Direct Soir n°21 19 sep 2006
Direct Soir n°21 19 sep 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de 19 sep 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Ségolène Royal, la rose et les épines

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Mardi 19 septembre 2006 8 ACTU FRANCE EN RÉGION Les voix du Seigneur v En Bretagne, le « curé des sourds » veille à ce que la foi ne reste pas muette. René Bécond, 74 ans, lutte ainsi depuis 40 ans pour que les malentendants ne se sentent pas exclus, y compris dans la pratique religieuse. Dans la petite église de Guengat (Finistère), il s’exprime en français signé « c’est un petit monde, mais c’est mon monde » explique celui qui a toujours refusé la mise à l’écart de ceux qui sont différents. Impôts : la baisse… à la baisse v Certes, il y aura bien une baisse des impôts, mais celle-ci n’aura pas l’ampleur promise au début du quinquennat du président Chirac, à savoir une réduction de 30%. Pour le ministre délégué au Budget, Jean- François Copé, la raison vient principalement du contexte économique mondial : « On sera à 20% alors qu’on n’a pas eu beaucoup de croissance économique, surtout les deux ou trois premières années. » Les cliniques se rebiffent v La Fédération de l’hospitalisation privée a appelé les 1 260 cliniques privées à une grève des soins aujourd’hui. Ces établissements dénoncent la décision du gouvernement de baisser les tarifs qui leurs sont remboursés par la Sécurité sociale pour contenir le déficit de l’assurance maladie. Viticulture : Bordeaux cherche sa place v Le départ est lancé depuis lundi pour les vendanges dans le bordelais. La période est à l’inquiétude à cause de la difficile conciliation entre production et demande du marché. Car si les grands crus résistent à la concurrence, ils ne représentent que 4% de l’offre. Pour les bordeaux « génériques », la solution passe par une ouverture aux marchés émergents (Asie, pays de l’Est). SARKOZY/Londres après New York icolas Sarkozy soigne sa stature internationale. Arrivé dimanche à N Londres, il s’est entretenu avec MICROPME/Impôt unique h Un impôt unique pour les micro-entreprises, c’est ce qu’envisage le ministre des PME, Renaud Dutreil. Il entend ainsi « simplifier au maximum les prélèvements fiscaux et sociaux » et créer « un forfait qui incluerait les cotisations sociales, la CSG (contribution sociale généralisée), la CRDS (contribution pour le remboursement de la dette sociale) et si possible l’impôt sur le revenu ». Ce forfait serait calculé en pourcentage du chiffre d’affaires « qu’on pourrait fixer entre 13% et 15% pour une activité de commerce ». Le système serait réservé aux entreprises réalisant moins de 76 000 euros de chiffre d’affaires annuel dans le commerce, ou moins de 27 000 euros dans les services. La mesure annoncée devrait prendre effet le plus rapidement possible et booster les créations d’entreprises. V.F. Nicolas Sarkozy à Londres, hier, avec Gordon Brown, l’éventuel successeur de Tony Blair. Tony Blair et rencontrait hier Gordon Brown, actuel chancelier de l’échiquier et sans doute futur Premier ministre, après le départ du chef de file des travaillistes. Rien ne devait filtrer de ces rencontres. On peut néanmoins imaginer que les questions de sécurité internationale et de lutte contre le terrorisme ont été au cœur de leurs entretiens. Si le ministre de l’Intérieur, habituellement féru de communication, n’a pas souhaité trop s’exprimer au cours de ce voyage, c’est peut-être pour ne pas entendre les mêmes reproches formulés à la suite de son récent voyage à New York et Washington. Cette destination n’est pourtant pas anodine. En effet, si Tony Blair est aujourd’hui au plus bas dans les sondages (selon un sondage Mori pour le Sunday Times, 49% des Britanniques souhaitent son départ), ce dernier a su imprimer une nouvelle culture politique au sein de son parti, le New Labour, et de toute la classe politique britannique. Une position que le chef de l’UMP ne peut qu’envier. Tony Blair a aussi su comprendre les aspirations d’une classe moyenne anglaise en mal de reconnaissance, en augmentant les budgets consacrés aux services publics, mais également