Direct Soir n°228 23 oct 2007
Direct Soir n°228 23 oct 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°228 de 23 oct 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : le défi agricole pour Michel Barnier.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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© COURTESY BNP PARIBAS © MUSÉE DU LOUVRE/C. DESCHAMPRS, 2002 Directsoir N°228 / Mardi 23 octobre 2007 14 CULTURE ART Mon Grand Palais pour un Courbet 130 ans après la mort de Gustave Courbet et 30 ans après la dernière exposition de son œuvre à Paris, le Grand Palais invite à redécouvrir une des personnalités artistiques les plus importantes du XIX e siècle. Le désespéré, autoportrait de Gustave Courbet. TOP DES TOPS © DR ANTIQUITÉ C’est indéniablement l’événement artistique de la rentrée. 120 peintures, une trentaine d’œuvres graphiques et quelque 60 photographies ont été rassemblées au Grand Palais, à l’occasion des 130 ans de la mort du peintre Gustave Courbet. La scénographie de Didier Blin rythme un parcours en huit parties définies par les commissaires (Laurence des Cars et Dominique de Font-Réaulx pour le musée d’Orsay, Gary Tinterow pour le Metropolitan museum of art de New York et Michel Hilaire pour le musée Fabre de Montpellier). Le visiteur est convié à rencontrer Courbet dans sa jeunesse et dans son pays, dans son intimité et ses prises de positions publiques. Peintre de la matière, de la transgression, de la modernité, Courbet est une figure plus complexe que l’on a pu le croire. N’est-il qu’un réaliste? N’y a-t-il pas une part de symbolisme dans son œuvre? Les recherches menées depuis trente ans ouvrent aujourd’hui de nouveaux horizons. Des forêts du Doubs aux bords de Seine, de L’origine du monde à L’enterrement à Ornan,c’est tout Courbet que le public est invité à redécouvrir. Gustave Courbet. Jusqu’au 28 janvier. Galeries Nationales du Grand Palais, 3, avenue du Général Eisenhower, Paris 8 e . www.rmn.fr/galeriesnationalesdugrandpalais Des accessoires qui n’ont rien d’accessoire Valenciennes à l’heure égyptienne EXPO THÉÂTRE ■ On dit que le luxe est superflu? Le Château de Malmaison parie le contraire en exposant ses «indispensables nécessaires». Un nécessaire est un coffret d’accessoires. Nécessaire de beauté, d’horloger, de toilette, de voyage … Si l’habitude de se déplacer avec ces drôles d’objets est ancienne, le terme, lui, est né au XVIII e siècle. Certains sont restés célèbres, comme ceux de Marie-Antoinette. D’autres sont nés des mains d’artistes fameux, au premier rang desquels Martin- Guillaume Biennais, l’orfèvre de Napoléon. Chef-d’œuvre de miniaturisme, d’ébénisterie, de porcelaine ou de cristal, ces petites merveilles demeurent une des plus parfaites illustrations de l’élégance et du chic. Comment douter alors que ces nécessaires aient été indispensables? Indispensables nécessaires, Musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau, Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), jusqu’au 14 janvier 2008. ■ Pharaon: ce mot incarne à lui seul le mystère égyptien. L’exposition qui se tient à Valenciennes jusqu’au 20 janvier, offre ainsi au grand public toute la magnificence d’une culture séculaire. Elle évoque la monarchie égyptienne, à travers les âges et sous tous ses aspects. Pas moins de 248 œuvres sont regroupées, dont plusieurs prêtées par le musée égyptien du Caire et le Louvre. A admirer particulièrement: le colosse de Toutânkhamon et le buste de Thoutmosis IV. Pharaon, au Musée des Beaux-Arts de Valenciennes, jusqu’au 20 janvier (03 27 22 46 90). 1 Chagrin d’école Daniel Pennac Gallimard jkle 2 Le mystère des dieux Bernard Werber Albin Michel L’élégance du hérisson Muriel Barbery Gallimard Barbière du prince Eugène de Beauharnais. 3 4 5 Anticancer David Servan- Schreiber Robert Laffont Ni d’Eve ni d’Adam Amélie Nothomb Albin Michel jkle jkle jkle jkle Meilleures ventes de livres (hors BD et livres de poche) Anticancer, du docteur David Servan-Schreiber fait partie des best-sellers. Il donne ses conseils pour lutter contre la maladie en renforçant ses défenses naturelles. Alimentation, psychologie, activité physique : les bonnes habitudes à prendre en complément des traitements médicaux. Légende : (e)nouvelle entrée - Source : © J.