Direct Soir n°208 25 sep 2007
Direct Soir n°208 25 sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°208 de 25 sep 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : Nicolas Sarkozy s'exprime à l'ONU

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DR Directsoir N°208/Mardi 25 septembre 2007 14 CULTURE EXPOSITION Forme, difforme, informe : design Un pied en mousse, une bouche en céramique, un œil de verre, une théière éléphant… Tous les objets présentés au Grand Palais apportent une définition du « design ». Le Petit Larousse 2007 définit le design comme une « discipline développée au XX e siècle, visant à la création d’objets, d’environnements, d’œuvres graphiques, à la fois fonctionnels, esthétiques et conformes aux impératifs d’une production industrielle ». Malgré la précision de l’explication fournie par le dictionnaire, « design » est devenu un mot fourre-tout.Victime de ses utilisations abusives pendant des décennies. L’exposition Design contre Design, présentée au Grand Palais, apporte une définition visuelle du concept, en le confrontant à un siècle et demi de créations. L’entreprise est périlleuse et avait déjà été conduite en 1993 sous la grande nef, avec Design, miroir du siècle. A l’époque, la scénographie de Une œuvre de Gabrielle Strijewski. TOP DES TOPS DR ART l’exposition proposait une démonstration chronologique de l’évolution du design. Celle du cru 2007 s’organise autour de thématiques, mêlant formes, contextes, architectures et styles, pour une vision globale et transversale du design. Les rapprochements sont parfois étonnants, mais l’ensemble invite à la réflexion. Les œuvres présentées appartiennent toutes aux objets du quotidien ou aux meubles domestiques, mais sont transformées en œuvres d’art à travers leur dimension design. L’occasion d’observer une riche collection d’objets exceptionnels dans un cadre historique. Design contre design, jusqu’au 8 janvier, aux Galeries nationales du Grand Palais, 3, avenue du Général-Eisenhower, Paris 8 e (0144131717). Le corps déformé S. HAYGARTH CRÉATION THÉÂTRE Danse des sept voiles ■ Un corps apparaît sur la scène surexposée de lumière du Théâtre national de Chaillot. Puis ce sont les voix de Jacques Dutronc et de Tal Beït-Halachmi qui se font entendre. Razerka Ben Sadia- Lavant fait incarner à ces trois entités le texte de Marguerite Duras, L’homme assis dans le couloir. La danseuse Sarah Crépin personnifie l’histoire d’une rencontre, celle d’un homme assis dans l’ombre d’un couloir et d’une femme étendue dans un jardin. Dansant dans une nuée de voiles, l’interprète de cette création matérialise le discours des partenaires présents seulement en voix off. L’homme assis dans le couloir illustre le désir de deux êtres qui cherchent à se rencontrer. L’homme assis dans le couloir, de Marguerite Duras, du 27 septembre au 19 octobre, Théâtre national de Chaillot, 1, place du Trocadéro, Paris 16 e (01 53 65 30 00). ■ Mais qui sont ces êtres mystérieux ? Les « Freaks » de Tod Browning ? A défaut de « la monstrueuse parade », Cindy Sherman, Gabrielle Strijewski et Rachel Laurent se jouent de la normalité à la galerie Marion Meyer. Leur point commun, photographier le corps déformé. Métamorphoses extravagantes, poupées gonflables handicapées, des corps aux proportions retaillées… L’humain perd ici de son intégrité et dégage, selon l’expression de Freud, une « inquiétante étrangeté ». Anomalies, jusqu’au 13 octobre à la galerie Marion Meyer, 15, rue Guénégaud, Paris 6 e (0146330438). 1 Ni d’Eve, ni d’Adam Amélie NothombAlbin Michel jkle 2 L’élégance du ηérisson Muriel Barbery Gallimard Luminaire (Tide chancelier) de Stuart Haygarth, fait d’objets ramassés sur la plage de Kent. 3 4 5 L’aube le soir ou la nuit Yasmine Reza Flammarion Sarah Crépin personnifie le texte de Marguerite Duras. Temps mort Harlan Coben Fleuve noir Meilleures ventes de livres (hors BD et livres de poche) Les cinq best-sellers confortent leur place dans ce top hebdo. Le thriller palpitant Temps mort continue sa progression. Harlan Coben nous plonge dans l’enquête de Myron Bolitar à la recherche de son vieil ami Horace Slaughter, et son histoire semble séduire les lecteurs avides de suspense. Légende : (e) nouvelle entrée - Source : J’étais derrière toi Nicolas Fargues Gallimard jkle jkle jkle jkle AGATHE POUPENEY Camille Nahum joue la future maman angoissée. Femme, mère, les temps sont durs ■ Neuf mois de grossesse, quelle aventure ! La femme se mue en attraction nationale et délaisse les nuits blanches entre copines, le tabac… Désormais madame fait du sport et boit de l’eau. Seule sur scène, Camille Nahum incarne cette future maman drôle et angoissée. Malgré tout ses efforts, sera-t-elle une mauvaise mère ? La réponse dans Toutes coupables, une comédie moderne et sexy. Toutes