en modernisant l’université laquelle, autonome dans sa gestion, a certes augmenté ses tarifs, mais a permis de multiplier les bourses étudiantes. Dans le domaine institutionnel, le leader travailliste a enfin su imprimer sa marque en banalisant l’usage du référendum, signe d’une démocratie en bonne santé. Autant de sujets qui ne peuvent que retenir l’attention du futur candidat français à l’élection présidentielle aspirant à la « rupture ». VÉRONIQUE FORGE CRÉATIVITÉ/Sir Jagger préfère la France h On peut être un illustre sujet de Sa Majesté Elisabeth II et préférer la douceur du château La Fourchette, vaste manoir blotti au cœur de la Touraine, près d’Amboise. En effet, c’est ici que Mick Jagger, leader de l’autoproclamé « plus grand groupe de rock du monde », aime à flâner, discutant en toute simplicité et en parfait français des vertus du Gamay, le cépage local. Rien de plus agréable pour l’aristocratie locale que de recevoir à sa table cet Anglais discret, comme le fait si souvent la marquise de Brantes. L’ex-rebel et sex-symbol ne raterait d’ailleurs, sous aucun prétexte, la fête de la courge à Montreuil en Touraine. Mais le château La Fourchette n’est pas seulement le moyen pour Sir Mick de décompresser entre deux tournées, c’est aussi dans le silence de ses pierres que les Rolling Stones ont enregistré leur dernier album, A Bigger Bang, sorti en septembre 2005. La collaboration avec la France ne s’arrête pas seulement à la villégiature, puisque le groupe tiendra la vedette d’un film d’animation réalisé par deux Français, Paul et Gaëtan Brizzi. Ces derniers ont déjà réalisé le dessin animé Astérix et la surprise de César et, plus récemment, L'oiseau de feu de Stravinsky, L’exclu Directsoir Nicolas Sarkozy en déplacement continue de subir les foudres du PS. Ségolène Royal l’accuse de « mensonge public » après la régularisation des 6 924 sans-papiers. dans le Fantasia 2000 des studios Disney. La société Jagged Film, appartenant à Lord Jagger produira le projet. Celui-ci, intitulé Ruby Tuesday, débutera en fin d’année, et sera composé de douze titres du groupe. L'histoire est décrite comme un conte faustien qui met en scène une mère cherchant le bonheur à New York. D’autres l’ont trouvé au cœur du terroir hexagonal comme Jagger. XAVIER FORNEROD @ PAUL HACKETT/REUTERS Mick Jagger. @ DAVID GRAY/REUTERS
www.directsoir.net ÉDUCATION/La carte scolaire en ballottage La sectorisation scolaire divise les présidentiables, de droite comme de gauche. Dès demain, le ministre de l’Education ouvre le débat. Maintien, suppression ou aménagement ? Entre appels au maintien, propositions de suppression pure et simple et projets d’aménagement, la carte scolaire anime la rentrée scolaire et politique. Une chose est sûre : cette règle académique n’en sortira pas indemne. La situation est délicate pour le ministre de l’Education nationale. Si Gilles de Robien entame dès demain les discussions avec les acteurs scolaires concernés, il devra faire face aux contestations intestines qui divisent les partis. Hier, c’est le chef de l’Etat lui-même qui est monté au créneau. Jacques Chirac a défendu la carte scolaire, en affirmant qu’elle reste une « garantie de la mixité sociale ». Dès lors, pourquoi remettre en cause la carte scolaire ? Concrètement, dès la 6 e, les autorités académiques décident dans quel établissement ira votre enfant. En fonction de son adresse, l’élève sera scolarisé dans le collège ou lycée de sa zone géographique. Mesure nationale portant en elle le principe de l’égalité des chances, la carte scolaire ne pose pas de réels problèmes sur l’ensemble du territoire français. Les inconvénients se situant plutôt du côté des grandes agglomérations, où les passe-droits sont nombreux. A l’heure actuelle, deux solutions existent pour contourner la carte scolaire, c’est-à-dire obtenir une autre affectation pour son enfant : la dérogation auprès de l’inspecteur d’académie ou l’inscription dans un établissement privé. Pour le président de la République, la carte doit subsister, sa suppression ne serait « ni réaliste, ni juste ». Une réaction qui vient appuyer les déclarations de son Premier ministre. Dominique