Direct Soir n°211 28 sep 2007
Direct Soir n°211 28 sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°211 de 28 sep 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : The Police, Sting fait revivre le groupe

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°211/Vendredi 28 septembre 2007 18 CULTURE Bébés rockers à l’assaut de l’Olympia Les années 1960 et 1970 sont toujours une référence pour les rockers en herbe, à commencer par les jeunes pousses du rock français. Le magazine Rock’n’Folk l’a bien compris et accompagne cette vague adolescente en créant les Rock’n’roll Friday. L’événement, qui se tient habituellement au Gibus, envahit ce soir l’Olympia. Au programme, les Plastiscines, les Shades, Naast et les B.B. Brunes. Quatre groupes, nés il y a quelques années à la suite de plusieurs chocs musicaux, dont l’écoute des Libertines, popularisés par la personnalité hors norme de Pete Doherty. Les Plastiscines (Louise, Marine et Katty – le groupe cherche une nouvelle batteuse) n’ont pas attendu leur majorité pour enchaîner les répétitions. Un an après la sortie de leur premier album (Plastiscines, EMI), elles abordent l’Olympia avec philosophie : « On ne se rend pas encore compte de ce que cela représente, mais c’est énorme », avoue Marine. Elles ne seront pas en terrain inconnu, puisqu’elles connaissent les autres groupes. Ensemble, ils ont fréquenté toutes les scènes parisiennes, et même, depuis quelques mois, provinciales voire internationales. Quand on lui demande pourquoi les Plastiscines font partie de cette soirée, Marine insiste sur la spontanéité qui régit encore ce jeune groupe : « On prend énormément de plaisir à jouer, et je crois que le public est sensible à notre sincérité ». Rock’n’roll Friday, 20h, ce soir à l’Olympia. La bonne ADRESSE Leeroy, rappeur… et barman à ses heures ■ Après 10 ans de fidélité au Saïan Supa Crew, Leeroy se lance en solo. Aussi polyvalent qu’éclectique, ce rappeur, producteur et beatboxer nous propose du rap, du rock, de l’électro et du reggae à la carte de son Open Bar. Leeroy déploie toujours la même énergie pour emmener sa musique plus loin, que ce soit lorsqu’il reprend Antisocial, lorsqu’il décrit ses Petits travers sur le sample de Mr. Oizo ou lorsque ses mots vous touchent droit au cœur, dans Home Sweet Home. Open Bar s’avère être un cocktail inédit, à déguster absolument. A la vôtre ! Open Bar, Leeroy, EMI. www.leeroy.fr Les Plastiscines : des jolies franges et du bon son. PETITS PLATS ET TRANCHES DE VIE Une terrasse bondée – en plein soleil sur la place névralgique du quartier Vavin –, un comptoir à mousses et une grande salle qui a conservé son air d’antan. On y mange sur le pouce une salade des familles (10 €) ou on s’y attable pour un suprême de pintade, petits légumes et purée de céleri-tomate (15 €) en écoutant avec nostalgie les conversations de la table voisine : des étudiants ont pris une pause entre les cours et choisissent un croque au pain de campagne (9 €). SERGE JOLIVEL/DALLE Dany Brillant, ça swingue ! MUSIQUE Les jours de partiels, vous pourrez siroter un verre de bourgueil (4,10 €) ou de brouilly (5,70 €), et refaire le monde avec des gens du quartier, comme Alain Souchon, autour d’un cocktail (9 €). Brunch copieux le dimanche (23 €) comprenant une boisson chaude, un jus pressé, une tartine et une viennoiserie, des œufs brouillés au saumon, des pommes sautées, un mélange de salades et un dessert. Café Vavin, 18, rue Vavin, Paris 6 e (0143266747). ■ C’est l’homme qui, à l’époque de la musique electro, a remis au goût du jour le bal musette et fait vibrer le Palais des Congrès. Tango, mambo, boogie, bossa-nova… en éternel séducteur, Dany Brillant exécute un pas de deux envoûtant. Conquis, le public virevolte sur les airs de son septième opus Histoire d’un amour. Plus qu’un simple concert : comme sur la place d’un village, les amateurs de danse de salon pourront aller sur une estrade prévue à cet effet. En italien, en anglais, en français, Dany Brillant revisite les classiques : Strangers in the Night, Besame Mucho… l’ambiance s’annonce « caliente » ! Dany Brillant, jusqu’au 30 septembre au Palais des Congrès, Paris 17e. J.