Direct Soir n°207 24 sep 2007
Direct Soir n°207 24 sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°207 de 24 sep 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Lionel Jospin secoue le PS

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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PACOME POIRIER/CIT EN IMAGE LE HAVRE, MUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE Directsoir N°207/Lundi 24 septembre 2007 14 CULTURE THÉÂTRE « Good Canary », good Reali Après avoir brillé dans « La locandiera », Cristiana Reali excelle dans « Good Canary », mis en scène par John Malkovich, où elle joue le rôle d’une femme paumée. Un changement de registre réussi. Jacques (Vincent Elbaz) et Annie (Cristiana Reali). Cristiana Reali a tout d’une star, sans les « mauvais côtés ». C’est en toute humilité qu’elle parle de son travail de comédienne et c’est avec une déroutante simplicité qu’elle aborde le personnage à fleur de peau de Good Canary. « Je suis plus gâtée par le théâtre que par le cinéma. Je ne suis pas une actrice qui fait beaucoup de cinéma. En revanche, je suis quand même gâtée par la télévision, on m’offre des beaux rôles, mais jamais aussi forts qu’au théâtre. » C’est le cas de son dernier personnage, Annie, que l’on doit à l’auteur américain Zach Helm. L’histoire d’une jeune femme désaxée, qui se shoote aux amphétamines pour oublier son passé et fuir le succès du premier livre de son mari (Vincent Elbaz). A la fois trash, drôle et tragique, Cristiana Un dessin de Charles-Alexandre Lesueur. TOP DES TOPS DR 1 Vanessa Paradis Divinidylle/Barclay jkle Reali nous bluffe par sa justesse. Après avoir été dirigée par Francis Huster, Jérôme Savary, et Alain Sachs, elle collabore cette fois avec John Malkovich. Ce « passionné de théâtre », selon les termes de la comédienne d’origine brésilienne, signe une mise en scène originale et très cinématographique, soutenue par un mur d’images vidéo qui permet un changement rapide de décor et d’ambiance. Consciente de la pression qu’implique le fait d’être à l’affiche d’une des pièces les plus attendues de la rentrée, Cristiana Reali s’attend à ce que Good Canary crée une polémique. Pourtant, sa prestation risque de mettre tout le monde d’accord. Good Canary, au Théâtre Comédia, 4, bd de Strasbourg, Paris 10 e (01 42 38 22 22). www.theatrecomedia.com. EXPO EXPO SPECTACLE Quand l’art monte en voiture Coup de jeune sur Le Havre ■ Pour sa réouverture, le Muséum d’histoire naturelle du Havre se place sous le signe de la découverte et rend hommage à Charles-Alexandre Lesueur, naturaliste et dessinateur. Quatre expositions vont être consacrées au travail de cet explorateur en l’espace d’un an. A travers ses voyages en Australie, en Amérique et en Europe, cet aventurier témoigne du monde au début du XIX e siècle. Premier volet de ces pérégrinations, l’exposition « Terres Australes » révèle ses dessins naturalistes. Terres australes, du 21 septembre au 15 décembre. Muséum d’histoire naturelle, place du Vieux-Marché, Le Havre (76). (02 35 41 37 28). 2 Manu Chao La Radiolina/Because Produit phare du XX e siècle, l’automobile ne pouvait que fasciner les artistes. A l’image d’un Arman démontant des moteurs pour ses accumulations, ils sont nombreux à avoir joué avec ce symbole de la société de consommation. La Cité de l’automobile de Mulhouse présente une exposition qui réunit une cinquantaine d’œuvres réalisées dans différents matériaux (peinture, sculpture, photographie, vidéo), sur le thème de la voiture. Des artistes d’horizons divers (Jean Tinguely, Ant Farm, Karine Bonneval…) sont ainsi réunis dans ce temple des belles mécaniques. Avec aussi des affiches de Raymond Savignac et Andy Warhol. Pleins phares, jusqu’au 31 janvier. Cité de l’automobile, Mulhouse. (03 89 33 23 21/23), 7 jours sur 7. Small Trucks Stack, de Jeremy Dickinson (2004). 50 Cent Amy Ben Harper 3 4 Curtis/Interscope Winehouse 5 & The Innocent Back To Back/Island Criminals/Lifeline Virgin Records America Inc. jkle jkle jkle jkle Une parole qui coûte cher ! Tandis que Vanessa continue son idyllique règne au sommet des meilleures ventes d’albums cette semaine, c’est la star américaine du hip-hop 50 Cent qui fait son entrée en troisième position du classement. Ce nouvel opus, qui a pour titre Curtis, le véritable prénom du rappeur, débarque dans un vent de controverse. L’artiste a en effet déclaré à la télévision américaine qu'il abandonnerait sa carrière solo s’il vendait moins d’albums que son concurrent américain Kanye West en une semaine. Battu à plate couture, l’annonce devrait être imminente ! Légende : (e) nouvelle entrée - Source : SNEP/IFOP J. DICKINSON Xavier Demaison le caméléon. Galerie de portraits ■ L’anecdote est connue : François- Xavier Demaison était un trader, bouleversé par les attentats du 11- Septembre, qui a décidé de quitter le monde de la