Direct Soir n°220 11 oct 2007
Direct Soir n°220 11 oct 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°220 de 11 oct 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Bertrand Delanoë le maire capital

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°220/Jeudi 11 octobre 2007 6 EN COUVERTURE BERTRAND DELANOË, 57 ANS, MAIRE DE PARIS DEPUIS 2001. IL A LANCÉ MARDI SA CAMPAGNE POUR LES ÉLECTIONS MUNICIPALES DE MARS PROCHAIN. LE MAIRE SORTANT SURFE SUR UNE VAGUE ENVIRONNEMENTALE QUI, DEPUIS L’ÉTÉ, LE PORTE AUX PLUS HAUTS SOMMETS DES SONDAGES. Bertrand Delanoë Ça roule pour lui J.-C. MARMARA/FIGARO PHOTO
P.OTHONIEL/JDD/EYEDEA www.directsoir.net Le maire de Paris vient d’entamer sa campagne, auréolé du succès de Vélib’. En plein été, les politiques nous avaient habitués aux augmentations de tarifs, rarement aux bonnes surprises. Les Parisiens, eux, ont reçu des milliers de vélos. Depuis son lancement, le 15 juillet, la réussite des vélos en libre-service ne s’est pas démentie. « Vélib’change le rapport des Parisiens à leur espace urbain », analyse Bertrand Delanoë. Il offre en tout cas une véritable alternative de transport. Les membres du groupe The Police, Bill Clinton… Du beau monde participe à la promotion des Vélib’– sans même les enfourcher parfois (l’ancien président des Etats-Unis, en visite vendredi dernier à Paris, en a été empêché par son service d’ordre). Après trois jours de mise en service, le prestataire, la société JCDecaux, annonçait le franchissement du cap de deux millions de locations. L’expérience, déjà menée dans plusieurs villes de France, au premier rang desquelles Lyon, a fait de nombreux adeptes. L’hiver aura-t-il raison des moins convaincus ? Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, plus de 65 000 personnes ont pris un abonnement annuel. Vélib’a été la vedette médiatique de l’été et connaît un succès dont a largement bénéficié Bertrand Delanoë. PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE Le maire de Paris veut le bonheur de ses administrés… C’est ce qu’il écrit dans son autobiographie La vie, passionnément, parue en 2004 : « Mettre ses convictions à l’épreuve des faits, représenter les citoyens et agir en leur nom ne m’intéresse que si c’est une autre manière d’aimer. » Actuellement, vouloir le bonheur des Parisiens, c’est, semble-t-il, se mobiliser pour les questions de logement, de transports et de d’environnement. Ainsi, en présentant le Plan climat (à l’horizon 2020) pour la capitale, Bertrand Delanoë a-t-il affirmé qu’il s’agissait d’un « choix de civilisation » et que « Paris ne raterait pas ce rendez-vous ». Toujours selon le maire de Paris, la lutte contre le réchauffement climatique étant « le plus grand défi de ce siècle », cette thématique doit abolir les frontières politiques. Finis les clivages partisans gauche-droite et place au consensus : pour la première fois dans un tel dossier, l’adoption en Conseil de Paris a été votée à l’unanimité, le 2 octobre dernier. UN RAYON SUR LA VILLE La protection de l’environnement fait désormais consensus. Bertrand Delanoë l’a compris et surfe sur la thématique avec des projets phares. Ainsi, le maire de Paris, candidat à sa propre succession, déclarait, le 3 octobre dernier, vouloir faire de Paris la « capitale mondiale de l’énergie solaire », avec des panneaux photovoltaïques installés « partout où c’est techniquement possible ». « J’ai besoin de vous pour écrire la suite », dit-il dans Paris, un temps d’avance, le nom de son projet, jalousement protégé depuis des mois, diffusé avant une série de réunions publiques entamée mardi dernier. Le maire de Paris évoque aussi de véritables « éco-quartiers » en train de naître à Paris : gare de Rungis, Clichy- Batignolles. UN PROJET POUR LA VILLE Bertrand Delanoë fait son bilan et trace avec Paris, un temps