Direct Soir n°211 28 sep 2007
Direct Soir n°211 28 sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°211 de 28 sep 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : The Police, Sting fait revivre le groupe

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°211/Vendredi 28 septembre 2007 8 EN COUVERTURE DEPUIS LE 28 MAI, STING ET SES ACOLYTES STEWART COPLAND (À GAUCHE SUR LA PHOTO) ET ANDY SUMMERS ÉLECTRISENT LES STADES DU MONDE. LE GROUPE THE POLICE A ENCHAÎNÉ LES TUBES, DE « ROXANNE » À « MESSAGE IN A BOTTLE ». 160 000 CHANCEUX ASSISTERONT À LEURS CONCERTS, SAMEDI ET DIMANCHE, AU STADE DE FRANCE. The Police resserre les rangs POLYDOR
L. GOLDSMITH/CORBIS www.directsoir.net Quelques jours avant le début de la tournée, en juin dernier, Sting déclarait au magazine musical anglais Rolling Stones : « Tout a commencé quand je me suis posé ces questions : comment surprendre à nouveau ? Comment me surprendre à nouveau ? La surprise est un élément essentiel. Ce qui est sûr, avec l’idée de reformation, c’est que je suis parvenu à surprendre les autres membres du groupe ! » Et pas qu’un peu. Depuis leur séparation officieuse voici 21 ans, The Police n’avait plus jamais interprété les classiques qui ont fait sa renommée. Plus de De do do do, De da da da qui résonne dans les stades, Roxanne s’est affranchie, et personne n’a plus jamais entendu de Message in a Bottle. Si ce n’est sur les ondes. Les titres de The Police, régulièrement programmés par les radios, ont cependant assuré la survie du groupe dans les coeurs. En 1986, chacun des membres du groupe, Sting le premier, déposait les armes de The Police, pour vivre une carrière de justicier solitaire. Andy Summers, le guitariste, et Stewart Copland, le batteur, sont partis respectivement composer pour le cinéma et taper les tambours dans d’autres formations. D’aucuns diront qu’ils ont plongé dans l’anonymat. Sting, en revanche, va poursuivre en solo une carrière aussi glorieuse qu’avec le groupe, mu par son engouement à composer. Comme le souligne Stewart Copland, « pour Sting, la musique est une religion. » Une religion qu’il pratique depuis l’âge de 23 ans. Gordon Matthew Thomas Sumner est alors instituteur et balade sa basse dans les clubs de jazz de son Newcastle natal trois ans durant. A 26 ans, il décide de se consacrer pleinement à la musique. Gordon Matthew délaisse son costume d’instituteur et choisit le nom de Sting, le « dard » en anglais (il portait souvent des pulls à rayures, faisant penser à une abeille). Mais il lui faut un groupe. The Police, fondé par Stewart Copland, est à la recherche d’un bassiste. Exit son ancien groupe, Last Exit, Sting se lance dans l’une des plus belles aventures de l’histoire du rock moderne. PUNK ET POP L’époque est celle d’un rock décomplexé. Les Sex Pistols viennent tout juste de provoquer l’Angleterre et la planète entière avec leur Never Mind the Bollocks We Are the Sex Pistols et ses titres provocants, Anarchy in the UK, God Save the Queen. C’est l’ère du punk, qui balaye définitivement les restes de rock psychédélique de la fin des années 1960. The Police sera l’un des rares groupes issus de cette mouvance à connaître une carrière internationale et durable. Et ce pour une raison : de punk, le groupe n’a conservé que l’énergie et la hargne. Oubliés les aspects controversés, les trois têtes blondes de The Police incarnent la musique dans son aspect moderne : explosive mais sans frasques, commerciale mais exigeante. The Police s’autoproclame « post-punk rockreggae ». Ce qui ne veut pas dire grandchose, si ce n’est que le groupe mélange les influences, à l’image des Clash et leur London’s Burning. Sting, comme Summers et Copland, possède une solide formation jazz. On la retrouve dans le premier succès du groupe, l’inoxydable Roxanne, sublime chanson composée par Sting pour le premier album de Police, Outlandos d’Amour (littéralement, « horsla-loi de l’amour », tout un programme). En une chanson, The Police s’installe en haut des charts pour ne plus en redescendre. EN COUVERTURE 9 La meilleure idée de cadeau pour fêter le trentième anniversaire de Police, c’est Sting qui l’a eue : rappeler ses anciens camarades de jeu pour une tournée mondiale. Après une étape américaine à guichets fermés, The Police s’installe ce week-end au Stade de France, attendu de pied ferme par 160 000 fans. Pour Sting, la musique « est une religion Stewart » Copland The Police en concert à Toronto, en juillet dernier. LE SHÉRIF DE THE POLICE Pour Sting, The Police n’est autre qu’un formidable moyen d’atteindre la renommée internationale. Il embarque rapidement le groupe dans d’immenses tournées, en Europe, en Amérique du Nord et du Sud, en Egypte, en Thaïlande. « Nous sommes ambitieux, déclare-t-il en 1980 (cité par Gary Herman dans Rock’n’roll Babylone), nous voulons devenir puissants. » Et de rajouter, à propos du groupe : « ce sont trois têtes blondes et rien d’autre. C’est vendeur. » Vendeurs également, les tubes composés par le trio. S’il apparaît aujourd’hui que l’écriture de Sting est universelle et fédère toutes les générations, ce n’est pas évident à l’époque. Des textes politiquement engagés, des solos jazzy, et la voix légèrement tremblante de Sting. L’écriture du chanteur va permettre au groupe d’être reconnaissable parmi tous les autres. Des titres évocateurs repris en chœur, en boîte de nuit ou dans la voiture. Après cinq albums studio et une dizaine de tubes (deux hits sont enregistrés sur chacun de leurs opus, au minimum), des tournées triomphales à travers le monde, 1h30 C’est le temps qu’il a fallu, vendredi 9 mars, pour vendre les 79 000 places du premier concert, demain soir. trois Grammy Awards en 1983 (six au total) et surtout de nombreuses querelles égotistes, The Police se range. Discrètement, sans faire de bruit. En 1986, le groupe tente de retourner en studio. En vain. Alors, chaque membre entreprend une carrière solo. La reconversion semble cependant difficile au vu du nombre de tubes que le groupe a créés. STING SANS MENOTTES Sting parvient malgré tout à émerger seul hors de l’univers de The Police. En 1985, un an avant la dernière rencontre du groupe sur scène, Sting sort un album solo : The Dream of the Blue Turtles, en référence à un rêve qu’il fit une nuit. Le titre Russians, mais aussi If You Love Somebody, permettent à Sting de se faire un nom. Entre-temps, il est aussi allé faire un tout derrière la caméra de David Lynch, interprétant Feyr-Rautha dans Dune (1984). Entouré d’excellents musiciens, Sting passe du statut d’ex-officier de The Police à celui de star à part entière de la scène musicale. A l’image de son ami Phil Collins, affranchi de Genesis, l’Anglais parvient à dissocier son nom de celui du groupe qui l’a vu grandir. Anecdote souvent méconnue, Sting CHRISTINE CHEW/UPI/EYEDEA PRESSE



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