-J. DATCHARY/ABACA F. TONDRE/REA F. DEMESSENCE LIVRES Sixties et seventies américaines sur papier glacé ■ Le directeur de la collection « L’Œuvre photographique » des éditions du Seuil apporte sa pierre à l’édifice, en offrant une anthologie photographique de l’Amérique d’après-guerre. Cent-quarante clichés, noir et blanc ou couleur, retracent les bouleversements économiques et sociaux de la fin des années 1950 au début des années 1980. Outre l’esthétisme de leurs travaux, c’est l’évolution des techniques utilisées par les artistes que Gilles Mora fige dans un beau livre qui se feuillette sans nostalgie. La photographie américaine (1958-1981), de Gilles Mora, Seuil, 60 €. Glamour et transformisme DR ■ En 1992, dans l’East Village new-yorkais émerge une nouvelle scène artistique. Worship immortalise le travail de cette quinzaine de performers, transsexuels et plasticiens dont le corps est transformé en œuvres d’art abstraites. Saisis au vif par Travis Hutchison, les clichés de leurs happenings montrent les obsessions personnelles et leur goût pour le glamour, la difficulté, le sordide. Ce collectif des Blacklips tient la performance pour culte et voit l’art comme un mensonge porteur de vérités. Inspiré par Klaus Nomi et son goût de la transformation, par Andy Warhol et son interrogation sur les icônes, il se situe à mi-chemin entre hystérie collective et beauté surréaliste. Worship, Travis Hutchinson et Isabelle Chelley, éd. Tournon, 40 €. TRAVIS HUTCHINSON
DR www.directsoir.net Sam Riley interprète Ian Curtis, le chanteur tourmenté de Joy Division. Le Néerlandais Anton Corbijn est un célèbre photographe de rock. Il a aussi réalisé de nombreux clips (Depeche Mode, U2). Il avait rencontré Ian Curtis avant sa mort, alors qu’il venait d’emménager en Angleterre. Ian Curtis revit 19 ★★★★★ Pour son premier long-métrage, le photographe Anton Corbijn revient sur le destin tragique de Ian Curtis, chanteur de Joy Division. De toutes les formations apparues dans le sillage de la révolution punk, Joy Division a toujours brillé d’un éclat particulier : celui du diamant noir. En seulement trois ans d’existence (1977-1980), ce quatuor de Manchester est devenu un groupe culte. Grâce à une musique crépusculaire et résignée, évoquant autant le mal-être adolescent que la désolation de l’Angleterre industrielle. Mais également, et plus tristement, à cause du suicide de leur leader, Ian Curtis, pendu dans sa cuisine à l’âge de 23 ans. Drapé dans le linceul de cette mort prématurée, le chanteur est devenu CULTURE CINÉMA une figure christique de la mythologie du rock, rejoint près de 20 ans après par Kurt Cobain. Alors que les nouveaux groupes ne cessent de puiser dans l’héritage musical de Joy Division (Interpol, The Killers, Bloc Party…), il était inévitable que le cinéma s’intéresse à ce destin tragique. Déjà, 24 hour party people, de Michael Winterbottom, avait évoqué Ian Curtis par le biais d’un portrait vitaminé du producteur et journaliste Tony Wilson. Pour son premier film,Anton Corbijn, grand nom de la photo rock, s’est concentré sur l’intimité du chanteur plutôt que sur sa musique. Primé à Cannes, Control revient, dans un magnifique noir et blanc, sur cette brève existence, dans le cadre d’une banlieue grise de Manchester. Loin du « sex, drug and rock’n’roll », le réalisateur montre un post-adolescent tourmenté par ses démons qui, comme il le disait dans une de ses chansons, a « perdu le contrôle ».Tiraillé entre sa famille et sa maîtresse, n’arrivant pas à gérer une gloire naissante, Ian Curtis, tel un héros dostoïevskien, va également être victime de crises d’épilepsie. Ce portrait épuré et émouvant d’Anton Corbijn est sublimé par l’acteur Sam Riley, qui ressuscite le jeu de scène agité de Ian Curtis. Il redonne ainsi vie à ce jeune homme, qui n’a pas eu le temps de comprendre à quel point il avait bouleversé le rock. Control, d’Anton Corbijn, en salle.



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