d’avance les futures pistes à suivre. L’environnement est en bonne place, aux côtés du logement, du social et de la culture. Outre l’incitation à utiliser l’énergie solaire (un premier projet concernant la ZAC Pajol a été adopté), le maire de Paris, porté par l’opération Vélib’, promet 2 000 voitures propres en location dans la capitale. Le tramway pourrait, lui, se déployer jusque dans le 18 e arrondissement. Enfin, les voies sur berges pourraient être fermées aux voitures. Qu’en disent les alliés Verts du maire PS, qui constatent amèrement que l’herbe leur est souvent coupée sous le pied ? Ils s’irritent parfois lorsque M. Delanoë annonce ne pas exclure de construire intra-muros des tours de très grande hauteur (« énergivores », mais libérant de l’espace au sol pour les espaces verts). En réalité, depuis le lancement de la précampagne pour les municipales de mars 2008, les relations entre alliés de la majorité municipale se sont tendues. Chacun revendique sa part du verdissement de la capitale. Denis Baupin, tête de liste des Verts à Paris, expliquait au Figaro, samedi dernier, que « si les Verts n’avaient pas été là, le bilan ne serait pas le même ». Et d’ajouter que la présence des élus écologistes a permis « qu’on aille plus vite, plus loin ». NOCTAMBULE Le maire de Paris est aussi un homme féru de culture, d’art contemporain et de EN COUVERTURE 7 A l’Hôtel de Ville ou rue de Solférino, Bertrand Delanoë a le vent en poupe. Ses actions médiatiques à Paris et la division de l’UMP locale le positionnent favorablement pour les élections municipales de 2008. Dans un PS en quête d’identité, il apparaît comme un recours crédible pour mener le combat présidentiel de 2012. J’ai besoin de vous « pour écrire la suite » Paris est une ville fière de son identité, reconnaissante d’avoir été enrichie par les couleurs, les spiritualités, les influences culturelles de l’humanité. Jeune Afrique, août 2005. fête. Il a ajouté au programme des Parisiens plusieurs rendez-vous récurrents, laissant l’art s’exposer dans la rue et le sable recouvrir les quais de Seine pendant l’été. Lorsque Christophe Girard, un de ses adjoints, lui souffle à l’oreille l’idée de la Nuit blanche, Bertrand Delanoë approuve. Lors de la sixième édition, samedi dernier, au moment où le XV de France battait la Nouvelle-Zélande, le maire de Paris déclarait : « C’est une très belle nuit pour Paris, par le sport et par l’art. » Pourtant, c’est lors d’une précédente version de la Nuit blanche, le 6 octobre 2005, que Bertrand Delanoë avait été poignardé par un déséquilibré. Son agresseur déclarera pendant sa garde à vue « ne pas aimer les hommes politiques et particulièrement les homosexuels ». En novembre 1998, Bertrand Delanoë avait en effet publiquement révélé son homosexualité. Le maire de Bertrand Delanoë, lors de l’inauguration de Vélib’, le 15 juillet 2007. Paris restera huit jours hospitalisé à la Pitié-Salpêtrière. A l’époque, le président, Jacques Chirac, avait dit « partager avec l’ensemble des Français l’émotion des Parisiens », se déclarant « indigné ». LA BANDE DU 18 e Pour Bertrand Delanoë, Paris est aussi le terrain de l’expérience politique. Il a rencontré Lionel Jospin, Daniel Vaillant, Claude Estier dans le 18 e arrondissement de Paris au début des années 1970. La « bande du 18 e », dont ils faisaient partie, abritait les principaux cadres actuels du PS. En 1977, ils ont leur place au Conseil de Paris. Avant de rejoindre la mairie de Paris, en dépit d’un parcours honorable, Bertrand Delanoë est longtemps resté dans l’ombre de ses pairs. Il n’a, par exemple, jamais eu de portefeuille ministériel. Son véritable tremplin médiatique sera la conquête de la mairie de Paris en 2001. A droite, les pro-Séguin JJ CECCARINI/FIGARO PHOTO



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