-P. LAGIEWSKI/MUSÉE DU CHÂTEAU DE MALMAISON Robert Landard, alias «Rafistol». Un concentré de talent ■ Eleveur de vélo, musicien, troubadour, Robert Landard alias «Rafistol» est un personnage atypique. Nez d’or en 2006, ce magicien clownesque multiplie les trouvailles. Touche à tout, il se lance dans un rodéo à bicyclette, interprète un concerto «baroque n’roll», bégaye quelques calembours et déclenche un rire irrépressible. Assurément, ce virtuose a plus d’un tour dans son sac! Rafistol, jusqu’au 30 décembre au Théâtre Trévise, 14, rue de Trévise, Paris 9 e (0145233545). LIVRE Anthologie d’un immortel ■ La vie ne suffit pas n’est pas un nouveau roman, mais plutôt une sélection des meilleurs écrits de Jean d’Ormesson. Ils permettent de comprendre, l’homme, l’écrivain et ses passions. A l’origine, il y a le plaisir d’écrire. En partant de Du côté de chez Jean, première biographie de l’académicien, écrite en 1959, pour finir dans les délicieuses pages de Voyez comme on danse, publié en 2001, Jean d’Ormesson fait défiler les grandes heures de sa vie et organise une rencontre avec, entre autres, Chateaubriand, Juliette Récamier ou Proust. La vie ne suffit pas, de Jean d’Ormesson, Robert Laffont, 30 €. © DR © Z. BELANY
© ARP © LES FILMS DU LOSANGE 2007 www.directsoir.net Manouche (Monica Bellucci) et un des «bandits d’honneur», Alban (Eric Cantona). FILM Le parricide Rivière par René Allio Un film réalisé en 1976. Ben Stiller tente de sauver sa peau toutes les nuits. Où donc? Dans un musée. ■ Larry Daley (Ben Stiller) a du mal à garder un boulot. Quand cette situation menace sa relation avec son fils, il voit l’offre de gardien de nuit du Museum d’histoire naturelle de New York comme sa dernière chance. Mais il ne sait pas que, la nuit, ce musée prend vie. Du squelette de dinosaure à la statue de l’île de Pâques, en passant par Théodore Roosevelt (Robin Williams), sans oublier les soldats de l’Indépendance ou les animaux de la jungle, tous les personnages s’animent au coucher du soleil. La nuit au musée est un film familial et déjanté. De bonnes répliques et une brochette d’acteurs (Owen Wilson, ■ Le documentaire Retour en Normandie de Nicolas Philibert revient sur le tournage du film Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère. A cette occasion, le long-métrage réalisé par René Allio, en 1976, sur un tragique cas de parricide dans la France du XIX e siècle, ressort sur grand écran. Une belle mise en perspective des différents traitements cinématographiques. Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère, de René Allio, en salle. Les dures nuits de Ben Stiller © DR Ricky Gervais) servent une comédie dont les effets spéciaux valent le détour. La nuit au musée, de Shawn Levy, Fox Pathé Europa, 20 €. C’est José Giovanni qui, avant sa mort en 2004, a été à l’origine de cette nouvelle adaptation. Alain Corneau avait été son assistant. CULTURE Le 2 e «Deuxième souffle» ★★★★★ Secondé par une bonne distribution, Alain Corneau propose un remake du chef-d’œuvre de Jean-Pierre Melville. Le Deuxième Souffle est d’abord un roman signé José Giovanni, ex-taulard devenu écrivain. Sorti en 1958, le livre racontait la fuite d’un célèbre gangster qui, ayant besoin d’argent, va participer à un dernier hold-up. En 1966, Jean-Pierre Melville en faisait un classique du septième art avec Lino Ventura. Quarante ans plus tard, Alain Corneau livre une seconde adaptation cinématographique. Certains pointeront du doigt un manque d’inspiration. On peut au contraire y voir comme une volonté du cinéma français de renouer avec son âge d’or en matière de films noirs. Pour Alain Corneau, c’est un retour aux sources, puisqu’il 15 CINÉMA retrouve un genre qui a fait sa réputation (Série noire, Police Python, Le choix des armes). Ce remake s’inscrit dans la lignée d’un John Woo, lui-même héritier de l’immense héritage «melvillien» : violence stylisée, esthétisme onirique, utilisations de ralentis, mélancolie omniprésente… Daniel Auteuil incarne Gu, un évadé pris entre une histoire d’amour avec Manouche (Monica Bellucci) et le code de l’honneur. Aidé par une belle sélection d’acteurs, Alain Corneau réussit à faire ressentir le changement d’époque. Des bandits d’honneur (Jacques Dutronc, Daniel Duval, Eric Cantona) sont ainsi confrontés à l’émergence de maquereaux de seconde zone sans vergogne (Gilbert Melki) ou des jeunes bien trop ambitieux (Nicolas Duvauchelle). Même clivage du côté des forces de l’ordre, partagées entre un flic solitaire et subtil qui connaît le milieu (Michel Blanc, digne héritier de Bourvil dans Le Cercle Rouge) et une brute (Philippe Nahon). Alors que la morale cède le pas à l’efficacité, la fin est inéluctable. Face à un monde qu’il ne reconnaît plus, Gu n’aura plus qu’un souci : mourir en brave. Le deuxième souffle, d’Alain Corneau, en salle demain.



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