Direct Soir n°215 4 oct 2007
Direct Soir n°215 4 oct 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°215 de 4 oct 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Corée, réconciliation historique nord-sud

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 Directsoir N°215/Jeudi 4 octobre 2007 Il faut que le Parlement redevienne un lieu du débat des grandes questions politiques : sinon le débat se tient dans la rue ou à la télévision, et on ne gagne ni en sérieux ni en profondeur. Patrick Devedjian PORTRAIT rappelé comme ministre de l’Intérieur, Patrick Devedjian devient ministre délégué aux Libertés locales, sous la tutelle du maire de Neuilly. Une équipe qui perdurera, puisqu’il occupe le poste ministre délégué à l’Industrie toujours aux côtés de Nicolas Sarkozy alors aux commandes de Bercy. TROIS MOMENTS… F. STEVENS/SIPA Nicolas Sarkozy et Patrick Devedjian à la mairie du Havre, le 29 mai 2007. REFORMES ET EXIGENCE Ardent défenseur de l’action présidentielle, il entend être le gardien des promesses faites par le candidat. Pour ce faire, il a annoncé la création d’un « tableau de bord de la réforme » pour le 6 novembre prochain. Un outil informatique qui permettra aux adhérents du parti de droite « et aussi à ceux qui ne nous ont pas encore rejoints, de suivre les promesses qui ont été faites pendant la campagne électorale ». De conception interactive, il devrait permettre « l’appréciation de l’opinion publique » mais aussi de témoigner d’un « soutien exigeant et attentif » à l’action du gouvernement Fillon. Et le secrétaire général d’ajouter « Oui, l’UMP doit veiller scrupuleusement au respect de la parole donnée à nos électeurs ». S’il attribue l’initiative au parti, celle-ci exprime son souci de maintenir le parti qu’il a co-fondé comme le premier de France. TENIR LA MAISON HAUTS-DE-SEINE L’élection de Patrick Devedjian à la présidence du conseil général, dont il est membre depuis 2004, s’inscrit comme l’aboutissement d’une implication à l’échelon local depuis plus de vingt ans. Doté d’une légitimité indiscutable dans son département et d’une position stratégique dans l’organigramme de l’UMP, SA JEUNESSE ■ A 20 ans, Patrick Devedjian rejoint le mouvement d’extrême-droite Occident qu’il quittera quelques années plus tard suite à sa rencontre avec l’intellectuel libéral Raymond Aron, patron de la revue Contrepoint qu’il fonde en mai 1970. A plusieurs reprises, il a publiquement assumé ses prises de position, comme dans son livre A moi le ministère de la parole (éd. L’archipel, 2006). Patrick Devedjian est au cœur de la préparation de son parti aux municipales de 2008. Déjà, la mairie de Neuilly suscite des envies qu’il lui faut modérer. Pour l’instant il n’a pas voulu répondre aux critiques qui ont accueilli la désignation par Nicolas Sarkozy de David Martinon, porte-parole de l’Elysée comme tête de liste dans le fief du Président. Pour lui, il ne s’agit que d’une « phase d’atterrissage ». A la polémique, il préfère l’action. Le président du conseil général espère créer un réseau Vélib (qui devra être compatible avec celui que la société JCDecaux a développé à Paris) dans son département. Même si cela suppose de passer par un appel d’offres, il a su fédérer les maires des Hauts-de-Seine en vue de la mise en place d’un groupe de travail sur ce chantier. AVOCAT ET ADHÉRENT RPR LUDOVIC/REA ■ Avant de participer à la création de l’UMP, Patrick Devedjian fait déjà partie de ceux qui, avec Charles Pasqua, rédigent les statuts du RPR. Alors avocat et anticommuniste convaincu, il est lancé par le tout jeune parti gaulliste à la conquête d’Antony, fief du PCF. Battu aux législatives de 1978 et aux cantonales de 1982, il obtient en 1983 son premier mandat de maire d’Antony. LA CAUSE ARMÉNIENNE Patrick Devedjian et ses racines En novembre 1981, lors d’un gala de soutien aux prisonniers arméniens, à Paris. ■ Patrick Devedjian est né dans une famille profondément marquée par le destin des Arméniens. En 1915, son père fuit le génocide et se réfugie en France. C’est la guerre d’Algérie qui réveille ce traumatisme chez ce jeune homme né le 26 août 1944, à Fontainebleau. S’il trouve d’abord sa voie dans l’engagement nationaliste auprès d’Occident, il devient vite l’un des plus ardents défenseurs de la cause arménienne au sein de la classe politique française. En plus de militer pour la reconnaissance du génocide, il défend des activistes arméniens à plusieurs reprises. En 1985, il qualifie de « résistance » les agissements de l’Asala, une organisation terroriste active en Turquie. En sa qualité d’avocat, il défend le commando qui avait perpétré l’attentat contre le guichet de la Turkish Airlines à l’aéroport d’Orly en 1983. En 1996, il rédige un amendement à la loi qui propose la reconnaissance du génocide qui instaure la pénalisation de sa négation. Ces positions en font un adversaire déterminé à l’adhésion de la Turquie à l’Europe, qu’il justifie par l’incapacité du candidat à faire « le deuil du nationalisme ». Dans A moi le ministère de la parole, il explique que « c’est la raison pour laquelle la Turquie refuse de reconnaître le génocide arménien et traîne en justice ceux qui s’en indignent, comme l’écrivain Orhan Pamuk ». CONSEILLER DE SARKOZY ■ Les deux hommes ont souvent fait cause commune dans un RPR longtemps écrasé par la personnalité de Jacques Chirac, comme lorsqu’ils soutiennent Edouard Balladur en 1995. Conseiller politique de Nicolas Sarkozy, qui fut deux fois son ministre de tutelle, il fut, en sa qualité de conseiller politique du futur Président, l’un des premiers à s’exprimer pour le retrait du CPE. J. ROBINE/AFP
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