Direct Soir n°211 28 sep 2007
Direct Soir n°211 28 sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°211 de 28 sep 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : The Police, Sting fait revivre le groupe

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°211/Vendredi 28 septembre 2007 10 EN COUVERTURE Police n’est pas un groupe rock, mais pop. Nous faisons de la musique destinée à être sifflée par les laveurs de carreaux. Sting Au début des années 1980, trois blonds peroxydés révolutionnent le rock. a coécrit la chanson Money for Nothing de Dire Straits. Pour le reste, il a tout gardé pour lui. Russians, We’ll Be Together, Englishman in New York, Fragile… des chansons devenues aussi célèbres que celles composées par The Police. RENOUVEAU CONSTANT Dans les années 1990, Sting continue une carrière régulière, et ne disparaît jamais vraiment des ondes. De 1991 à 1996, il sort trois albums, qui connaissent un certain succès. Après quelques compositions pour le cinéma, il revient en 1999 avec Brand New Day, album acclamé par la critique et le public. Le single Desert Rose, en duo avec Cheb Mami, est numéro un dans de nombreux pays, et la tournée mondiale est triomphale. La suite sera un peu plus difficile pour le chanteur. Sacred Love, ainsi que la tournée qui suit en 2003, est accueilli THE POLICE C’EST AUSSI… SUNSHINE/DALLE avec scepticisme par le public. Sting se remet en question… en apprenant à jouer du luth ! L’an dernier, il publiait Songs From the Labyrinth, un audacieux disque de musique classique signé sur le prestigieux label Deutsche Grammophon. THE POLICE REVIENT Pour revenir dans le circuit du rock, Sting devait probablement retourner aux racines. Il n’a pas hésité l’an dernier à contredire ce qu’il proclamait depuis vingt ans. « Si vous m’aviez demandé une semaine avant l’annonce de la reformation, je vous aurais répondu : « vous être taré, cela ne se produira jamais » », déclarait-il à Rolling Stones. Coup de tête ou coup de pub ? Pour Sting, âgé aujourd’hui de 56 ans, la reformation surprise du groupe relève surtout du concours de circonstances. « Je ne pourrais pas le faire si c’était juste pour l’argent. L’important, c’est que je ANDY SUMMERS ET STEWART COPLAND ■ Après la séparation du groupe, Stewart Copland a joué pour plusieurs formations, mais s’est surtout fait connaître dans le milieu du cinéma en composant près de 50 bandes originales, pour Francis Ford Coppola ou Ken Loach. Il a réalisé Everyone Stares : The Police Inside Out, un documentaire. Nostalgique, Andy Summers a toujours souhaité la reformation de The Police. GAMMA/EYEDEA PRESSE m’amuse, que la musique s’améliore. C’est cela qui me rend joyeux. » Avec la reformation, on pourrait donc penser que Sting ait mis son ego de côté, pour se concentrer sur la musique. « Andy et Stewart ne peuvent apprécier la reformation que si j’y prends du plaisir aussi. Je le fais pour moi avant tout. » Pas vraiment donc : l’amour-propre est toujours présent, mais il fait désormais partie, comme une blague, du mode de fonctionnement du groupe. The Police n’existe que par l’alchimie de ce trio. A Genève comme à Amsterdam, le public ne s’y trompe pas et applaudit au rythme des classiques qui se succèdent à une vitesse incroyable. Deux heures de spectacle, menées tambours battant et sans effets spéciaux. En février, à la fin de la tournée, Police aura fait vibrer plus de 2,5 millions de fans à travers le monde. Y compris les 160 000 personnes, ce week-end, qui chanteront en chœur De do do do, De da da da… PADOVANI, GUITARISTE ÉPHÉMÈRE ■ Premier guitariste et fondateur du groupe, le Corse Henri Padovani est parti en 1977, en désaccord avec Andy Summers. En 1980, il forme The Flying Padovani’s, qui sortira deux albums. A la tête d’un label de musique, il contribue au lancement de R.E.M., The Cramps, The Bangles. En 1994, il devient agent d’artistes, dont Zucchero et I Muvrini. TASCHEN IDOLS/DALLE VU PAR Georges Lang « Dans les boîtes branchées, on ne parle que de ça » Samedi soir, de 20h30 à minuit, Georges Lang présente une soirée spéciale The Police, avec des directs depuis le Stade de France. ■ Mars 1979. New York. Dans ma chambre d’hôtel, la radio passe un groupe anglais qui chante Roxanne. Dans les boîtes branchées, on ne parle que de ça. Je deviens accro. Leur show est époustouflant. Le bassiste a du charisme, sa voix acidulée envoûte littéralement. Le batteur en jette avec son jeu si imposant. Le guitariste sait tout faire. Les chansons sont bien produites, le son est novateur. En pleine période punk, voilà trois musiciens blonds peroxydés qui proposent une musique fusion. Cinq albums plus tard, je les rencontre séparément. Ils sont partis vers des horizons différents. Stewart Copeland, dans mon studio des Nocturnes de RTL, dit de Sting que le chanteur bassiste a toujours eu un ego surdimensionné. Andy Summers, à la terrasse d’un bar parisien, m’avoue qu’il a souffert de ne pas avoir pu s’imposer d’avantage, mais reconnaît que Sting avait souvent raison. A Londres, Sting répond à mes questions pour la Saga de RTL : il avoue que The Police a facilité le démarrage de sa carrière solo. Quant au premier guitariste du groupe, le Corse Henri Padovani, il se souvient avec fierté de l’époque [1977] où il avait fondé avec Stewart Copeland un groupe appelé The Police. » THE POLICE EN IMAGES ■ A découvrir : I’ll Be Watching You : Inside The Police 1980-83, un livre de photos prises par Andy Summers. Le guitariste de The Police dédicacera son livre ce soir, de 18h à 20h dans la boutique Taschen, 2, rue Buci, à Paris (6 e). Il sera également présent dans les couloirs de RTL lundi pour une autre séance de dédicaces. DR



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