de Villepin reste, lui, ouvert au débat tout en admettant que la carte recèle « des problèmes évidents ». Surtout, le chef de l’Etat vient contredire le ministre de l’Intérieur. C’est pourtant Nicolas Sarkozy qui était venu ouvrir les discussions à droite. Et pour le président de l’UMP, la solution est simple : la carte scolaire doit être supprimée. « Un organisme d’évaluation de chaque établissement scolaire doit être créé pour pallier les insuffisances de ceux les plus en difficultés », a-t-il annoncé en substance. A gauche, la carte scolaire a aussi ses détracteurs. Ségolène Royal, en tête, a provoqué une véritable levée de boucliers au sein du PS. La présidente de la région Poitou-Charente partageait la position de Nicolas Sarkozy, avant d’être plus modérée en proposant de « desserrer la contrainte » imposée C’estdit « Ma diplomatie ne consistera pas à s’agenouiller devant Bush » Ségolène Royal La carte doit garantir la mixité sociale. « Nicolas Sarkozy, quand il est président de l’UMP, il coordonne un projet qui n’élude pas les questions qui fâchent qui sont les vrais rendezvous de la France pour demain. » Valérie Pécresse Gilles de Robien, hier, avec les élèves de l’école élémentaire Les Iris. par cette carte en laissant aux parents le choix entre « deux ou trois établissements ». Pour Laurent Fabius, cette solution est inappropriée. L’ancien Premier ministre et candidat à l’investiture socialiste souligne qu’une telle solution « pousserait les établissement à la concurrence », et dénonce la porte ouverte à « une marchandisation ». Une position partagée par Jack Lang et Dominique Strauss-Khan, qui appellent au respect de la carte. Lionel Jospin reste également favorable à son maintien, précisant que le choix de la suppression engendrerait : « un formidable phénomène d'inégalité dans notre pays. » Reste que les avis des principaux acteurs concernés ne sont pas encore arrêtés. Les consultations qui devraient débuter demain, à l’initiative du ministre de l’Education nationale, doivent réunir successivement parents d’élèves, enseignants, chefs d'établissements mais aussi élus locaux. Aucune date butoir n’est encore fixée, mais Gilles de Robien doit d’ores et déjà se préparer à composer une partition fédératrice sur un sujet sensible qui, en quelques semaines seulement, s’est invité dans le débat pour l’élection présidentielle. NICOLAS CAILLEAUD « Il faut surtout que les français comprennent que nous allons devoir faire encore des efforts en matière de retraite » Laurence Parisot « Si on n’a pas une ligne clairement à gauche, on va se ramasser ! » Laurent Fabius @ OLIVIER LABBAN-MATTEI/AFP @ ROBERT FRANÇOIS/AFP FRANCE LOGEMENT SOCIAL/Borloo volontariste h Prêt à taux zéro, TVA à 5,5%, acquisition différée du terrain, prêt social de location- accession, autant de mesures qu'a annoncées, hier, Jean-Louis Borloo. Objectif : faciliter l'accession à la propriété. Le principe : le remboursement pour l'acquéreur ne dépasse pas le coût d'un loyer en immobilier social. Ce dernier a déclaré qu'il faut pouvoir choisir entre la location et l'accession dans les mêmes conditions et avec les mêmes ressources. Le ministre de la Cohésion sociale et de l'Emploi s'est également félicité du nombre record de permis de construire délivrés sur un an : plus de 555 000, du jamais vu depuis 27 ans ! « L'accélération de la production se retrouve dans tous les secteurs du logement » souligne le ministre. Les chiffres de la construction de logements sociaux prévus pour 2006 s'élevant de 90 000 à 100 000 dans le secteur public et de 30 000 à 35 000 dans le privé. Volontariste, le ministre a également annoncé la contruction de 30 000 à 40 000 maisons par an à 100 000 euros. Jean-Louis Borloo. Dans les NICOLAS CAILLEAUD KIOSQUES Adapté du best-seller de Lauren Weisberger le film, Le diable s’habille en Prada, un décryptage en règle de l’univers impitoyable de la mode. C’est Meryl Streep qui incarne la tyrannique Miranda Priestly. A découvrir, une interview exclusive de l’actrice dans Studio de ce mois-ci. @ VASSAL HUGHES/GAMMA Directsoir t Mardi 19 septembre 2006 9



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