Direct Soir n°23 21 sep 2006
Direct Soir n°23 21 sep 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de 21 sep 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : Ministre de l'extérieur

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Jeudi 21 septembre 2006 6 ACTU FRANCE SARKOZY/Les voyages forment les présidents Après Washington, Londres. Nicolas Sarkozy continue de se bâtir une carrure internationale. Dans l’Hexagone, ses déplacements et attitudes nourrissent la polémique. N L. BONAVENTURE/AFP Nicolas et Cécilia Sarkozy. icolas Sarkozy est ministre de l’Intérieur, mais c’est à l’extérieur de nos frontières qu’il peaufine son image de présidentiable. Après sa visite à New York et à Washington, il a poursuivi sa tournée anglo-saxonne en Grande-Bretagne. A Londres, Nicolas Sarkozy s’est entretenu avec tous les homologues potentiels d’un tout aussi potentiel président de la République. Entre dimanche et lundi, il a ainsi rencontré Tony Blair, son dauphin Gordon Brown et le leader de l’opposition britannique, David Cameron. En un an, c’est la quatrième fois que Tony Blair et Nicolas Sarkozy s’entretiennent en privé. Ce dernier ne cache pas son admiration pour les idées et la façon d’agir du Premier ministre britannique. Sarkozy trop proche de Blair et de Bush ? C’est cela qui fait débat. Car en France, la polémique autour de l’entretien entre George W. Bush et le président de l’UMP n’a pas diminué. En quelques jours, son voyage américain a permis à ses adversaires d’aiguiser leurs attaques. Mais les fidèles du patron de l’UMP sont montés au créneau pour défendre leur leader. Hier, François Fillon répliquait, en affirmant qu’il préférait « serrer la main de George Bush que celle de tous ces dictateurs progressistes qui sont admirés par la gauche française ». De son côté, serein, Nicolas Sarkozy s’étonne qu’on commente autant un geste si souvent accompli par toutes sortes d’hommes politiques français. La tournée européenne de Ségolène Royal l’a menée, pour sa part, à Rome, Bruxelles et Madrid. Il est évident que ces voyages s’inscrivent dans la perspective présidentielle. Les présidents français et américains En France, un présidentiable doit posséder une stature internationale. Sur ce terrain-là aussi, l’affrontement entre les deux favoris pour l’échéance de 2007 est bien lancé. JEAN-BAPTISTE WERNER C’estdit EN COUV. « C’est le degré zéro de la politique. » François Fillon, proche de Nicolas Sarkozy, à propos de la polémique sur sa rencontre avec George W. Bush. J.-F. Kennedy et Charles de Gaulle F. Mitterrand et R. Reagan Bill Clinton et Jacques Chirac AFP G. BENDRIHEM/AFP P.RICHARDS/AFP
CORBIS www.directsoir.net breve1 Q PHILIPPE LABRO ÉTATS-UNIS/FRANCE : L’équilibre solide de la raison Il y a une autre Amérique Deux hommes se serrent la main. L’un préside le pays le plus puissant du monde, l’autre souhaite présider le sien – bien plus petit. La photo de cette rencontre fait débat. uoi de plus normal, au fond ? La campagne électorale actuelle en France ressemble, ironiquement, aux campagnes américaines : chocs de personnalités, primauté de l’image. Il faut tenter d’aller plus loin : pourquoi tout ce qui touche aux USA est vu, par une partie de l’opinion, les médias, le microcosme, avec la loupe déformante de la polémique ? Parce que Bush est peu apprécié en France et en Europe ? Les études récentes du PEW Institute démontrent une grave désaffection à l’égard de l’occupant de la Maison Blanche. La majorité de l’opinion américaine elle-même se détourne de son leader, exprime impatience, scepticisme, désarroi face à l’administration actuelle : Cheyney, Rumsfeld, Rice. Bush, c’est une Amérique, ce n’est pas toute l’Amérique. L’anti-Bushisme ne doit pas se fondre ou se transformer en antiaméricanisme. On a envie de dire : regardez au-delà, ailleurs. Regardez les deux hommes les plus riches de la planète : Bill Gates, imité par Warren Buffett, qui distribuent les milliards gagnés grâce à leur réussite individuelle afin de soulager douleurs, fléaux, misères du monde. A-t-on, une seule fois, vu les nouveaux ploutocrates russes, chinois, saoudiens ou français, esquisser les mêmes gestes de solidarité ? Déployer la même « J’ai beaucoup reçu, je donne tout autant. » Il y a eu des disputes entre la France et les Etats- Unis, mais aujourd’hui, la raison semble l’emporter. L’Irak les a opposés ? Oui. Mais après… Ces alliés héréditaires connaissent leur histoire et se souviennent de leurs devoirs. La crise iranienne nous révèle la subtilité de partenaires qui se connaissent à la perfection. Quand