Direct Soir n°212 1er oct 2007
Direct Soir n°212 1er oct 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°212 de 1er oct 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : Valérie Pécresse : « l'université n'attend pas »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°212/Lundi 1 10 EN COUVERTURE er octobre 2007 La France est face à un défi démographique et on va avoir du mal à attirer les meilleurs. Certains se détournent de ces filières, d’autres partent à l’étranger, notamment aux Etats-Unis — « les conditions pour les post-doctorats y sont meilleures qu’en France », reconnaît Valérie Pécresse. La ministre veut donc rendre plus attractive cette période entre la thèse et l’accès à un poste. Elle veut réfléchir aux types de contrats proposés, à la rémunération et aux débouchés. Elle parle notamment de proposer des passerelles, afin que l’issue de ces études ne dépende pas seulement d’un recrutement hautement concurrentiel. UNE FORTE ATTENTE Au mois de juillet dernier, la ministre avait lancé un chantier « jeune chercheur ». Aujourd’hui, l’attente est réelle parmi les premiers concernés. « On sent qu’il y a une vraie dynamique. Il ne faut pas qu’elle s’arrête. Sinon, ce sera frustrant. Si on veut former des chercheurs, il faut TROIS NOUVEAUTÉS E. DE MALGLAIVE/GAMMA/EYEDEA PRESSE La ministre visite un laboratoire de recherche, à Bordeaux, le 17 septembre. réagir », estime MaïwennCorrignan. « On est pour l’instant au stade du discours. On ne peut pas juger. Il faudra voir les mesures qui seront prises. Cela fait des années que l’on fait des propositions, on aimerait bien qu’elles soient entendues », ajoute Bertrand Monthubert. LA CROISSANCE EN JEU Valérie Pécresse affiche sa volonté d’avancer. Exemple, le projet de loi de finances. « Les discussions interministérielles sont toujours difficiles, estime-t-elle. Mais j’étais très déterminée. » Ainsi a-t-elle obtenu que la hausse du budget de son ministère — une promesse de campagne — soit effective dès 2008. « Je crois que c’était indispensable et qu’il faudra continuer l’effort dans les prochaines années », dit-elle. Détermination donc, mais aussi capacité d’écoute : « Il y beaucoup de concertation ; avec elle en personne, ou avec COUP DE POUCE ■ L’allocation recherche augmente de 8% à partir d’aujourd’hui. Une augmentation identique avait déjà été enregistrée au mois de février. Les 12000 allocataires seront rémunérés 1650 euros brut par mois. La qualité scientifique du doctorant est évaluée pour décider ou non de l’attribution d’une allocation. Les possibilités d’insertion sont aussi prises en compte. son cabinet. Cela change complètement : avant, on travaillait avec les directions, on ne voyait le cabinet qu’une fois par an. Maintenant, on travaille avec eux à toutes les réunions », explique MaïwennCorrignan. Mais, « ça va vite, parfois un peu trop », ajoute-t-elle. La présidente de la CJC regrette de ne pas avoir été plus entendue pour la loi sur les universités présentées avant l’été : « On voulait que les jeunes chercheurs soient mieux reconnus dans les conseils. » « Mon souhait est d’écouter et d’entendre les partenaires. L’université, c’est avant tout des hommes et des femmes », confirme Valérie Pécresse. Mais cela ne doit pas ralentir le rythme : « Souvent, on peaufine trop les projets. Cela dure trop longtemps et on finit par ne pas les réaliser ». Or, il y a urgence : « La croissance de la France est en jeu. » Pour Valérie Pécresse, femme pressée, l’immobilisme est hors de propos. OUVERTURE À L’ENTREPRISE N. TUCAT/AFP ■ Le nouveau dispositif doctorant conseil mis en place cette année était étudié depuis plusieurs années. Il permet à un jeune chercheur de toucher une rémunération supplémentaire en accomplissant un travail de conseil en entreprise, parallèlement à ses recherches. L’université facture ensuite cette prestation à l’entreprise. INNOVATION L’Europe, la recherche et la langue française L’Europe de la recherche se construit ■ Vendredi dernier, Valérie Pécresse a assisté à la mise en place d’un pôle de recherche et d’enseignement supérieur transfrontalier. Cette nouvelle structure regroupera les universités de Bâle (Suisse), Fribourg et Karlsruhe (Allemagne) et Mulhouse. Par ailleurs, la discussion d’un projet visant à simplifier le dépôt de brevet européen a soulevé un débat, mercredi dernier, à l’Assemblée nationale. Les brevets européens devaient jusqu’ici être traduits dans les langues des trente-deux pays membres. Le protocole de Londres – pour lequel les députés ont finalement donné leur feu vert – prévoit qu’ils ne devront plus être traduits que dans l’une des trois langues officielles de l’Office européen des brevets : l’anglais, le français ou l’allemand. Les opposants y voient une généralisation de l’anglais. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche avait quant à elle appelé les élus à ne pas passer à côté d’un accord qui « fait du français l’une des langues officielles de l’innovation en Europe ». UN RAPPORT POUR RÉFLÉCHIR ■ La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a commandé un rapport pour réfléchir aux types de contrats, au niveau de rémunération, mais aussi aux nouveaux débouchés qui peuvent être proposés aux jeunes chercheurs en attente de poste. CHAMUSSY/SIPA



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