Direct Soir n°209 26 sep 2007
Direct Soir n°209 26 sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°209 de 26 sep 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Tony Parker du basket au rap

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DR V. VESNA/J. GIMZEWSKI DR Directsoir N°209/Mercredi 26 septembre 2007 14 CULTURE ONE-MAN SHOW Il s’appelle Yass et il ira loin La valise pleine d’histoires, Yass a écrit un premier one-man show drôle et émouvant dans lequel il campe une pléiade de personnages attachants. L’humoriste Yass a su faire de son parcours atypique un spectacle tout en finesse et riche en émotions. Yass, de son prénom Yasser, 38 ans et une énergie communicative, a su mettre à profit un parcours atypique pour poser un regard amusé sur les différences culturelles. Son spectacle, Je m’appelle Yass et je viens de loin, retrace son périple. Des origines libanaises, qu’il dépeint avec affection au travers de sa mère possessive. Une enfance au Sénégal, où il faisait le pitre en rejouant le match mythique de la France de Platini (son idole) contre l’Allemagne, devant son ami Néné, personnage touchant à force de naïveté. Ses années en Côte d’Ivoire, dont il croque ses copains d’infortune évacués vers Paris pendant les Nanomandala (2003). TOP DES TOPS 1 FESTIVAL émeutes de 2004. Enfin, son arrivée en France et sa rencontre avec les autochtones… On repense au spectacle Décalages de Gad Elmaleh, car c’est de ces décalages culturels que Yass fait naître le rire, et du métissage l’émotion. Quand on demande à cet humoriste, libanais musulman marié à une juive tunisienne, ce que sont ses enfants, il répond : « Ils sont heureux ». Comme les spectateurs de son one-man show. Je m’appelle Yass et je viens de loin, Théâtre Michel Galabru, 4, rue de l’Armée-d’Orient, Paris 18 e (0142231585). Les nanotechnologies à la MEP Le Roi Lion rugit au Mogador ■ La célèbre histoire de Disney occupera le Théâtre Mogador à partir du 5 octobre. Une comédie musicale qui n’est pas destinée qu’aux plus jeunes, comme s’en défend Julie Taymor, metteur en scène américaine et créatrice des costumes : « Ce n’est pas du théâtre d’enfant, parce que le théâtre doit s’adresser à tous les âges. » Et pour plaire aux plus grands, elle a créé de formidables masques transformant chaque artiste en animal de la savane, sans pour autant occulter leurs expressions scéniques. Au-delà des tableaux colorés, on retiendra les musiques signées Lebo M et interprétées par des artistes prometteurs (Jee-L alias Mufasa, Jérémy Fontanet dans le rôle de Simba et Léah qui joue Nala). Après Cabaret, cette nouvelle grosse production marque le succès des comédies musicales importées de Broadway. Le Roi Lion, Théâtre Mogador, 25, rue de Mogador, Paris 9 e (0153334542) www.leroilion.fr ■ De l’infiniment grand à l’infiniment petit, pour sa 8 e édition, le festival @rt Outsider se joue de l’invisible et de son contraire. Fidèle à ses motivations premières, allier l’art, la science et les nouvelles technologies, il rend perceptible les « Territoires invisibles ». Sculptures interactives, installations multimédias et vidéos percent les mystères du corps humain, des molécules, des particules. Festival @rt Outsider, jusqu’au 30 septembre à la Maison de la photographie, 5, rue de Fourcy, Paris 4 e (0144787500). La môme Universal jkle 2 Apocalypto TF1 Vidéo Meilleures ventes de films en DVD Le film de Clint Eastwood Lettres d’Iwo Jima, qui relate une bataille sanglante qui opposait les Etats-Unis au Japon en 1945, fait son entrée en 4 e position dans le top hebdo. Cette œuvre antimilitariste raconte l’histoire à travers le point de vue japonais. A sa sortie en salle, ce film a fait l’unanimité. Légende : (e) nouvelle entrée – Source : SPECTACLE THÉÂTRE Ghost Rider Lettres d’Iwo Danse avec lui 3 4 Warner Home Video Jima 5 Studio Canal Warner Home Video jkle jkle jkle jkle DR L’irréductible Bernhard ■ Avec Le neveu de Wittgenstein, Bernard Levy innove. Il dévoile l’intime d’un pourfendeur d’hypocrisies sociales. Ce « neveu » est prétexte pour Thomas Bernhard à exposer des réflexions sur à peu près tous les sujets. Il les charge de l’humour féroce qui lui est propre. Mais il évoque surtout Paul Wittgenstein, qui partage ses angoisses sur la mort et la folie. Le neveu de Wittgenstein, première le 27 septembre, Théâtre national de Chaillot, 1, place du Trocadéro, Paris 16 e (0153653000). DR LIVRE Les souffrances de Juette ■ Symbole de l’insoumission, le personnage du nouveau roman de Clara Dupont-Monod n’avait rien de prédestiné. Née en 1158 dans le village d’Huy, dans l’actuelle Belgique, Juette est la fille d’un des créanciers de l’évêque. Elle est veuve à 18 ans, d’un homme de 30 ans son aîné. Féministe avant l’heure, elle rejette l’autorité – de l’Eglise et des hommes – en se retirant jusqu’à sa mort dans une léproserie. Roman à deux voix, La passion selon Juette retrace la vie d’une figure historique tombée dans l’oubli que l’auteur, passionné d’histoire médiévale, a découvert dans un texte de Georges Duby : Dames du XII e siècle. La passion selon Juette, de Clara Dupont-Monod, éd. Grasset, 17,90 €. DR
