Direct Soir n°222 15 oct 2007
Direct Soir n°222 15 oct 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°222 de 15 oct 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Sharon Stone le besoin de s'engager

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
ELIOT PRESS V. BOYENS Directsoir N°222/Lundi 15 octobre 2007 14 CULTURE THÉÂTRE Le dîner du succès Dix ans après son carton au cinéma, avec neuf millions d’entrées et quatorze ans après le succès du tandem Claude Brasseur- Jacques Villeret au Théâtre des Variétés, Francis Veber remet le couvert. Son « Dîner de cons » réunit Dany Boon et Arthur. François Pignon (Dany Boon), le « con » de Pierre Brochant (Arthur). Si vous rechignez à voir Arthur succéder à Thierry Lhermitte ou Claude Brasseur dans Le dîner de cons, n’ayez crainte. L’animateur est bon dans le rôle de Pierre Brochand, l’hôte du dîner. Cette version 2007 fait oublier la création de la pièce en 1993 au Théâtre des Variétés et son adaptation cinématographique. Plus moderne que les précédentes, la nouvelle mise en scène de Francis Veber nous régale avec Arthur et Dany Boon. Ce dernier est le con du dîner, François Pignon. Comme à son habitude, le comédien du Nord conquiert le public. Et là réside peut-être la faiblesse d’Arthur : se laisser aller un peu trop souvent devant celui qui est son ami depuis 17 ans. Mais Véronique Boyens. TOP DES TOPS DR 1 qu’importe, le tandem fonctionne. Laurent Gamelon en contrôleur fiscal (tenu dans le film par Daniel Prévost) est crédible. Pas de faille non plus dans le jeu toujours excellent de Stéphane Bierry (Juste Leblanc). Le décor de Charlie Mangel a été travaillé dans les moindres détails. En revanche, Jessica Borio (Christine) et Juliette Meyniac (Marlène) sont plus discrètes. Attention cependant à « la liste d’attente », car les spectateurs sont nombreux à vouloir être conviés à ce Dîner de cons. Fin septembre, 30 000 personnes avaient déjà réservé leur place… Le dîner de cons, de Francis Veber au Théâtre de la porte Saint-Martin, Paris 10 e, jusqu’au 5 janvier 2008. EXPOSITION Le bonheur du croquis Autoportraits glamours et déjantés EXPOSITION THÉÂTRE ■ Notre siècle prend-il l’art trop au sérieux ? A force de questionner sans relâche les concepts, l’avènement de l’art contemporain a ébranlé les repères. Sans cesse contrainte de se justifier, la notion de plaisir dans la création a peut-être été occultée. Le Musée des beaux-arts de Lyon la réhabilite. A travers l’exposition inédite d’une riche collection de dessins, l’ambition du musée est de redorer le blason de l’art du dessin et de redonner sa place à l’allégresse éprouvée par l’artiste. Cent cinquante esquisses retracent les positions successives occupées par le dessin entre le XVI e siècle et aujourd’hui. Simple croquis ou œuvre achevée, les maîtres de l’art, comme Michel-Ange, Raphaël, Ingres, Delacroix, Seurat, Picasso, Matisse s’y sont tous essayé. Le plaisir au dessin, jusqu’au 14 janvier au Musée des beaux-arts, 20, place des Terreaux, Lyon 1 er (04 78 38 57 51). ■ Baignoires, cigarettes, cafés, soldes, timbres et contes de fées… C’est un univers typiquement féminin que la talentueuse Véronique Boyens détourne avec humour dans ses photos. Son modèle, c’est elle ! A 28 ans, la ravissante Belge aurait pu plus mal tomber… Avec son ravissant minois, son regard expressif et son sourire ironique, chacune des compositions qu’elle se pose sur le visage la met en valeur. Etonnants, drôles et élégants, ses autoportraits méritent d’être vus. Faces & Cie, jusqu’au 28 octobre, à l’espace créateurs du Forum des Halles, www.forumdeshalles.com. James Blunt All The Lost Souls/WEA jkle 2 Manu Chao La Radiolina/Because 3 4 5 Picture/Ryko Bruce Springsteen Magic/Columbia Etude pour une océanide, Henri Lehmann(1814-1882). Vanessa Paradis Divinidylle/Barclay Katie Melua jkle jkle jkle jkle Bruce tout-puissant. Tandis que James Blunt continue de dominer le classement des meilleures ventes, deux nouveaux albums font leur entrée dans le top 5 cette semaine : la jeune prodige Katie Melua et l’imbattable Bruce Springsteen. qui triomphe en France après s’être déjà classé numéro 1 aux Etats-Unis et en Angleterre. « Le Boss » sera à Bercy le 17 décembre pour un concert avec son groupe : le E-band. Légende : (e) nouvelle entrée - Source : Snep/Ifop ORLÉANS, MUSÉE DES BEAUX-ARTS Drôles de monologues… ■ Les monologues du pénis sont tout sauf monotones. Le sexe masculin est prétexte à tout évoquer : la femme, l’amour, la société et la sexualité bien sûr. Carlos Concalves a écrit une pièce pleine d’énergie. Sur scène, il est entouré de Benoît Doremus et Claude Jan, brillants. Le texte n’évite pas les clichés. Et alors ? C’est drôle. Les monologues