Direct Soir n°219 10 oct 2007
Direct Soir n°219 10 oct 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°219 de 10 oct 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Condoleezza Rice ambassadrice de la paix

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°219/Mercredi 10 octobre 2007 10 ÉCONOMIE Longchamp Sac à malices A bientôt soixante ans, la société Longchamp n’a pas pris une ride. Souvent imité mais jamais égalé, le Pliage, modèle phare de la marque, continue sa progression. Le maroquinier français a réussi à démocratiser ses produits de luxe. MEILLEUR AMI DES FEMMES, LE SAC À MAIN RESTE UNE ÉNIGME POUR LA GENT MASCULINE. Petit ou grand, l’accessoire abrite bon nombre d’objets plus ou moins incongrus, à l’image des bagages de la gouvernante et magicienne Mary Poppins. Des cahiers de notes aux photographies des enfants, en passant par l’indispensable trousse à maquillage, le sac à main conserve avec discrétion les plus tendres secrets de ces dames.A l’épaule, en bandoulière ou sur le dos, il se marie au mieux à notre tenue vestimentaire et reste depuis des décennies un objet incontournable de la garde-robe. En inventant un sac pouvant se replier et se glisser dans une poche, la marque Longchamp offre à la femme active la possibilité d’allier efficacité et élégance. DE LA PIPE AU SAC À MAIN Rien ne prédisposait Longchamp à devenir une des sociétés de maroquinerie les plus renommées au monde. L’histoire remonte à la fin des années 1930. La famille Cassegrain dirige, à cette époque, le Sultan, un bureau de tabac situé sur le boulevard Poissonnière, endroit populaire de la capitale.Après la Seconde Guerre mondiale, en 1948, Jean Interview de la DIRECTRICE DE MARKETING www.eboutiquelongchamp.com Le sac est un accessoire de mode et plus seulement un objet fonctionnel. Sophie Delafontaine, directrice de la création et sœur de Jean Cassegrain (Madame Figaro). Cassegrain a l’idée, en observant le marché de la maroquinerie aux Etats-Unis et au Japon, de gainer les pipes de cuir, dans un souci d’esthétisme. Le succès naissant, Jean décide de créer sa société, baptisée Longchamp, afin de commercialiser et d’exporter ses inventions. Deux ans plus tard, il étend ce procédé à un ensemble d’articles pour fumeurs – cendriers, pots à tabac ou encore étuis à cigarettes – avant de se spécialiser dans la petite maroquinerie, en 1955. C’est le point de départ d’un succès fulgurant. LE PREMIER « XTRA BAG » La saga Longchamp est avant tout une histoire familiale.Après Jean, c’est Philippe, son fils, qui reprend les rênes de la société. Ce dernier a l’idée d’utiliser le nylon des tapis de sol de l’armée pour la confection de bagages. Dans les années 1960 et 1970, Longchamp multiplie les créations, dessine les premiers sacs à main pour femmes et lance la ligne de sacs en agneau. En inventant le premier modèle « Xtra bag » (un « sac supplémentaire »), la marque voit naître le concept du Pliage. Le sac de voyage en toile peut désormais se plier. Plus petit, il est, par conséquent, plus facile à transporter. Autre vedette estampillée de la griffe cavalière : le célèbre Veau foulonné, un sac à la fois souple et doux pour une ligne sobre et épurée. La mère de Philippe Cassegrain a même l’idée d’ouvrir, à la surprise générale, la première boutique de bagages duty-free, dans le hall de l’aéroport d’Orly. Un moyen intelligent de faire connaître leurs produits. 