Direct Soir n°235 5 nov 2007
Direct Soir n°235 5 nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°235 de 5 nov 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : Hillary Clinton objectif Maison-Blanche

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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GINIES/SIPA P.LORETTE Directsoir N°235/Lundi 5 novembre 2007 14 CULTURE BIENNALE Objectif monde(s) Photoquai, « première biennale des images du monde » – créée à l’initiative du musée du Quai Branly – expose pendant un mois les photographies d’artistes contemporains et non occidentaux. Une exposition de photographies en libre accès. Montrer le monde tel qu’il est vu et vécu par ceux qui l’habitent, telle est l’ambition de la première édition de Photoquai. Du pont de Bir-Hakeim à l’Institut du monde arabe, les travaux d’une centaine de photographes sont présentés au musée du Quai Branly, à l’intérieur d’une dizaine d’institutions et en plein air. Ces artistes non occidentaux, majoritairement exposés pour la première fois en France, dévoilent leur vision de leur pays. Le propos de ce festival de l’image n’est pas de dépayser avec des clichés exotiques, ni de choquer avec des photoreportages de guerre. Le mot d’ordre étant « le monde regarde le monde », l’objectif est de montrer la planète, ses peuples et ses cultures, tels qu’ils sont Un costume créé par Fernand Léger. TOP DES TOPS DR EXPO ressentis par leurs artistes. L’accent est mis sur ceux issus des zones géoculturelles concernées par le musée du Quai Branly, instigateur de l’événement. Les créations d’Océanie, d’Asie, des Amériques et d’Afrique seront donc mises en avant. Au centre culturel de la Chine, par exemple, Liu Lei, Yuan Xue Jun et Jiang Xiaowen, trois photographes contemporains, révèlent avec modernité l’art de vivre du peuple chinois. Festival de révélations plus que des consécrations, Photoquai est à la fois populaire et pointu. Il s’adresse à tous les amateurs d’arts visuels, aux touristes comme aux collectionneurs, aux professionnels et aux curieux. Photoquai, jusqu’au 25 novembre. www.photoquai.fr. Les uniformes mis en scène MUSÉE SPECTACLE Tomi Ungerer « muséifié » ■ Pour la première fois en France, un musée public est dédié à un artiste de son vivant. Venant d’ouvrir ses portes à Strasbourg, le musée Tomi Ungerer consacre ainsi un dessinateur de renommée internationale. Né en 1931 dans la capitale alsacienne, Tomi Ungerer s’est d’abord imposé aux Etats-Unis, grâce à ses livres pour enfants, ses affiches publicitaires, ses dessins de presse et ses œuvres érotiques. Mais ce globe-trotter (il réside aujourd’hui en Irlande, n’a jamais oublié ses racines, militant notamment pour le bilinguisme dans sa région natale. Depuis 1975, il a effectué des donations à la ville de Strasbourg, qui a ainsi pu regrouper 8000dessins. Le musée, situé en centre-ville dans une belle villa de la fin du XIX e siècle, présente la riche œuvre d’un artiste satirique qui, toute sa vie, n’a cessé de s’en prendre avec le même esprit caustique au racisme, au militarisme et aux travers de la société contemporaine. Musée Tomi Ungerer, 2, avenue de la Marseillaise, Strasbourg (0369063727). ■ « Ah, que j’aime les militaires, leur uniforme coquet », chantait la grande-duchesse de Gerolstein dans l’opéra-bouffe d’Offenbach. L’exposition J’aime les militaires propose une rétrospective des uniformes militaires au théâtre, à l’opéra et au ballet depuis le XIX e siècle. Ces costumes de scène montrent l’évolution du regard de la société sur le soldat. Bénéficiant longtemps du prestige de l’uniforme, il deviendra, suite aux grands conflits du XX e siècle, l’incarnation des violences modernes. J’aime les militaires, jusqu’au 2 mars 2008 au Musée de l’armée, Hôtel des Invalides, 129, rue de Grenelle, Paris 7e. www.invalides.org. 1 Délinquant Lim/Menace jkle 2 All The Lost Souls James Blunt/WE Un musée consacré à l’artiste Tomi Ungerer. Mon paradis Divinidylle La radiolina 3 4 5 Christophe Maé Vanessa Paradis Manu Chao Warner Barclay Because jkle jkle jkle jkle RAP TOUJOURS… Le classement des meilleures ventes d’albums est marqué cette semaine par l’arrivée au sommet de Lim, l’homme de l’ombre du rap. Fort de nombreuses collaborations depuis les années 1990, l’artiste aura réussi à détrôner James Blunt grâce à un opus qui contient pas moins de 32 titres et regroupant une vingtaine de talents du hip hop hexagonal. Source : Snep/Ifop M. BERTOLA/MUSÉES DE STRASBOURG Agnès Pat veut un homme et c’est du travail. Parcours d’une célibattante ■ Bien décidée à trouver un homme, Agnès Pat entraîne les spectateurs dans ses épreuves de « célibattante ». Les joies de l’épilation, les vertus de la « chocolathérapie » et les affres du speed-dating sont au programme de ce one-woman show qui oscille entre sketches et chansons. Féminité mode