Direct Soir n°23 21 sep 2006
Direct Soir n°23 21 sep 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de 21 sep 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : Ministre de l'extérieur

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Jeudi 21 septembre 2006 10 AFP ACTU MONDE ONU/La paix, un sacerdoce ? Christopher Gregory Weeramantry reçoit, des mains de Kofi Annan, le prix de l’Unesco, lors de la 25 e Journée internationale de la paix. h C’est un juge qu’on récompense. Christopher Gregory Weeramantry reçoit aujourd’hui, à Paris, le prix Unesco de l’éducation pour la paix. Ancien vice-président de la Cour internationale de justice à La Haye, ce Sri-Lankais de bientôt 80 ans se bat pour les droits de l’homme, l’entente entre les religions et le THAÏLANDE/La grande surprise du général Le général Sonthi veut rendre le pouvoir au peuple. Portrait du leader du coup d’Etat. h Le coup d’Etat de mardi est-il vraiment un coup dur pour la Thaïlande ? C’est la question qu’on peut se poser quand on examine les enjeux du séisme politique qui secoue ce haut lieu du tourisme international. Le putsch est mené par un homme qui, plus qu’un général, est un symbole. Sonthi Boonyaratglin a 59 ans, il est musulman, et serait proche du roi de ce pays bouddhiste. Loin de vouloir instaurer une dictarure militaire, Bonthi a toujours déclaré être un partisan de la démocratie. Quand il est nommé à la tête de l’armée au printemps dernier, le pays est en proie à une sérieuse crise électorale. Sonthi promet alors de ne pas recourir à un coup d’Etat. Son objectif est simple, il veut que le peuple aime son armée. En fait, sa nomination a surtout pour but d’apaiser la guérilla musulmane qui déstabilise le pays. désarmement. Moteur de cette action : le centre international qui porte son nom. C’est pour saluer cet engagement qu’on le distingue aujourd’hui : C.G. Weeramantry, une carrière dédiée à la paix et à la culture récompensée. Pourtant, cette semaine, surprise : le général prend le pouvoir avant d’être reçu par le roi Bhumibol, cherchant ainsi à récolter les faveurs d’un peuple qui adore son monarque. Le coup d’Etat s’est passé dans le calme. Mais des zones d’ombre subsistent autour de ce général démocrate. Selon certaines chancelleries, il aurait été mêlé cet été à la tentative d’assassinat qui visait le Premier ministre Thaksin, qu’il a renversé hier. Le général Sonthi affirme vouloir rendre le pouvoir au peuple « le plus vite possible ». Une parole qui peut laisser sceptique puisque la semaine dernière, peu avant son coup d’Etat, le même personnage déclarait « il y a toujours moyen d’avancer par les voies démocratiques ». Face à toutes ces incertitudes, le Quai d’Orsay conseille de ne pas se rendre à Bangkok SAMUEL ROUSSEAU ce sera l’un des temps forts de la 25 e Journée internationale de la paix organisée par les Nations unies. Un symbole à portée limitée… Du Darfour à l’Irak, en passant par le Sri Lanka, la guerre fait son œuvre. Alors, quel peut-être l’impact d’une telle journée ? « C’est dans la logique de l’ONU, c’est sa vocation, souligne Philippe Moreau Defarges, professeur de relations internationales à Sciences Po. Mais ça ne peut pas être plus que ça. Le mot paix est d’ailleurs ambigu. Tout le monde veut la paix, mais chacun veut sa paix. » Or, dans les rapports entre Etats, « la paix est souvent celle du plus fort », ajoute Philippe Moreau Defarges. Le dernier rapport de l’Institut international de recherche pour la paix à Stockholm (Sipri) indiquait il y a peu que les dépenses militaires avaient atteint 1 118 milliards de dollars en 2005. Un extravagant record. MIKAËL GUEDJ Sonthi, responsable des forces thaïlandaises et putschiste. Hier à Bangkok, devant le palais du gouvernement. Les putschistes annoncent leur programme à la télévision. AFP S. THAILAND/REUTERS REUTERS TV S. STAPLETON/REUTERS EN BREF « GUERNICA » RESTE À MADRID Guernica n’ira pas au Pays basque. Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, s’est opposé au transport du tableau de Picasso. Motif ? Le chefd’œuvre serait en état de détérioration avancée. En avril, le gouvernement régional basque avait demandé un transfert « temporaire » de la toile pour l’exposer au musée Guggenheim de Bilbao, à l’occasion du 70 e anniversaire du bombardement de la ville par l’armée allemande. M.G. Dernière minute Italie, des clandestins secourus Une embarcation de 160 immigrants clandestins a été secourue ce matin au large de la petite île italienne de Lampedusa. Les garde-côtes italiens ont pris en charge les passagers et les ont conduits au centre de premier accueil de l’île où ont débuté les formalités d’identification. S.D. SUISSE/LIRE ET CONDUIRE « Je finis mon article et je démarre… » En Suisse, lire dans sa voiture en plein bouchon est désormais toléré. Un automobiliste zurichois, condamné par la justice de son canton, avait d’abord été condamné à 100 francs suisse d’amende (63 €). Mais le tribunal fédéral en a décidé autrement. Pour la plus haute instance juridique du pays, il n’y a pas de violation du code de la route. En revanche, l’ordinateur portable et le téléphone mobile au volant restent interdits.C.T. USA/PAS DE GRATUITS À GOGO En Californie, s’emparer de plus de 25 exemplaires de Directsoir serait passible de poursuites ! Le gouverneur Arnold Schwarzenegger a en effet signé une loi considérant que prendre plus de 25 journaux gratuits était du « chapardage ». En 2002, un homme politique avait dérobé plus de 1000 exemplaires d’un journal gratuit opposé à sa campagne politique. Plus récemment, une personne a revendu des journaux à des centres de recyclage. L’objectif de la nouvelle loi est de protéger la liberté d’expression et d’information. Les récidivistes encourent dix jours de prison et jusqu’à 500 dollars d’amende.C.T.