10 millions de sacs Pliage ont été vendus, depuis sa création en 1993. Marie-Bénédicte Verspieren-Cordier - Directrice du marketing Longchamp LONGCHAMP Sac Pliage 1993 de Longchamp (déplié et plié). VOUS DISPOSEZ DEPUIS 2003 D’UN ESPACE « E-BOUTIQUE ». QUE PROPOSEZ-VOUS ? C’est un magasin en ligne. Nous proposons six produits à personnaliser, dans des combinaisons de quinze couleurs, avec deux longueurs de poignées et trois finitions d’accessoires. Les clients ont la possibilité de graver leurs initiales ou de les faire broder sur le sac. Dans un délai de trois semaines, ils reçoivent un Pliage unique. POURQUOI AVOIR CRÉÉ UN MAGASIN EN LIGNE ? Nous voulions une présence sur Internet qui anime la marque et qui, de façon ludique et simple, permette une grande latitude de personnalisation en quelques clics seulement. C’est le meilleur lieu pour faire de la création et les sacs Pliage s’y prêtent vraiment très bien. COMMENT DÉFINIRIEZ-VOUS CETTE CLIENTÈLE ? Elle est plutôt féminine, et très large en terme d’âges. Cela commence dès l’enfance. PLIER ET DÉPLIER, LA RECETTE DU SUCCÈS Après s’être diversifiée dans la confection de gants, de foulards, de cravates en soie et de bijoux, la marque de maroquinerie de luxe imagine une nouvelle collection de sacs. L’hiver 1993 sera marquant pour Longchamp, qui, avec la ligne Le Pliage, entre définitivement dans la cour des grands. Grâce à la créativité de la styliste Isabelle Guyon, Philippe Cassegrain réussit à démocratiser ses produits, tout en conservant son image de luxe. La gamme propose aux femmes des sacs en toile capables de se plier en quatre, de toutes les tailles et de différents coloris. Une poignée en cuir en guise d’ornement, et le tour est joué. Plus de dix millions de sacs Pliage ont été vendus depuis sa création, représentant près de 20% du chiffre d’affaires du groupe. Avec un prix de vente plus abordable – entre 70 et 150 euros – le sac en Les hommes se connectent également, dans le but de trouver des idées cadeaux. QUEL BILAN FAITES-VOUS DE LA VENTE VIA INTERNET ? Extrêmement positif. Avec une offre très concentrée, cette boutique en ligne réalise le même chiffre d’affaires qu’une boutique d’une ville moyenne. La personnalisation de sacs Longchamp à un prix abordable rencontre un véritable engouement. LONGCHAMP
www.directsoir.net Un des sacs de la collection 2007 du Pliage. toile a révolutionné la maroquinerie de luxe. Un succès sans précédent, qui continue à faire les beaux jours de la famille Cassegrain. 1993 se révèle être pour la marque une année bénéfique, puisque le lancement de la collection Roseau devient rapidement un des modèles phares de Longchamp. SEGRÉ, LE SECRET SIGNÉ LONGCHAMP La fabrication artisanale d’un sac Longchamp nécessite au minimum cinquante opérations. Près de soixante-quinze pour un simple portefeuille. Pour répondre à une demande toujours plus importante, l’aïeul Jean Cassegrain a l’idée d’ouvrir une première usine, en 1957, dans la commune de Segré, dans le Maine-et-Loire, région historique du travail du cuir. Les modélistes, coupeurs, pareurs, piqueurs et autres assembleurs qui travaillent à Paris, rue Saint Fiacre, et en province, sont alors tous regroupés dans un unique lieu. Un gain de productivité important. La société a depuis développé sa gamme de produits. Une nouvelle usine de fabrication, de plus de 15000 m² a été construite, en 1996, pour répondre à une demande croissante, tout en respectant la qualité des produits et le savoir-faire. CASSEGRAIN, UN NOM QUI VAUT DE L’OR Avec six sites de fabrication, quelque 2000 points de vente dans le monde, et plus de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2006, les Cassegrain savourent leur réussite familiale. Michèle, la mère, continue de diriger les magasins Longchamp, y compris la célèbre boutique située au numéro 404 de la rue Saint-Honoré, dans le 1 er