Direct Soir n°216 5 oct 2007
Direct Soir n°216 5 oct 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°216 de 5 oct 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Patrick Modiano à la recherche de la jeunesse perdue

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DR PLEIX Directsoir N°216/Vendredi 5 octobre 2007 14 CULTURE Nuit d’artistes Astral Body Church, par Pleix. Un triptyque en 3D sur le culte du corps, qui sera projeté sur la façade de l’église Saint-Eustache. Rendez-vous privilégié avec l’art contemporain, la Nuit blanche investit demain la capitale. Pour cette sixième édition, l’événement marie arts numériques et arts de rue. Des Batignolles aux Olympiades, design, installations et projections prennent d’assaut l’espace public. TOP DES TOPS DR EXPO Les nouveaux médias à l’abbaye ■ Dans l’exposition Douce France, Olga Kisseleva n’oppose pas tradition et technologie, même si celle-ci formate les comportements et génère des frustrations. Elle met en résonance l’architecture gothique et les rythmes du langage urbain. L’entrée, transformée en « map » de Second Life, s’inspire des labyrinthes des cathédrales. Dans le parloir, des appareils génèrent des images révélant des processus de manipulation des masses. « Douce France », de Olga Kisseleva, à l’abbaye de Maubuisson, jusqu’au 25 février, rue Richard-de-Tour, Saint-Ouen-l’Aumône (95). 1 KOXIE Garçon jkle Qu’y a-t-il de commun entre l’art contemporain et l’art de rue ? La Nuit blanche 2007 et l’envie de deux artistes de briser des barrières tenaces. Au service de cette mixité, Jean-Marie Songy et Jérôme Delormas, directeurs artistiques de l’événement, font de Paris un terrain de jeu original. Le leitmotiv de cette 6 e édition est de « dépoussiérer l’art, décloisonner l’art numérique et investir l’espace public pour faire réfléchir », explique Jean-Marie Songy. Au total, 385 artistes sculptent, illuminent, métamorphosent la capitale dans 110 lieux. D’installations multimédia aux performances croisées du théâtre classique et contemporain, l’art décrypte la société. « L’art contemporain n’est-il pas un discours éphémère sur notre époque ? », s’interroge d’ailleurs Jean-Marie Songy. A travers leurs créations lumineuses, sonores ou numériques, artistes, performers et comédiens bousculent le monde de la nuit et de la mode (I Dance) à la fondation Ricard, le culte du corps (Astral Body Church) à l’église Saint- Eustache, les mutations urbaines (Les cris de la ville) à l’église Saint-Antoine. Conceptuelles, les créations pixélisées, inimaginables et surréalistes, apostrophent… Bref, l’art contemporain s’impose sous le feu des projecteurs. Conçus comme une balade poétique fonctionnelle, jeux de lumière, design, expositions et concerts innovants s’articulent aux abords de la ligne 14. Véritable colonne vertébrale, la ligne Météor sera gratuite et ouverte toute la nuit. C’est donc à pied, en Vélib’ou en métro que le public sillonnera la ville. Car cette manifestation place le spectateur au centre de la soirée. Pour concevoir un événement comme la Nuit blanche, « je réfléchis d’abord au public », explique Jean-Marie Songy. De la gare Saint-Lazare aux Olympiades, la ville lui est dédiée. Il « rencontre de multiples univers qui contrastent les uns avec les autres », ajoute-t-il. 2 ORA MATE Kamate NUIT BLANCHE À PARIS TIMBALAND PATRICK FIORI 50 CENT 3 FEAT TYSSEM 4 & JJ GOLDMAN 5 Ayo technology The way I are 4 mots sur un piano jkle jkle jkle jkle Peu de changement cette semaine encore dans les meilleures ventes de singles, si ce n’est l’arrivée en cinquième position du nouveau titre de 50 Cent, AYO Technology. Le rappeur ferait bien de savourer ce succès, car il pourrait annoncer l’arrêt de sa carrière solo, suite à un pari perdu avec son rival Kayne West. A noter que la concurrence, à l’approche de la saison de Noël, semble se durcir : Britney Spears, Madonna et Kylie Minogue ont toutes trois annoncé un single pour la fin de l’année… Légende : (e) nouvelle entrée - Source : SNEP/IFOP. F. CHALET Nos coups de cœur Quand la lumière surgit de nulle part, la tour de Tolbiac s’habille d’images virtuelles inspirées de Tex Avery, grâce au graphiste François Chalet (photo ci-dessus). Plus expérimentaux, Gymnase, au musée Montparnasse (15 e), J’ai vu la lumière, je suis entrée, au Temple (11 e) rayonnent d’originalité. Théâtre et projections – Les souffleurs, « commandos poétiques », à la Madeleine (8 e), Oh ! je vous vœux au Pont des arts (1 er), Karambolage à la maison de l’Europe (4 e) – racontent le monde avec pertinence. Côté musique, le slam place Colette (1 er) et le pianiste Pascal Amoyel animent les rues, pendant que le Mirodrome offre une expérience musicale inédite. L’art s’expose aussi en banlieue.Avec Versailles off, le château revêt un nouveau visage, et le Sound Painting à Clichy révèle un code de communication musicale des plus mélodiques. Un budget de 1,5 million est alloué à la soirée. Forte d’un succès incontestable – 1,5 million de participants l’année dernière, contre 500 000 lors de la première édition en 2002 –, demain soir la Nuit blanche ne sera pas uniquement parisienne. Si Montréal, Madrid, Rome déclinent leur propre rendez-vous de l’art, il faut désormais compter sur deux nouvelles venues. Istanbul