Direct Soir n°230 25 oct 2007
Direct Soir n°230 25 oct 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°230 de 25 oct 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : Jean-Louis Borloo, Grenelle : rendez-vous réussi

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°230/Jeudi 25 octobre 2007 6 EN COUVERTURE LE MINISTRE DE L’ÉCOLOGIE EST AU CŒUR DU GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT. JEAN-LOUIS BORLOO SUPERVISE L’UN DES DOSSIERS LES PLUS IMPORTANTS DE CE DÉBUT DE QUINQUENNAT. CETTE CONSULTATION POURRAIT BIENTÔT FAIRE ÉCOLE DANS D’AUTRES DOMAINES. Jean-Louis Borloo Avocat de la planète LUDOVIC/REA
G. ROLLE/REA www.directsoir.net Jean-Louis Borloo est un des ministres « phares » du gouvernement Fillon. L’homme jouissait déjà de cette bonne image dans les gouvernements Raffarin et Villepin. Ce capital sympathie doit beaucoup au caractère de ses missions. Jean-Louis Borloo est passé par le ministère de la Ville de 2002 à 2004, puis il a occupé le fauteuil de ministre de l’Emploi et de la Cohésion sociale. L’ancien maire de Valenciennes a mis en place un plan de cohésion sociale qui a même trouvé du soutien à gauche. Autant de dossiers qui ont forgé son image humaniste. BRILLANT AVOCAT Jean-Louis Borloo n’a pas toujours eu cette image de pourfendeur des inégalités, et aujourd’hui de champion de l’environnement au ministère de l’Ecologie. Dans les années 1980, il appartenait à une autre catégorie, celle des « golden boys ». Rares sont ses propos sur ces années fastes : l’intéressé est avare de confidences lorsqu’il s’agit d’évoquer cette période de sa vie. Il n’y a pourtant aucune raison d’en rougir, sauf à ne pas vouloir nuancer cette image « sociale ». Dans les années 1980, Jean-Louis Borloo est un jeune avocat brillant, que le magazine Forbes classe parmi les avocats les mieux payés du monde à cette période. Jean-Louis Borloo a monté un cabinet spécialisé pour les entreprises en difficulté, puis dans la transmission et l’implantation de sociétés. Sur le secteur des fusions, acquisitions et montages financiers, il rencontre Bernard Tapie. Est-ce de ce contact que lui vient l’idée de se hisser à la tête de la mairie de Valenciennes, en faisant un détour par le club local de football ? DÉTOUR PAR LE FOOTBALL Jean-Louis Borloo décide d’investir 20 millions de francs dans un club de foot à la dérive, l’Union sportive de Valenciennes Anzin (USVA). Les gradins du stade de Valenciennes vont lui servir de tremplin pour la mairie. En 1989, Jean-Louis Borloo est présent dans la commune depuis trois ans. Au second tour des municipales, 76% des électeurs lui confient les clefs de la mairie. Il réussit son second pari en 1992, lorsque l’USVA remonte en première division. Le maire de Valenciennes déclare alors « qu’il ne s’agit pas d’une simple victoire de football, c’est le retour à la dignité d’une ville et d’un arrondissement qui en a pris plein la gueule pendant plus de quinze ans sans que personne ne bronche ». Juste retour des choses pour une cité dont la devise reste « Valenciennes a bien mérité de la patrie ». Le message du maire est tout aussi bien reçu sur place qu’en haut lieu. Le 2 avril 1993, Jean- Louis Borloo devient député de la 21 e circonscription du Nord. Il a choisi une étiquette cette fois, Divers droite. LA MÉTHODE BORLOO Lorsqu’il investit la mairie de Valenciennes, il entend développer dans cette ville son projet, et pratiquer une politique de « droite sociale ». Sous les fenêtres de Martine Aubry (maire de Lille depuis 2001) et enclavé dans un fief historiquement à gauche, il met en place la « méthode Borloo », avec en particulier Cœur de Ville. Ce projet voit naître au centre de la cité une maison de retraite, des logements sociaux, un tramway. Jean-Louis Borloo lance également la EN COUVERTURE 7 La dernière ligne droite du Grenelle de l’environnement s’achève aujourd’hui. Les six groupes de travail principaux et deux intergroupes sur les OGM et les déchets, ont planché tout l’été pour définir des propositions qui devraient, pour une quinzaine d’entre elles, définir les futurs engagements nationaux en faveur de l’environnement, arbitrés par le président de la République. Il faisait partie des « fondateurs de Génération écologie, en 1991. » Le ministre Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’écologie. construction d’un théâtre. Le bilan « emploi » est moins spectaculaire, moins bon aussi, en dépit de l’implantation d’une usine Toyota dans la grande banlieue de Valenciennes. LA CAUTION SOCIALE « Il n’y a pas de grande aventure si l’on ne fait pas attention à la valeur humaine. » Jean-Louis Borloo fut longtemps le visage social du gouvernement. Le « social », il l’a tellement bien incarné qu’il a été pressenti un moment à Matignon pour relancer la dernière année du mandat Chirac. Pour l’élection présidentielle de 2007, Jean-Louis Borloo déclare soutenir Nicolas Sarkozy trois semaines avant le premier tour. Ce qui ne passe pas pour un soutien franc pour la candidature du futur président. Jean-Louis Borloo ne pratique pas le langage policé. Son enthousiasme, ses convictions le poussent parfois à la faute. Renaud Dutreil l’accusera d’avoir « gâché le deuxième tour » des élections législatives en ayant évoqué une éventualité de TVA sociale. Il héritera du ministère de l’Economie. Après la défaite d’Alain Juppé, le 17 juin Cette distinction est un signe politique fort et un encouragement pour tous les acteurs à passer à l’acte, à travers des mesures fortes, et engageantes. 2007, aux élections législatives (face au socialiste Michel Delaunay) qui entraîne le départ du maire de Bordeaux du premier gouvernement Fillon, Jean-Louis Borloo quitte Bercy. Adieu le ministère de l’Economie, des Finances et de l’Emploi, retour aux premières amours et à l’Ecologie. Depuis le 19 juin, Jean- Louis Borloo devient ministre d’État, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables. Un ministre qui n’a pas découvert le sujet de l’environnement ces derniers mois. Il faisait partie des fondateurs, en 1991, de Génération écologie, aux côtés de Brice Lalonde. Le 27 septembre 2007, les groupes de travail chargés de préparer le Grenelle de l’environnement ont présenté la synthèse de leurs échanges au ministre. Des propositions qui feront l’objet des tables rondes ouvertes hier. Avant de s’engager dans cette dernière ligne droite, qui devrait redéfinir la politique environnementale de la France, Jean- Louis Borloo, interrogé par le quotidien Le Monde, donnait l’un des objectifs A propos du prix Nobel de la paix 2007, attribué à Al Gore et au Giec. G. ROLLE/REA



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