arrondissement de Paris. Inauguré en 1999, cet espace de 250 m² expose l’ensemble des modèles. La troisième génération a également une part active dans l’entreprise. Sophie, petite-fille du fondateur, s’occupe du design. Quant à Olivier, le dernier frère, il gère le développement des boutiques outre-Atlantique. Reste à connaître le nom du successeur de Philippe Cassegrain, actuel président-directeur général de la société de maroquinerie. RÉPARTITION DES VENTES DES PRODUITS LONGCHAMP ■ Au total, 53% des ventes se font à l’exportation (50% pour l’Europe, 30% pour l’Asie et le Pacifique, 20% pour l’Amérique). Source : Longchamp Paris 2006. DR LONGCHAMP Le nouveau logo de la marque. ANGELI/BIG PICTURES/LONGCHAMP ■ Jean Cassegrain imagine un cheval au galop comme emblème de sa marque. L’idée lui vient en passant chaque jour devant un moulin situé près du célèbre hippodrome de Longchamp, construite en 1857 sur le domaine de l’abbaye du même nom. Cassegrain signifiant meunier, l’idée est là. Du meunier au moulin et du moulin au champ de courses, il y a quelques pas… qui conduisent à la marque. La griffe cavalière incarne la sobriété et le luxe de la marque Longchamp. Le cavalier au galop fera la renommée de la marque et de la famille Cassegrain. ÉCONOMIE 11 LOGO Le cavalier entre dans la légende PUBLICITÉ Kate Moss, l’éternelle égérie Le mannequin Kate Moss. SUCCÈS Une 100 e boutique… à New York ■ Uma Thurman, Susan Sarandon, Isabella Rossellini… autant de célébrités réunies dans le quartier de Soho, à New York, à l’occasion de l’ouverture de la Maison Unique Longchamp, centième boutique de la marque. La maison française a confié la décoration intérieure de cet espace de 800 m² au célèbre designer britannique Thomas Heatherwick. Situé au troisième étage du 132, Spring Street, le bâtiment de 1936, fait de brique et d’acier, abrite des passerelles transparentes et un puits de lumière incroyable dominant l’escalier principal. Un bijou architectural à l’image des produits Longchamp présentés dans la vitrine. COLLABORATION Le déluré Jeremy Scott ■ Le maroquinier multiplie les collaborations avec des créateurs contemporains du monde entier. Cette année, c’est l’Américain Jeremy Scott qui vient d’imaginer, spécialement pour le défilé automne-hiver 2007-2008, une version colorée du « Pliage ». Seuls cent exemplaires du sac au caniche violet, baptisé « Pliage Poodle », ont été vendus en août dernier, chez Colette. Scott a déjà signé une collection de bagages aux allures de caisses en bois. Le farfelu créateur habille de nombreuses célébrités, dont la chanteuse Björk ou l’actrice Cameron Diaz. EN SAVOIR PLUS L’ancien logo Longchamp : le cavalier a disparu dans la version moderne. ■ Icône de la mode, Kate Moss est l’égérie des dernières campagnes de publicité du maroquinier. Belle, jeune, rock’n’roll, le top-model anglais incarne la nouvelle génération. Mais en 2005, la « Brindille », comme on la surnomme, fait la une des tabloïds britanniques en raison de ses excès de drogue et de ses déboires sentimentaux. Alors que de grandes enseignes telles que Chanel et H & M choisissent de se passer de ses services, Longchamp persiste et signe. Plus fidèle que jamais, la marque poursuit sa collaboration. A l’occasion de la campagne automne-hiver 2007-2008, la divine Kate pose en madone, devant l’objectif de son ami et photographe, Mario Sorrenti. A son bras, le maxi-sac « Legend », le must de la prochaine collection. Une architecture conçue par Thomas Heatherwick. Une série limitée, venue en exclusivité chez Colette. LONGCHAMP LONGCHAMP LONGCHAMP



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