coupables, jusqu’au 31 décembre au Petit Théâtre du Gymnase, 38, bd Bonne-Nouvelle, Paris 10e. (0142467979). ROMAN La maladie d’A., sujet délicat ■ Olivia Rosenthal a osé : l’auteur et dramaturge français s’est attaquée à la maladie d’Alzheimer dans son nouveau roman, On n’est pas là pour disparaître. Sujet délicat, qu’elle redoutait par crainte de provoquer le mauvais sort. Elle distille à la fois des réflexions qui semblent personnelles et des réflexions universelles. Elle s’interroge sur Monsieur Alzheimer, lui qui a donné son nom à cette maladie, qu’on aimerait si souvent ne pas nommer. Et puis il y a cet homme, Monsieur T., qui a poignardé sa femme et qui ne s’en souvient plus. Loin d’être terrifiant et désagréable, ce roman fait preuve de beaucoup d’originalité dans la description d’un mal qui touche désormais toute la société. On n’est pas là pour disparaître, Olivia Rosenthal, éditions Verticales. J. FRYDMA C. HÉLIE/GALLIMARD
PATHÉ DR www.directsoir.net Octave (Jean Dujardin) et Pydjhaman (Jan Kounen), désenchantés. DVD Gaspard Ulliel est Hannibal. Le choix de se retrouver Mia Hansen-Love livre avec « Tout est pardonné » un premier film sur la famille. ■ Victor et Annette habitent Vienne avec leur petite fille Pamela. Victor se drogue et Annette espère le voir se ressaisir en arrivant à Paris. Mais il continue à passer ses nuits dehors. Bientôt, il rencontre une junkie dont il tombe amoureux. Annette et sa fille disparaissent de la vie de Victor. Onze ans plus tard à Paris, Pamela décide de revoir son père. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2007, le premier film de Mia Hansen-Love a été accueilli avec enthousiasme. Pourquoi est-il si méchant ? En 2003, Antoine de Caunes est choisi « devant » Alain Chabat et Mathieu Kassovitz pour réaliser la version cinématographique de 99 F. Une adaptation qui n’aura jamais lieu. ■ Les origines du mal, quatrième volet de la saga Hannibal Lecter, traite de la jeunesse du serial killer le plus célèbre du cinéma. On s’intéresse au passé trouble et aux influences qui ont psychologiquement pris le pas sur le jeune Hannibal, interprété par le Français Gaspard Ulliel. Toujours aussi efficace. Hannibal Lecter, les origines du mal, TF1 Vidéo, 19,99 €. Annette (Marie-Christine Friedrich) et Victor (Paul Blain). Tout est pardonné, de Mia Hansen-Love, demain en salle. COURRIER DES LECTEURS Envoyez-nous vos messages personnels, réactions ou commentaires sur l’actualité à l’adresse : lejournal@directsoir.net. Objet : courrier des lecteurs. DR 15 Overdose publicitaire ★★★★★ Jan Kounen, réalisateur de « Doberman » et de « Blueberry », adapte sur grand écran le best-seller de Frédéric Beigbeder, « 99 F », satire du monde publicitaire. « L’homme est un produit comme les autres » : telle est la devise d’Octave, jeune loup publicitaire.Arrogant, il méprise ses semblables et « jouit dans leur hémisphère droit » à longueur de spots télés, d’affiches grand format placardées sur les murs et les arrêts d’autobus. L’objectif : provoquer l’achat compulsif d’un produit démodé dès sa mise en vente. Qui mieux qu’un ex-requin de la pub pouvait décrypter ce monde ? En 2000, Frédéric Beigbeder, publiait 99 francs, violente satire de cet univers vu de l’intérieur. Sept ans plus tard, après un premier projet avorté en 2003, c’est finalement Jan Kounen qui réalise l’adaptation de ce bestseller, vendu à plus de 500 000 exemplaires. Sexe, drogue, argent, l’univers publicitaire et sa prison dorée révèlent ses déboires. Incarné par Jean Dujardin, véritable clone de Beigbeder, chemise blanche, col en V, cheveux longs, Octave, le « libertin de la pub, le Valmont sous coke », voit sa vie basculer. Trop égoïste : Sophie CULTURE CINÉMA (Vahina Giocante) le quitte sans ambages. Trop créatif, Madone, géant des produits laitiers, lui refuse un spot inventif pour une commande triste à mourir. C’en est trop. Désormais, Octave vomit ce monde publicitaire qui dissout ses talents et son humanité, à l’instar de la drogue qu’il sniffe à longueur de journée. Si la plume acide de Frédéric Beigbeder marque profondément le livre, le réalisateur a su s’approprier cet univers insolent. A partir de la substantifique moelle de ce roman, Jan Kounen a forgé ses propres outils et imposé son style. A l’aide de couleurs saturées et spots publicitaires fictifs drôles et piquants, il dépeint avec humour un monde fait de débauche et de sueurs froides. Malgré quelques bonnes idées de scénarios, dont un revirement de situation des plus originaux, le rire s’impose au détriment de la critique. Le cynisme grinçant de Frédéric Beigbeder s’édulcore. 99 F explose les neurones et offre un délire oscillant entre suicide, parties de jambes en l’air et publicités. 99 F, de Jan Kounen, en salle.



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