possibilités s’offrent au boxeur français : ■ Partir à la reconquête de ses titres : David Haye l’a dit, il laissera les titres de champion du monde des lourdslégers vacants, pour retourner dans sa vraie catégorie, les lourds. ■ Aller chercher la ceinture IBF (en boxe anglaise), qui lui manquait pour la réunification, avant cette défaite. Elle est actuellement détenue par SteveCunningham, boxeur contractuellement lié à Don King, comme Mormeck. ■ Combattre Fabrice Tiozzo, le combat que tout le monde attend. Sans ceinture en jeu, dans un duel fratricide dont le seul but serait de savoir qui est le meilleur des deux. ■ Monter chez les lourds. Son entraîneur, Richie Giachetti, ex-entraîneur de Mike Tyson, ne demande que cela : « il a les capacités physiques et la technique pour le faire ». ■ Raccrocher définitivement, et devenir promoteur. « Un bon promoteur, qui pense à l’intérêt des boxeurs avant les siens, dans le respect du sport et des athlètes ». F. FAUGERE/DPPI
M. MOCHET/AFP www.directsoir.net VOILE « Ecover III » mène la course Ecover III, skippé par M. Golding et B. Dubois. 13 ■ Ecover III a profité de la nuit pour creuser l’écart en tête de la course. Le leader des monocoques dispose de plus de 15 milles d’avance sur son premier poursuivant. Les skippers Mike Golding et Bruno Dubois sont désormais seuls en tête de la Transat. Il n’y a guère que l’équipage de VM Matériaux qui semble en mesure de les inquiéter. Chez les multicoques, Franck Cammas et Stève Ravussin sur Groupama sont toujours en tête et rien ne paraît pouvoir les empêcher de remporter la Transat. L’équipage franco-suisse possède désormais 318 milles d’avance sur son dauphin Gitana. A noter que Banque Populaire, non localisé hier, a refait surface et pointe à la troisième place : Pascal Bidégorry et Yvan Ravussin ont 2 milles de retard sur le second multicoque. La mort d’un supporter romain, tué par un policier lors d’une rixe entre tifosi de la Lazio et de la Juventus, sur une aire d’autoroute près d’Arezzo (Toscane), dimanche, est le 13 e décès dû aux violences dans et autour des stades de football depuis 1962 en Italie. FOOTBALL/LIGUE1 Marseille respire SPORTS 13 L’Olympique de Marseille quitte la zone des relégables grâce à sa victoire (2-1) à Lyon, hier soir, au terme d’un match riche en occasions. Plus tôt dans la soirée, Bordeaux a étrillé Rennes (3-0). Des matchs comme ceux d’hier soir réconcilieront le public avec une Ligue 1 souvent décriée. Ce Lyon-Marseille prouve qu’il y a de la qualité en France, qu’il peut y avoir du spectacle. Marseille, dix-neuvième et avant-dernier du championnat n’en menait pas large avant cette dernière rencontre de la quatorzième journée. Sa partition satisfaisante mardi à Porto, malgré la défaite, a été confirmée hier par un onze phocéen courageux et solidaire. Il fallait tout cela pour infliger aux Gones leur première défaite de la saison à domicile (2-1). Mené au score dès la 7 e minute, suite à un but de Juninho qui avait suivi une reprise de Belhadj, Marseille réagissait rapidement. Niang, retenu dans la surface par Squillaci, se faisait justice, en trompant Vercoutre (10’). L’attaquant sénégalais profitait du manque d’agressivité de la défense lyonnaise pour signer en puissance un doublé décisif au meilleur moment (42’). La seconde période était un panel de ce qui peut se faire de mieux, gestes techniques de classe et combativité. Le public de Gerland n’a pas eu le temps de s’endormir, même si les hommes d’Alain Perrin s’inclinaient sur leur pelouse au terme d’un final ébouriffant. Si cette défaite est sans conséquence au classement pour des Lyonnais qui demeurent leaders, les Marseillais respirent enfin, et quittent la zone des relégables au détriment d’Auxerre. Au vu de ce match, les joueurs d’Eric Gerets, qui peuvent remercier leur gardien de but SteveMandanda, ont des raisons d’espérer mieux pour la suite de la saison. L’avenir dira si cette victoire aura été un déclic. Plus tôt dans la soirée, Bordeaux a surfé sur sa bonne vague actuelle pour venir à bout de Rennes (3-0), avec à la clé un doublé de David Bellion. Le buteur girondin ne pointe plus qu’à une seule unité de Benzema, muet hier soir. De son côté, Lorient a mis fin à une longue série, en l’emportant contre Toulouse (1-0). Le Marseillais Mamadou Niang, auteur d’un doublé hier. FLASH PRESS



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