du pénis, jusqu’au 8 décembre au Théâtre de Dix-Heures, 36, bd Clichy, Paris 18 e (01 46 06 10 17). LIVRE Luchini se dévoile ■ Fabrice Luchini, enfant de Montmartre, homme de théâtre et maître des mots, lève le voile. Cet autodidacte de génie se raconte pour la première fois sous la plume de Jean-Dominique Brierre, un ami de longue date. On découvre l’épicerie familiale, là où l’acteur rêvait « le nez dans les raisins », les pérégrinations du jeune Luchini avec un groupe de dandys délinquants : la bande des Abbesses. Luchini revient sur son apprentissage de garçon coiffeur et sa découverte de la littérature et du théâtre. A 17 ans, c’est la révélation avec Céline. Suivront les rencontres avec Roland Barthes ou Eric Rohmer, puis le cinéma, avec Philippe Labro comme premier Pygmalion. Le mystère Luchini, Jean-Dominique Brierre, Plon, 19 €. DR DR
LA FABRIQUE DE FILMS DR www.directsoir.net Anne Hathaway interprète une Jane Austen frappée par le coup de foudre. CINÉMA Le pouvoir du buzz ■ Après avoir raillé le milieu folk dans A Mighty Wind, le réalisateur, scénariste, acteur, compositeur et – accessoirement – baron, Christopher Guest, se penche sur le cas du 7 e art. Dans For Your Consideration, c’est au business du cinéma qu’il s’intéresse. Avec un humour mordant, le cinéaste examine le phénomène du « buzz » (bourdonnement en anglais). Ce terme qualifie la technique consistant à faire du bruit autour d’un nouveau produit. Dans For Your Consideration, Internet est à l’origine de l’onde de choc qui va bouleverser le tournage d’un film indépendant, au budget limité. La rumeur raconte que les trois acteurs principaux – de seconde zone – de ce drame seraient bien placés pour être nominés aux oscars. Du jour au lendemain, une effervescence naît autour du film. Quand les présentateurs du show télévisé Entertainment Now s’en mêlent, le buzz n’en finit plus de s’amplifier, incitant même les distributeurs à proposer des changements dans l’intrigue pour toucher un plus large public. En guise de fin, Christopher Guest réserve aux spectateurs un pied de nez inattendu. For Your Consideration, en salle mercredi. Une comédie dans les coulisses du cinéma. COURRIER DES LECTEURS Envoyez-nous vos messages personnels, réactions ou commentaires sur l’actualité à l’adresse : lejournal@directsoir.net objet : courrier des lecteurs. 15 La vérité sur Jane ★★★★★ L’auteur d’« Orgueil et préjugés » est l’héroïne d’un film biographique, idéal pour comprendre son œuvre. Jane Austen (1775-1817) a veillé à toujours écrire des histoires qui finissent bien. Ce n’est certes pas la mièvrerie ou la naïveté qui l’y ont poussée, mais quelques épisodes malheureux qui ont marqué sa vie de jeune adulte. Le film de Julian Jarrold raconte la jeunesse de cette Anglaise, devenue, à la fin du XVIII e siècle, spécialiste du roman de mœurs (une profession dont on imagine qu’elle était peu courante chez les femmes). Tenter une biographie, cela tenait du défi, tant les éléments manquent au sujet de la vie de la romancière. En 2003, Jon Spence a publié Becoming Jane Austen, qui rectifiait quelques clichés. L’écrivain était jusque-là considéré comme une femme revêche, et vieille fille peu Egalement au casting de Jane, Maggie Smith amène. Jon Spence a révélé une rencontre décisive, un coup de foudre (Harry Potter, Chambre avec vue), James Cromwellamoureux, qui transporta la jeune Jane, (The Queen,L.A. Confidential) alors âgée de 20 ans. ou encore Julie Walters (Billy Elliot). Sur pellicule, Anne Hathaway (Le secret de Brokeback Mountain, Le diable s’habille DR CULTURE CINÉMA en Prada) incarne Jane Austen, face au convaincant James McAvoy (Le dernier roi d’Ecosse). Jane rencontre Tom Lefroy, jeune homme à la réputation sulfureuse, qui poursuit des études d’avocat à Londres. Entre eux, règne d’abord la méfiance, puis l’observation, et une attirance puissante. Ils se ressemblent, aiment l’humour et l’esprit, la modernité et la franchise. Mais comme dans les romans de Jane Austen, le problème, c’est l’argent. Elle n’en a pas, lui non plus. Pire, sa famille, restée en Irlande, est à sa charge. On ne pouvait pas, en 1800, aimer sans argent. Dans Raisons et Sentiments (dont Ang Lee a tourné l’adaptation), on percevait le même mal-être. On ne pouvait pas non plus, en tant que femme, envisager une carrière. A ce titre, Jane Austen dans ce film a la même fraîcheur que ses héroïnes, femmes qui rêvent de créer, de s’épanouir, de se rouler dans l’herbe et au final… de faire un mariage d’amour. Sous ce jour nouveau, on comprend mieux l’origine de la subtilité et de la sensibilité dans l’écriture de la célèbre romancière. Jane, de Julian Jarrold, en salle.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :