Direct Soir n°208 25 sep 2007
Direct Soir n°208 25 sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°208 de 25 sep 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : Nicolas Sarkozy s'exprime à l'ONU

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°208/Mardi 25 septembre 2007 6 EN COUVERTURE NICOLAS SARKOZY, 52 ANS, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE. LE CHEF DE L’ÉTAT S’EXPRIME POUR LA PREMIÈRE FOIS DEVANT L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES, QUI TIENT SA 62 e SESSION. SON DISCOURS PORTERA SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN, L’ENVIRONNEMENT ET L’AFRIQUE. Nicolas Sarkozy fait entendre la voix de la France E.FEFERBERG/AFP
DR www.directsoir.net Chaque année à la même époque, New York est le cœur de la planète, pendant l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies. La Grosse Pomme vit pendant quelques jours au rythme des limousines officielles qui convergent vers la Maison de verre sur les bords de l’East River, leg du philanthrope John Davison Rockfeller Junior. LES ENJEUX DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE La 62 e Assemblée générale de l’Organisation des Nation unies s’est ouverte le 18 septembre, à New York. Les grands chantiers de la session du Conseil de sécurité, dont la présidence tournante échoit en ce moment à la France, sont l’Iran, l’Irak et l’Afghanistan, mais aussi l’Afrique et le réchauffement climatique. Ces deux derniers thèmes seront l’objet de conférences spécifiques à l’instigation du secrétariat général de l’ONU et de Paris. Une implication française que Nicolas Sarkozy a voulu souligner en se rendant personnellement à New York, où il devait prononcer aujourd’hui, le discours d’introduction du débat général, devant les représentants des 192Etats membres. Il s’agit d’une étape majeure pour le président français, qui a multiplié les déplacements à l’étranger depuis de nombreuses années et qui s’est impliqué dans des dossiers complexes depuis le début de son mandat, notamment en obtenant la libération des infirmières bulgares et en convaincant ses partenaires européens d’accepter le minitraité simplifié proposé par Paris. Une occasion aussi de changer la position de la France face aux Etats-Unis, tant l’intervention de Dominique de Villepin en 2003 contre la guerre en Irak avait marqué les esprits et échaudé Washington et ses alliés. Si la position de la France n’a pas changé sur la légitimité et l’opportunité de l’intervention militaire dans le Golfe, il s’agira pour le chef de l’Etat de faire vivre le multilatéralisme à la française et de faire oublier la logique d’opposition avec la Maison Blanche dont l’ancien Premier ministre s’était fait le héraut. Nicolas Sarkozy insiste depuis longtemps sur sa volonté de rétablir une relation de bonne entente avec les Etats-Unis, dans la continuité de l’histoire des deux pays. Son discours, qui constitue le point d’orgue de sa visite à New York, devrait aborder directement les défis auxquels sont confrontées les nations du monde. PRIORITÉ À L’ENVIRONNEMENT Concernant le réchauffement climatique, le président français s’est exprimé, au nom de l’Union européenne, dans le cadre d’une conférence organisée par le secrétaire général des Nations Unies, le Sud-Coréen Ban Ki-moon. Il reviendra aujourd’hui sur ce qui constitue l’une des priorités de la communauté internationale, alors qu’une conférence se tiendra en décembre à Bali pour prendre le relais du protocole de Kyoto. Le porte-parole de l’Elysée, David Martinon, expliquait ainsi il y a quelques jours que « dans l’esprit du président Sarkozy, les pays industrialisés, à commencer par la France, ont une responsabilité particulière dans le réchauffement climatique parce qu’ils sont fortement producteurs de pollution et de gaz (…) carbonique. Mais la présidence française souhaite une approche globale, même s’il faut la nuancer selon la situation et l’état de développement des différents pays. Les efforts des pays industrialisés resteront vains s’ils ne sont pas étroitement coordonnés avec l’action des EN COUVERTURE 7 Nicolas Sarkozy s’exprime pour la première fois devant l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies. Un discours d’autant plus important que la France, qui assure la présidence tournante du Conseil de sécurité, est l’une des voix les plus respectées au sein du célèbre immeuble en verre de l’ONU. Le nucléaire n’est pas un « gros mot. La France a fait le choix du nucléaire. » Hier, à New York, Nicolas Sarkozy s’est entretenu avec le président palestinien, Mahmoud Abbas. grands pays émergents, à savoir l’Inde, la Chine, le Mexique, le Brésil, l’Afrique du Sud », plaide l’Elysée. Autre voie que Nicolas Sarkozy souhaite privilégier pour combattre le réchauffement climatique : le nucléaire civil. « La France est prête à aider tout pays qui veut se doter de l’énergie nucléaire civile », a-t-il déclaré hier. « Nous disons que dans un univers où, dans un siècle, il n’y aura plus de gaz et, dans 40 ou 50 ans, il n’y aura plus de pétrole, on ne peut pas se contenter de dire : « le nucléaire fait peur, on n’en parle pas ». » PRIVILÉGIER LA DIPLOMATIE AVEC L’IRAN La position du président est également très attendue sur le dossier du nucléaire iranien. Alors que les analystes imputent à Paris une approche politique fondée sur des sanctions coercitives qui pourraient être prises hors du cadre onusien. Dans une interview au quotidien américain The New York Times, Nicolas Sarkozy a réaffirmé son refus de voir la République islamique se doter de l’arme nucléaire : « Pas d’arme nucléaire pour l’Iran, l’arsenal des sanctions pour les convaincre, la négociation, la discussion, la fermeté. Et je ne veux pas entendre parler d’autre chose A travers notre politique étrangère, ce que nous exprimons, c’est notre identité en tant que nation, c’est-à-dire les valeurs que nous voulons porter. Nicolas Sarkozy, discours du 28 février 2007 qui n’apporterait rien à la discussion aujourd’hui. » Des propos qui mettent fin à la controverse qui a suivi les propos du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui avait envisagé comme ultime recours une action armée contre le régime des ayatollahs. C’est sur ce dossier que les Américains et leur président George W. Bush seront les plus vigilants. Depuis plusieurs jours, le débat se durcit outre- Atlantique sur la présence du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, négationniste convaincu qui, à plusieurs reprises, a appelé à la destruction de l’Etat hébreu. Le maître de Téhéran, qui a été confronté hier aux lazzi des étudiants de la prestigieuse université de Columbia, continue à souffler le chaud et le froid en prétendant que son pays n’entend acquérir la technologie nucléaire qu’à des fins civiles. Nicolas Sarkozy devra donc persuader Washington de s’en tenir à une approche diplomatique. L’Elysée envisage, montrant ainsi l’exemple, de demander aux entreprises françaises de ne plus conclure de nouveaux marchés avec l’Iran. Une mesure qui pourrait s’étendre à l’échelle européenne. « Entre la soumission et la guerre, il y a une palette de situations, de solutions qui existent comme le renforcement des sanctions qui finiront par pro- CHIP EAST/REUTERS



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