www.directsoir.net PALESTINE/Abbas sort son joker Hier décrié et critiqué, Mahmoud Abbas dévoile ces jours-ci à New York un nouvel espoir pour le Proche-Orient. h Le président palestinien a souffert d’un déficit d’image et de charisme, par rapport à son illustre prédécesseur Yasser Arafat. Mais il ne faut jamais sous-estimer les stratèges… Mahmoud Abbas, profitant simultanément du bruit généré par son remuant confrère iranien Ahmadinejad et de l’Assemblée générale de l’ONU à New York joue son va-tout. Après avoir rencontré Condie Rice lundi, il a séduit Tzipi Livni, la ministre israélienne des Affaires Etrangères, mardi matin. Celle-ci a qualifié ce premier sommet de haut niveau, « d’important et de constructif ». Le président Abbas espère convaincre le Hamas de former un gouvernement d’Union nationale. Et celui-ci n’a guère le choix, s’il veut que l’aide internationale revienne en Palestine. Un coup dur pour le parti islamiste qui devrait, pour ce faire, reconnaître Israël. Le leader palestinien a également promis de tout faire pour la libération du caporal Gilad Shalit, capturé en juin dernier par des activistes à Gaza. Dans ce contexte, la rencontre Bush-Abbas qui a eu lieu hier constitue une nouvelle chance pour la paix. Les deux présidents se sont entendus sur la nécessité d’un Etat palestinien, et d’un gouvernement d’Union nationale qui renonce à la violence et accepte l’héritage des accords d’Oslo. Au même moment, le Premier ministre palestinien Aniyeh, issu du Hamas, refusait, par avance et en bloc, ces propositions, adossées à la reconnaissance d’Israël. Six ans après Camp David, l’histoire se répète : Israël et l’OLP peuvent profiter des bons offices d’un président Bush qui ne joue pas sa réélection. Peut-être que ces passes d’arme, à force de stratégie et de lassitude, par défaut donc, mèneront à la paix. Pour Abbas, c’est un coup de poker à tenter. SAMUEL ROUSSEAU Le président George Bush donne l’accolade au président palestinien Mahmoud Abbas. K. LAMARQUE/REUTERS BEN LADEN/Des soldats US au Pakistan ? MONDE h 5 ans et il court toujours… Où se trouve Oussama Ben Laden ? Cinq ans après les attentats du 11-Septembre 2001, la question continue de gêner Washington. Certains affirment que le leader d’Al Qaïda est mort. D’autres estiment qu’il se cache dans une grande ville pakistanaise, d’autres encore assurent qu’il est dans les zones tribales de l’ouest du Pakistan, ces montagnes qui mènent en Afghanistan et dont le contrôle échappe au pouvoir central d’Islamabad. La traque de Ben Laden reste une épine dans le pied de l’administration américaine, tant elle révèle les limites de la lutte antiterroriste. A deux mois des élections parlementaires de mi-mandat, le sujet s’installe dans la campagne électorale. Alors, le Président Bush rappelle l’objectif : « nous engagerons les actions nécessaires pour conduire les dirigeants terroristes devant la justice. » Et s’ils se cachent au Pakistan ? Les Etats-Unis sont prêts à y mener une action militaire. George W. Bush l’a dit hier sur CNN. Gageons que ce sujet brûlant figurera au menu des discussions avec le président pakistanais, Pervez Musharraf. Le rendez-vous est fixé demain, à la Maison Blanche. MIKAËL GUEDJ



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