et Gaza célébreront également leur première Nuit blanche demain. Nuit blanche à Paris, samedi 6 octobre www.nuitblanche.paris.fr Fête des vendanges à Suresnes FESTIVAL ■ Pour entamer la 24 e édition du festival des vendanges de Suresnes, l’espace Guinguette est sur son trente et un dès 18h demain : rock cajun, danse et fanfare accueillent le public. Une mise en bouche, avant la journée de dimanche, où la Cité-Jardins résonnera au son des nombreuses compagnies présentes : musiciens, orchestre musette, mimes, comiques et poètes se relaieront toute la journée. Samesi et dimanche à la Cité-Jardins de Suresnes. Animations gratuites. Demandez le programme Samedi 6 octobre ■ Danse avec la compagnie Gianni Joseph, rock cajun avec Feloche, Chorégraphie aérienne avec la Compagnie Rouge Eléa, les Chansons franco-italiennes de Beaubourg. Espace Guinguette, de 18h30 jusqu’à 23h30. Dimanche 7 octobre ■ Compagnie Pomme d’Or : piano à queue sur roues. Déambulation musicale. Avenue Aristide Briand, a 12h30 et 17h30. ■ Compagnie 9.81 : corps virtuoses suspendus. Théâtre Nord à 14h45, puis toutes les heures. ■ Bumcello : duo hétéroclite. Scène Centrale, 16h30. ■ Compagnie Marche ou Rêve : clown en solo. Cour Erable, 16h. ■ Compagnie Opera 3 : opéra en plein air. Cour Opéra, 15h45. DR
METROPOLITAN LOBSTER FILMS www.directsoir.net Milla face aux revenants ★★★★★ Dans le troisième volet de « Resident Evil », les zombies pourchassent toujours Alice. Variations sur la peur. Alice (Milla Jovovich) est une mutante qui a gagné des pouvoirs supplémentaires. ART Cinémix pour la Nuit blanche ■ Série dont la durée excède les quinze heures, l’œuvre somme de Rainer Werner Fassbinder, récemment restaurée, fait l’objet d’un week-end de projection au Grand Rex les 6 et 7 octobre. Tourné pour la télévision à la fin des années 1980, Berlin Alexanderplatz relate la vie de Franz Biberkopf, vivant à Berlin à l’époque de la République de Weimar. Le « marathon » passera aussi, entre autres, par les villes de Lyon (du 10 au 13), Strasbourg (les 20 et 21) ou Toulouse (les 26, 27 et 28). Berlin Alexanderplatz, de Rainer Werner Fassbinder, Grand Rex, 1, bd Poissonnière, Paris 9 e (0142368393). ■ Superman/Lookup to the sky… !, c’est le mariage d’un environnement sonore et visuel opéré par quatre DJ’s de talent. Le quatuor reprend pour base visuelle le célèbre cartoon des frères Fleicher, sur lequel il superpose un mix de sons électro-jazz. Julien Lourau (fondateur de Groove Gang), Jeff Sharel et DJ Oil (cofondateur des Troublemakers) seront appuyés par Fred Ladoué, VJ (vidéo jockey) et vidéaste depuis dix ans. Cinémix : Superman/Lookup in the sky… !, samedi à partir de 19h, Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, hôtel de Saint-Aignan, 71, rue du Temple, Paris 3 e (0153018660). « Berlin Alexanderplatz », série fleuve. Avant une tournée de projections dans plusieurs villes, Le Grand Rex programme « Berlin Alexanderplatz », de Fassbinder. Günter Lamprecht est Franz Biberkopf. COURRIER DES LECTEURS Envoyez-nous vos messages personnels, réactions ou commentaires sur l’actualité à l’adresse : lejournal@directsoir.net. Objet : courrier des lecteurs. Avec Resident Evil : Extinction, Russel Mulcahy varie les frayeurs. Le premier volet de la saga se déroulait dans une installation souterraine ultra-sophistiquée. Le second plongeait dans les ténèbres de Rancoon City et dans l’horreur d’une pandémie. Ce troisième épisode transporte le spectateur au cœur du désert de Las Vegas, dans une ambiance post-apocalyptique rappelant Mad Max (George Miller). Cinq ans après, le fameux virus-T n’a pas fini de nuire. Alice (Milla Jovovich), transformée en mutante, et une poignée de survivants évoluent dans un monde peuplé de zombies et intégralement dévasté. Les animaux eux-mêmes Resident Evil est un sont contaminés. Les survivants vont jeu vidéo culte, de type devoir prendre des risques : hors des « survival horror », créé en convois blindés, les chances de survie sont nulles, mais les réserves 1996. Des adaptations romanesques en ont aussi été tirées. s’épuisent. Les décors, très réalistes, sont l’œuvre d’Eugenio Caballero, récompensé par un oscar pour son travail K. REITER CULTURE 15 CINÉMA sur Le labyrinthe de Pan (Guillermo Del Toro). Ce qui ajoute à l’ambiance toujours fidèle au fameux jeu vidéo. Elle est certes moins suffocante, mais les 150 millions de joueurs y verront de nombreux clins d’œil. Ils apprécieront aussi la transposition de personnages cultes, le Tyran par exemple. Ce troisième volet s’inscrit dans la continuité des autres épisodes, mais chaque élément est renforcé. Le docteurIsaac est encore plus méchant : il a domestiqué une horde de cannibales à l’appétit décuplé. Heureusement, les mutations géniques confèrent à Alice des pouvoirs surnaturels, qu’elle contrôle de mieux en mieux. Les effets spéciaux continuent d’impressionner. Mais ils servent un scénario pas toujours très innovant. La scène des oiseaux contaminés, surprenante, n’en a pas moins un air réchauffé, voire fade, car il ne s’agit pas d’un certain film d’horreur psychologique. Les lumières à peine rallumées, la frayeur se dissipe. Resident Evil : Extinction, de Russel Mulcahy, en salle.



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