Jacques Chirac accepte de renoncer aux conditions qu’il posait à l’Iran pour négocier, il prend à son compte ce que Bush ne peut pas accepter. Le gentil et le méchant : voilà les vrais partenaires. C’est ce qui fait la force du couple franco-américain : leurs différences leur permettent d’avancer. Ils se répartissent les rôles en Afghanistan, ils coopèrent là où l’expérience française a besoin de la puissance américaine et réciproquement. La crise libanaise de cet été en est un autre exemple. Après l’Irak : il reste donc les valeurs républicaines, et des défis géopolitiques nombreux, mais à la portée de deux partenaires qui se font confiance. SAMUEL ROUSSEAU intelligence du cœur : « J’ai beaucoup reçu, je donne tout autant » ? Que devient Clinton, aujourd’hui ? L’ancien président (démocrate) parcourt le globe pour organiser, communiquer, diffuser aides, soutiens, obtenus grâce à sa Fondation, afin d’éradiquer l’horreur du E-COMMERCE/Du chariot… à la souris h 8,7 milliards de chiffre d’affaires en 2005, 12,1 prévus en 2006 : l’achat en ligne fédère de plus en plus d’internautes. Le développement des paiements sécurisés et de l’Internet haut débit facilitent ce nouveau commerce. Faute de temps ou d’énergie, le consommateur se déplace de moins en moins ! Vêtements, voyages, livres, alimentation, tout est proposé sur les sites de ventes en ligne. Autre avantage de l’e-commerce : la création d’emplois. Les effectifs y ont progressé de plus de 60% en deux ans. Mais attention aux paniers percés, le consommateur aurait tendance à dépenser nettement plus dans un supermarché virtuel qu’à la supérette. PALMARÈS DES SITES ★★ ★★★★ ★ ★★★ www.eBay.fr www.voyages-sncf.com www.laredoute.fr www.cdiscount.com aussi fascination et curiosité. La France et les Etats-Unis sont aux antipodes des cultures et des comportements : modération et raison pour nous, excès et extrêmes chez eux. Les Etats-Unis ont sauvé deux fois l’Europe, et la France. De Gaulle fut le premier de tous les hommes d’Etat à tendre la main à Kennedy pendant la crise des missiles de Cuba. Sur la longue durée, celle de l’Histoire, le lien entre nos deux peuples pèsera plus fort qu’une anecdote électorale, une photo, opportune ou pas, un détail, un président, bon ou mauvais. On aurait envie de dire : il est temps, pour la France, de nettoyer ou changer les verres des lunettes de ses intellectuels et, pour l’Amérique, d’ôter les œillères des chevaux montés par ses cow-boys. sida qui décime l’Afrique, le tiers et le quart-monde… Partout où il passe, Clinton, l’ami américain, est écouté, acclamé, comparé à un Mandela au côté duquel il se présente. Quel est l’équivalent de ce genre d’homme chez nous ? On a envie de dire : attendez un peu, il ne faudrait pas grand-chose pour que la tendance bascule, pour que les vertus fondamentales américaines regagnent reconnaissance et gratitude. Il suffit parfois d’un homme – d’une femme ? – nouveau, un geste, un mot,et le rebond américain aura lieu. Alors, les Français, dont la relation avec ce pays a quelque chose de schizophrénique – la vindicte, parfois la haine, sont trop fortes pour que l’amour et l’admiration ne soient pas sous-jacents ! – retrouveront leur mémoire. S’ils parlent autant de cette Amérique, c’est qu’elle ne leur ressemble en rien : elle provoque ironie et ressentiment, mais La photo qui fait débat. 30 milliards d’euros prévus en 2010 K. HEWITT/WHITE HOUSE/AFP FRANCE L’EAU SUR UN PLATEAU 1 Le 2 e congrès international L’eau en montagne s’est ouvert hier à Megève (Haute-Savoie). Soumises à des pluies moins régulières, les montagnes constituent des réservoirs d’une ressource de plus en plus rare. 2 Priorité de ce congrès : s’assurer que les grands aménagements, notamment hydroélectriques, sont compatibles avec la directivecadre sur l’eau. Adoptée en 2000, celle-ci prévoit de veiller à la non-dégradation de la qualité des eaux. 3 Sécheresses ou inondations, fonte des glaciers liée au réchauffement climatique, les quantités d’eau qui s’écoulent des montagnes en direction des plaines varient selon les saisons. Le débat portera donc sur les quantités d’eau à partager entre l’amont et l’aval. 4 Selon la directive-cadre sur l’eau, les Etats membres doivent, d’ici fin 2006, mettre en place des réseaux de surveillance de l’état de leurs eaux. Les scientifiques et les élus réunis lors de ce congrès débattront donc des études à mener, des programmes d’intervention, ainsi que de leur financement. A. DEVERRE M. DALDER/REUTERS Directsoir t Jeudi 21 septembre 2006 7



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