finance pour monter sur scène. Dans son spectacle, il interprète une vingtaine de personnages hauts en couleurs. Parmi eux, une grandmère russe, un vieux boxeur à la retraite et un coach de l’Anpe. Demaison s’envole, jusqu’au 29 septembre, au Casino de Paris, 16, rue de Clichy, Paris 9 e, (08 926 98 926). BIOGRAPHIE Irène Némirovsky, un destin littéraire et humain ■ Fascinant destin que celui d’Irène Némirovsky, née dans une famille juive d’Ukraine en 1903 et disparue à Auschwitz à l’âge de 42 ans. En 1919, après la révolution bolchevique, elle se réfugie en France. Durant la Seconde Guerre mondiale, la police française la livrera aux nazis. Ecrivain reconnu par son époque, proche des plus grands noms de la littérature, elle livra des pages d’une grande beauté, longtemps oubliées du grand public, et objet d’un engouement posthume après l’attribution du prix Renaudot en 2004 à la Suite française. Olivier Philipponnat et Patrick Lienhardt retracent la vie de cette étonnante romancière à partir de documents inédits. La vie d’Irène Némirovsky, de Patrick Lienhardt et Olivier Philipponnat, éd. Grasset-Denoël, 23,60 €. DR VIM/ABACA
W. HART DR www.directsoir.net Andy (Philip Seymour Hoffman), Danielle (Sarah Livingston) et Hank (Ethan Hawke). ■ Lorsque leur père meurt, Ava (Haylie) et Tanzie (Hilary) héritent de sa multinationale Marchetta Cosmetics. Mais, entre les séances de manucure, les rendez-vous avec leurs petits amis et les virées shopping, elles sont bien incapables de s’en occuper. Et les voilà ruinées… Malgré une happy end plus que prévisible et un scénario un peu maigre, cette comédie se laisse regarder. Les sœurs Duff sont plus que crédibles dans leur rôle de gourdes et les scènes comiques s’en ressentent. A se demander, parfois, s’il s’agit Sur un air latino… ■ Cette année, Biarritz ne fête pas seulement les 50 ans du surf. Pour la 16 e fois, la ville accueille le meilleur du cinéma latino-américain avec, à la tête du jury, le réalisateur Benoît Jacquot. Les dix longs métrages en compétition emmèneront les spectateurs de Cuba au Brésil. Des conférences, expositions et concerts sont aussi organisés. Le programme complet est disponible sur le site www.festivaldebiarritz.com. 16 e festival de Biarritz, Cinémas et cultures d’Amérique latine, jusqu’au 30 septembre. Les sœurs Duff : à la ville comme à l’écran Hilary et Haylie Duff interprètent les sœurs Marchetta, deux orphelines aux préoccupations pour le moins futiles… Ava et Tanzie Marchetta (Haylie et Hilary Duff). vraiment de rôles de composition. Surtout quand on sait que c’est maman (Susan Duff) la productrice du film. Material Girls, de Martha Coolidge, en salle mercredi. COURRIER DES LECTEURS Envoyez-nous vos messages personnels, réactions ou commentaires sur l’actualité à l’adresse : lejournal@directsoir.net objet : courrier des lecteurs. 15 L’argent ne fait pas le bonheur, mais... ★★★★★ « 7h58 ce samedi-là » est un thriller dramatique qui tourne au mélodrame familial. Les frères Hanson n’ont rien en commun : Ils ne partagent ni les mêmes envies ni les mêmes objectifs. Andy (Philip Seymour Hoffman), l’aîné, marié à une sulfureuse brune (Marisa Tomei), a réussi professionnellement et mène sa vie d’une main de fer. Hank (Ethan Hawke), est un divorcé malheureux, sensible et particulièrement gentil. Une seule chose les « réunit » : l’argent. Hank n’en a jamais et Andy en veut toujours plus. C’est alors que ce dernier organise un plan : braquer une bijouterie familiale dans une banlieue tranquille. Mais leur plan capote littéralement et les deux frères se « Le mélodrame a une portée très large. retrouvent pris dans un engrenage qui Ce qu’il demande de vous, va crescendo… c’est de faire taire Avec 7h58 ce samedi-là, l’incomparable Sidney Lumet (Douze hommes en l’incrédulité pour des circonstances de plus en plus monstrueuses. » colère, 1957, Serpico, 1973, L’avocat du Sidney Lumet diable, 1993…) offre un long-métrage DR CULTURE CINÉMA fidèle à ses habitudes de réalisation. Les quinze premières minutes du film présentent l’intrigue et ses protagonistes en pleine action. Le reste, tout en flash-backs, permet de reconstituer l’histoire. L’effet puzzle intensifie la tension dramatique et ne laisse aucun répit au spectateur, ébahi devant cette histoire irréelle et sordide, dans laquelle évolue une famille en apparence normale. L’ambiguïté du film s’appuie sur le décalage entre apparence et réalité. La profondeur et la complexité des personnages se révèlent peu à peu. La prestation de Philip Seymour Hoffman dans le rôle d’un déséquilibré pervers et malsain est stupéfiante. Avec l’adaptation de son premier scénario sur grand écran, Kelly Masterson réussit un coup de maître, brillamment orchestré par un monument du cinéma. 7h58 ce samedi-là, de Sidney Lumet, en salle mercredi.



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