Direct Soir n°230 25 oct 2007
Direct Soir n°230 25 oct 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°230 de 25 oct 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : Jean-Louis Borloo, Grenelle : rendez-vous réussi

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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M. BARRIERA/VISUAL PRESS AGENCY COURTESY GAL. LES FILLES DU CALVAIRE Directsoir N°230/Jeudi 25 octobre 2007 14 CULTURE THÉÂTRE Frères adverses L’acteur, réalisateur et auteur Pierre-Olivier Scotto confirme qu’il est un homme de théâtre. Sa dernière pièce, « Prédateur(s) », coécrite avec Martine Feldmann, est résolument moderne, ancrée dans l’actualité sociale et politique. Scotto y donne la réplique à Thierry Beccaro. Jacky (Thierry Beccaro) et François (Pierre-Olivier Scotto), frères que tout oppose. Voilà un duo qui fonctionne. Dans Prédateur(s), Pierre-Olivier Scotto et Thierry Beccaro forment sur scène un binôme plein d’énergie, capable de passer du rire aux larmes en un clin d’œil. Jacky (Thierry Beccaro) est un homme politique de renom. Député-maire, il est habitué à commander, à obtenir des gens ce qu’il veut. Un être caustique et cynique, victime de l’ivresse du pouvoir. Son demifrère François (Pierre-Olivier Scotto) est son négatif absolu, enseignant de province tout en pondération. Mais Jacky, mis en examen, fait appel à lui après dix-sept ans de silence. Son objectif ? Que François « prenne sa place » pendant son absence. Cette pièce en temps réel dure le temps Longue distance, tombé des cintres, 2007. TOP DES TOPS DR 1 Rush hour 3 Metropolitan Flimexport jkle d’un repas. Entre souvenirs d’enfance, amertumes et vieilles rancœurs, se mêle une actualité toute chaude, celle de l’ère « politico-médiatique ». Marion Sarraut a conçu une mise en scène et appuie là où cela fait mal, corrosive et parfois désenchantée, explosive de bout en bout. Thierry Beccaro fait preuve sur les planches d’un investissement hors du commun, incarnant cet animal politique tout à la fois coupable et victime de ses excès. Homme de plume et de scène, Pierre- Olivier Scotto est la force tranquille de cette tragicomédie un peu cruelle, où tel est pris qui croyait prendre. Prédateur(s), Théâtre Rive Gauche, 6, rue de la Gaîté, Paris 14 e (01 43 35 32 31). PHOTO EXPO THÉÂTRE Monet, Renoir, Sisley, Degas, de retour d’Amérique ■ Après Montpellier, c’est au tour de Grenoble de présenter, grâce au réseau d’échanges entre musées américains et français (le Frame, French Regional & American Museum Exchange), plus de quatrevingts œuvres impressionnistes. En rupture avec l’art académique, décrié par la critique en France et boudé par le Salon officiel, l’impressionnisme avait à l’époque de son émergence trouvé son public outre-Atlantique auprès de riches collectionneurs. La fin du XIX e siècle était alors marquée par une révolution esthétique et une nouvelle conception du marché de l’art. L’exposition revisite l’histoire d’une peinture attachée à l’instant, donnant une grande place à la subjectivité et aux sensations. Paysages, natures mortes, scènes du quotidien de Monet, Pissaro, Renoir, Degas, Caillebotte, Cassatt, Sisley, Cézanne, Manet, retrouvent donc pour un temps leur terre d’origine. L’Impressionnisme, de France et d’Amérique. Monet, Renoir, Sisley, Degas..., au Musée de Grenoble, jusqu’au 20 janvier 2008. La photographe du bruit silencieux ■ La dernière série de photos de Corinne Mercadier, Longue distance, rassemble d’étonnants clichés en noir et blanc, au grain volontairement très épais (phénomène nommé « bruit »). Cette approche technique donne de l’abstraction à des sujets qui évoluent dans des paysages évanescents, à l’instar de Devant l’escalier de verre, où le labyrinthe gravé au sol figure l’existence. Longue distance, jusqu’au 17 novembre, galerie des Filles du Calvaire, 17, rue des Filles-du-Calvaire, Paris 3 e (01 42 74 47 05). Corinne Mercadier, Monographie, éd. Filigranes, 40 €. 2 Un secret UGC Distribution Madame Claude Monet lisant, de Pierre-Auguste Renoir, vers 1873. Michael Un jour 99 F 3 Clayton 4 sur terre 5 Pathé Distribution SND Gaumont jkle jkle jkle jkle French Connection. Attention les dégâts, Jackie Chan et Chris Tucker sont de retour en tête du box-office avec le troisième volet de Rush Hour. Pour ces nouvelles aventures, les deux compères se retrouvent à Paris. Si la ville leur est totalement inconnue, le spectateur français pourra, en revanche y reconnaître quelques acteurs bien de chez nous : Yvan Attal et Julie Depardieu… Légende : (e) nouvelle entrée – Source : www.cbo-box.office.com WILLIAMSTOWN/S. & F.CLARK INSTITUTE Cinq voix, cinq talents à l’unisson. Piccolo a capella ■ Groupe de voix a capella virtuose, Piccolo mêle dans son nouveau spectacle l’humour d’un jeu de scène recherché à l’agilité toujours sûre du chant de ses cinq membres. Quatre garçons et une