www.directsoir.net Jodie Foster, une justicière dans la ville Film ambigu sur le thème de la vengeance et de l’autodéfense, « A vif » risque de faire polémique. Jodie Foster, une nouvelle fois parfaite, y incarne une animatrice de radio new-yorkaise qui, après avoir vu son fiancé se faire tuer par des voyous, se transforme en justicière. Rencontre avec l’actrice et le réalisateur Neil Jordan. Pourquoi incarner une femme qui se transforme en ange exterminateur après la mort de son fiancé ? Jodie Foster : Le thème de la vengeance est très vieux, et fait partie intégrante de notre culture. A vif fait par ailleurs référence à des grands films avec antihéros des années 1970, comme Taxi Driver ou Straw Dogs. Ce film est-il une métaphore de l’Amérique de l’après 11-Septembre ? J. F. : J’y vois effectivement des similitudes. La société américaine est actuellement confrontée constamment à la peur et à la rage. C’est d’autant plus dangereux que notre communauté aime les armes. Pensez-vous pouvoir, comme votre personnage, aller jusqu’à tuer si quelqu’un s’en prenait à vos proches ? J. F. : C’est facile de dire que ça n’arrivera jamais. Je pense au contraire qu’il est important de se poser ce genre de questions. Ce film montre bien la progression de la violence. Mon personnage achète d’abord une arme pour se protéger. Elle ne se rend pas compte du pouvoir que ce pistolet lui procure, jusqu’à provoquer des situations dangereuses. A la fin, elle devient un vrai monstre de vengeance. Quand on regarde votre filmographie, on constate que beaucoup de vos personnages sont touchés par la violence. J. F. : C’est vrai. J’aime les drames, et j’aime jouer des personnages qui se retrouvent dans des situations difficiles, qui se demandent s’ils vont arriver à survivre. Comment expliquezvous que les films que vous réalisez soient tendres, tandis que ceux dans lesquels vous jouez sont souvent durs ? J. F. : J’aime incarner des personnages que je ne suis pas, tandis que mes films reflètent exactement ma personnalité, tant dans l’histoire que dans le choix des musiques. Vous avez débuté au cinéma très jeune. Avezvous jamais songé à un autre métier ? J. F. : Jeune, je n’étais pas certaine de vouloir continuer. Durant l’adolescence, je me suis préparée à faire autre chose. Mais au moment de mes études, j’ai continué à tourner. Un jour, je me suis dit : « Eh bien, ma chère, c’est ce que tu vas faire pour gagner ta vie. » Vous aviez un rôle dans Un long dimanche de fiançailles. Après Jean-Pierre Jeunet, comptez-vous tourner avec un autre réalisateur français ? J. F. : Je n’ai rien de prévu, mais j’aimerais beaucoup retravailler avec un de vos réalisateurs. Quelqu’un qui, comme Jean-Pierre, a une forte vision artistique. On sait que vous parlez parfaitement le français. Quelles sont vos relations avec notre pays ? J. F. : J’ai de la famille qui habite en France, donc je viens leur rendre visite. Pas assez à mon goût, car mes deux enfants sont scolarisés. Neil Jordan, réalisateur du film Pourquoi avoir voulu filmer cette histoire de vengeance ? Neil Jordan : Je trouvais le personnage incarné par Jodie Foster fascinant. C’est une femme perdue, qui va libérer un monstre en ellemême. J’aime bien, à travers mes films, montrer la part d’ombre que nous avons tous en nous. A vif rappelle des films sur des justiciers typiques des années 1970, à l’image de Taxi Driver. N. J. : Il y a bien sûr pas mal de points communs avec Taxi Driver, à commencer par Jodie Foster. La scène avec une prostituée adolescente dans une voiture est d’ailleurs un clin d’œil à ce film. Votre film est plutôt ambigu sur la question de l’autodéfense… C. CHEW/UPI/EYEDEA PRESSE T. KINGMA/SIPA N. J. : Je ne voulais pas qu’on juge cette femme. J’avais envie que ce film, à la fin, pose des questions morales. Par exemple : quelle est la différence entre une justice légale ou policière et une justice individuelle ? Jodie Foster livre ici une prestation intense. N. J. : Elle était la raison première pour laquelle je voulais faire ce film. Jodie montre à merveille l’évolution de cette femme, qui passe de la peur à la violence. Pensez-vous que l’histoire soit crédible ? N. J. : Je vois plutôt ce film comme une parabole sur la vengeance. Il n’a pas pour vocation de refléter la réalité, mais de nous plonger dans un esprit paranoïaque. Le New York violent et sombre qu’on montre n’existe plus. Aujourd’hui, c’est la ville la plus sécurisée du monde. Rivalités adolescentes ■ Composé de deux parties Regarde-moi suit les histoires des garçons d’un côté, avec Mouss qui voudrait aller plus loin avec Daphné et Yannick qui voudrait « récupérer » Mélissa. De l’autre, celles des filles à travers l’histoire de Fatimata et de Julie, toutes deux amoureuses de Jo. La réalisatrice révèle les amitiés qui fonctionnent de façon clanique dans les cités et leurs conséquences. Les adolescents de Regarde-moi semblent avoir soif d’attention. Audrey Estrougo leur en donne. Regarde-moi, d’Audrey Estrougo, en salle. CULTURE 15 INTERVIEW Premier film d’Audrey Estrougo, « Regarde-moi » entraîne le spectateur durant vingt-quatre heures au cœur d’une cité. Amours et amitiés au cœur de la cité. 2007 GAUMOT



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