d’emploi, jusqu’au 28 janvier, au Théâtre du Bout, 62, rue Pigalle, Paris 9 e (01 42 85 11 88). LIVRE Le plébiscite Goscinny ■ Il y a trente ans jour pour jour, René Goscinny nous quittait, victime d’un arrêt cardiaque. Mais Astérix, le Petit Nicolas, Iznogoud ou Lucky Luke, tous enfants de cet écrivain et scénariste de génie, se portent à merveille. Pascal Ory, universitaire et spécialiste de la bande dessinée, revient dans une biographie sur le parcours cosmopolite de Goscinny. Né dans une famille juive, le petit René a grandi en Argentine, avant de s’aventurer à New York et de connaître le succès à Paris. Pour qualifier l’immense œuvre populaire qu’il a laissée derrière lui, Pascal Ory emprunte au philosophe Ernest Renan une fort belle expression : « Un plébiscite de tous les jours ». Goscinny, la liberté d’en rire, de Pascal Ory, éditions Perrin, 20,50 €. René Goscinny, scénariste génial. DR KEYSTONE/FRANCE
DR www.directsoir.net Selon le réalisateur Kevin Macdonald, le film pourrait aussi bien s’intituler Comment les fascistes ont gagné la guerre. ★★★★★ Après « Le dernier roi d’Ecosse » et « Un jour en septembre », Kevin Macdonald porte à l’écran les trois vies de Klaus Barbie. Qui ne se souvient pas du procès de Klaus Barbie, ouvert à Lyon le 11 mai 1987 pour crime contre l’humanité ? On connaît Klaus Barbie chef de la Gestapo de Lyon, tortionnaire de Jean Moulin, mais qui était vraiment cette figure sombre de l’histoire ? Comment expliquer que quarante ans se soient écoulés entre la Seconde Guerre mondiale et l’arrestation de ce personnage diabolique ? Que fit-il de l’été 1944, date à laquelle il fuit Lyon, jusqu’à son expulsion de Bolivie le 4 février 1983 ? Le réalisateur Kevin Macdonald retrace, dans Mon meilleur ennemi, l’histoire d’un homme né pour espionner, torturer, traquer par-delà les frontières. A cette occasion, le maître du documentaire reprend à son compte la devise des néoréalistes : « Capturons le réel, car le réel est plus incroyable que tout ce que vous pourrez imaginer. » Une triste vérité, que Kevin Macdonald décortique et met en scène. Digne d’un film de fiction, les trois vies de Klaus Barbie ne manquent pas d’étonner, de révolter. Images d’archives, interviews de hauts dignitaires, d’historiens, de victimes et de chasseurs de nazis CULTURE Klaus Barbie : l’étape bolivienne MK2 En 1950, Klaus Barbie se réfugie en Bolivie sous le nom de Klaus Altmann. DVD La Commune vue par Watkins Avec « La Commune », Peter Watkins livre une œuvre engagée et hors-norme, entre documentaire et fiction. ■ Tourné en 1999, en treize jours, dans les locaux d’Armand Gatti à Montreuil, La Commune, de Peter Watkins, sort mercredi en salles dans une version de 3h30 (l’originale durait 5h45). Fidèle au style du réalisateur de La bombe et de Punishment Park, vive critique des médias de masse, La Commune est une expérimentation de nouvelles formes et de processus filmiques, une reconstitution distancée de l’insurrection parisienne de 1871, captée comme un reportage d’actualité. Ponctués de cartons empruntés au cinéma muet, ses plans séquences, au plus proche des 210 comédiens (pour la plupart amateurs), sont à eux seuls une leçon de cinéma. Sous les eaux, des vies ■ Révélé par son film The World, Jia Zhang Ke s’intéresse une nouvelle fois aux laissés-pour-compte d’une Chine à l’urbanisation galopante. Still Life suit la trajectoire d’un homme et d’une femme à la recherche de leurs proches dans le chantier gigantesque du plus grand barrage du monde, les Trois-Gorges, dans la ville de Fengjie. Still Life, de Jia Zhang Ke, mk2 éditions, 23 €. Une reconstitution de l’insurrection parisienne de 1871. La Commune, de Peter Watkins, en salles mercredi. CORINA PALTRINIERI 15 CINÉMA s’enchevêtrent sans répit, pour raconter cinquante ans d’histoire. Du « boucher de Lyon » à l’agent anticommuniste au service du contre-espionnage américain, du nazi au bourreau des syndicalistes communistes boliviens, les informations sur Barbie fusent. Peut-être trop d’informations, bien que toujours utiles. A travers ces témoignages poignants et impensables, on découvre un Klaus Barbie devenu, dans les années 1950, Klaus Altmann, du nom du grand rabbin de son village natal. Putschiste impliqué dans l’arrestation du Che, Altmannmet au service des Etats-Unis et des dictateurs boliviens son « savoirfaire » barbare jusqu’à son arrestation. Au-delà du documentaire sur l’homme, cette histoire « porte en elle toutes les clefs du monde contemporain », explique le réalisateur. Relations internationales, refus d’extradition, protections des criminels de guerre, la lutte politique vaut bien un arrangement avec la conscience des Etats et de leurs dirigeants. Une réalité brillamment dénoncée par Kevin Macdonald. Mon meilleur ennemi, en salles mercredi.



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