fille débitent avec malice les histoires du « radja Gobert » ou livrent au spectateur leur vision décapante du quotidien. Déferlantes, jusqu’au 18 novembre, Théâtre de Ménilmontant, 15, rue du Retrait, Paris 20 e (0146369860). LIVRE Philippe Sollers veut tout dire ■ La place de Philippe Sollers dans le paysage littéraire et intellectuel français n’est plus à commenter : « incontournable ». Depuis 1958, il a écrit pour ses lecteurs des dizaines d’ouvrages. Mais pour la première fois, l’écrivain a choisi de se raconter. Dans cette autobiographie, nommée Un vrai roman, il revient sur son aventure personnelle et ses rencontres avec des célébrités. Le parcours de l’auteur est atypique. Ce sont ses itinéraires, souvent sinueux, faits de hauts et de bas, que l’essayiste a voulu dépeindre à travers les souvenirs qui l’habitent. Ce livre permet de mieux comprendre Sollers. Ses amitiés, son admiration pour Mauriac, Lacan ou Bataille et les personnalités qui l’ont marqué, ses combats littéraires, ses amours. Un vrai roman, mémoires, de Philippe Sollers, éd. Plon. DR Un écrivain qui ne laisse personne indifférent. DR DR
DANIEL ANGELI/ALAIN GUIZARD DR www.directsoir.net Le bal des cocus ★★★★★ L’adultère a toujours été un sujet de prédilection des comédies. Dans « Détrompez-vous », il est revisité par un brillant quatuor d’acteurs. Carole (Alice Taglioni) et Lionel (François Cluzet) espionnent leurs conjoints respectifs. FESTIVAL ■ Sorti en toute discrétion en début d’année, La vie des autres a bénéficié en France d’un bouche à oreille exceptionnel. Une juste récompense pour ce premier film de Florian Henckel von Donnersmarck. Loin de « l’Ostalgie » de Good-bye Lenin !, autre succès récent du cinéma allemand, ce long-métrage évoque les heures sombres de la RDA au début des années 1980. Tout le talent du réalisateur est d’associer rigueur et émotions. La fiction aborde les méthodes totalitaires de la Stasi, la police politique, par le biais d’une métamorphose. Celle d’un fonctionnaire solitaire et consciencieux, qui va s’humaniser en espionnant un couple Les enfants du cinéma ■ L’objectif de Mon 1 er festival est simple : donner le goût du 7 e art aux enfants. Pensé comme un mini-Festival de Cannes, il initie au cinéma le jeune public de 2 à 12 ans. Les participants pourront voir des films en avant-première et décerner la « palme d’or ». Des dessins animés aux ciné-concerts en passant par les ateliers maquillage, le cinéma fait son show. Mon 1 er festival, jusqu’au 30 octobre dans 7 salles de cinéma parisiennes. www.monpremierfestival.org Une vie par procuration Oscar du meilleur film étranger 2007, « La vie des autres » décrit avec force et justesse une époque sombre de l’histoire allemande. formé par un dramaturge et une comédienne. L’acteur Ulrich Mühe est bouleversant, dans ce qui allait être un de ses derniers rôles avant sa disparition cet été. La vie des autres, TF1 vidéo, 20 €. Ulrich Mühe interprète un agent de la Stasi. « Ce qui m’intéresse dans la comédie, c’est quand on rit de choses qui pourraient nous faire pleurer. » Bruno Dega, coréalisateur. DR Alors que le taux de divorce en France augmente de façon alarmante chaque année, Jeanne Le Guillou et Bruno Dega proposent une comédie sur le thème de l’adultère, bien dans l’air du temps. Leur écriture à quatre mains, avec un point de vue féminin et un autre masculin, permet une réflexion approfondie et drôle sur le couple. Avec Détrompez-vous, les deux réalisateurs, qui sont aussi scénaristes du film, abordent les questions qui touchent tous les couples : comment maintenir la passion, traverser les années en préservant le désir et l’envie ? Quels sacrifices peut-on faire par amour ? Mais leur démonstration est ambiguë, parce qu’ils ont choisi de ne pas condamner d’emblée ceux qui trompent. L’histoire de ces couples est assez banale. D’un côté il y a Lisa et Lionel (Mathilde Seigner et François Cluzet), de l’autre Carole et Thomas (Alice Taglioni et Roschdy CULTURE 15 CINÉMA Zem). Et puis il y a un troisième couple, adultérin cette fois, formé de Lisa et Thomas. Enfin, le quatrième couple est formé par les trompés – Lionel et Carole – qui vont s’allier pour reconquérir leurs compagnons. Le scénario, plein de quiproquos et de rebondissements est bien ficelé, et les quatre acteurs principaux excellents dans ce marivaudage à tiroirs. La prestation d’Alice Taglioni, que l’on a l’habitude de voir interpréter des femmes fortes et indépendantes, est remarquable dans un rôle à contre-emploi de jeune maman baba-cool, naïve et un rien idiote. Toutefois, la dynamique du film s’essouffle, et la machine se grippe quand les situations improbables s’enchaînent. Le spectateur n’y croit plus et finit par s’impatienter, en attendant une fin qu’il a déjà devinée. Détrompez-vous de Bruno Dega et Jeanne Le Guillou, en salle.



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