Direct Soir n°206 21 sep 2007
Direct Soir n°206 21 sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°206 de 21 sep 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Brice Hortefeux l'hommes des missions délicates

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DR IBO/SIPA DR Directsoir N°206/Vendredi 21 septembre 2007 14 CULTURE ROMAN Se souvenir des belles choses La vie de Manolo bascule quand il apprend qu’il a le sida. En attendant la mort, il ranime les souvenirs. Cette introspection mélancolique confirme le talent d’Alan Warner. Le romancier écossais Alan Warner vient de publier Le dernier paradis de Manolo. Liz McComb, la diva du gospel. TOP DES TOPS 1 Koxie Garçon jkle En bord de mer, un dandy quadragénaire – Manolo – coule des jours paisibles et désenchantés dans l’attente désinvolte du plaisir. Un jour comme les autres, il apprend de la bouche de son ami d’enfance, médecin, qu’il est atteint du sida. Coup de théâtre. Celui qui se laissait vivre va devoir désormais se laisser mourir. A l’annonce de l’inéluctable ressurgissent les souvenirs d’une existence charnelle : « dans le plus grand désordre et à seule fin d’atténuer un peu toute cette vulgarité, j’ai essayé de me rappeler, avec toute la puissance de ma mémoire, les baisers de chacune… », écrit Manolo au sujet des femmes qui ont bercé sa vie, vestiges d’une volupté en péril. On pourrait craindre un excès de nostalgie morbide à la lecture de ces mémoires d’un condamné, mais Warner, brillant représentant de la jeune scène littéraire britannique, est trop talentueux pour s’enfermer dans ce registre. Sans pathos ni vulgarité, les variations de tons s’enchaînent avec fluidité. Servie par la brillante traduction de Brice Matthieusent, l’écriture d’Alan Warner étincelle d’une maturité nouvelle, plus posée. Loin des œuvres torturées de ses débuts, l’auteur de Morven Callar et Ces terres démentes s’impose avec Le dernier paradis de Manolo comme l’un des grands romanciers de sa génération. Le dernier paradis de Manolo, Alan Warner, Christian Bourgois, 28 €. SALON Du gospel au cœur du Louvre FESTIVAL THÉÂTRE L’avant-garde à Toulouse ■ La création contemporaine fait escale à Toulouse. Porte-parole de « l’art en train de se faire », le festival du Printemps de septembre rend compte de la diversité artistique. L’occasion de vibrer durant trois semaines aux rythmes de l’excentricité. Des installations grands formats de l’exposition Hamsterwheel à celles de la jeune scène française, les styles personnels et originaux dénotent l’ingéniosité des artistes contemporains. Détourner ou sublimer le réel, questionner la perception du public, tel est l’objectif affiché. Et pour ce faire, le moindre détail devient une inspiration. Photographie, peinture, vidéo… peu importe le support, du moment que la démarche est innovante. Le spectacle vivant est représenté avec des soirées nomades. Le Printemps de septembre, à Toulouse, jusqu’au 14 octobre. www.printempsdeseptembre.com ■ Le gospel existe en dehors des églises, des fêtes de Noël ou des films américains. Pour preuve : Paris accueillera pour la deuxième année consécutive le Salon du gospel. Au programme : conférences, concerts, expositions, défilés et projections… Parmi les invités, la diva du gospel, Liz McComb, sera présente ce samedi. Salon du gospel, samedi et dimanche, Carrousel du Louvre, Paris 1 er. www.salondugospel.com 2 Ora Mate Kamate 3 4 5 Moi Lolita Timbaland Feat TyssemThe way I are La création contemporaine s’expose à Toulouse. Patrick Fiori & J.J. Goldman 4 Mots sur un piano jkle jkle jkle jkle Julien Doré Koxie toujours au top. C’est la tête haute que Koxie et son rap anti-garçons conserve sa place au sommet des ventes de singles… Si le titre reste numéro un la semaine prochaine, il aura été 3 mois en tête du classement, un véritable record… Attention toutefois à l’hymne de la Coupe du monde de rugby qui monte en puissance et se loge à la marche juste au dessous, signe que la fièvre du ballon ovale a bel et bien atteint le public français… Source : SNEP/IFOP DR Les bitumeuses, de Delphine Guillonneau. Le rendez-vous des petites vertus ■ Alors que leur ancien souteneur sort de prison, trois ex-prostituées se retrouvent autour d’un verre. Souvenirs, rires mais aussi violence et misère surgissent de leur passé. Cette comédie faite de « bons mots », interprétée par des comédiens audacieux, est à la fois drôle et grave. Les bitumeuses, de Delphine Guillonneau, jusqu’au 1 novembre, à la Comédie Bastille, 5, rue Nicolas-Appert, Paris 11 e (01 48 07 52 07). LIVRE Le retour du King du fantastique Trente-trois ans après Carrie, son premier roman, Stephen King reste l’un des auteurs américains les plus prolifiques de sa génération. L’homme qui écrit deux, voire trois ouvrages par an, retrace aujourd’hui l’Histoire de Lisey, un récit fantastique comme il sait si bien les faire. Visions funestes, automutilation, crise d’angoisse, pendant vingt-cinq ans Lisey a soutenu son mari, le célèbre romancier Scott Landon, dans ses accès de folie. Deux ans après sa mort, elle se replonge dans les dossiers de l’écrivain et côtoie de plus près son univers morbide et angoissant. Stephen King dresse une intrigue aiguisée au couteau, un polar aussi noir que la mort. Histoire de LIsey, Stephen King, Albin Michel. DR I. RAYMOND
DR DR www.directsoir.net Clive Owen et Monica Bellucci, le couple sous tension de Shoot’Em Up. Les Londoniens sont-ils à l’abri ? ■ Depuis trois ans, Gérard (Daniel Auteuil) est au chômage. A 50 ans, sa situation a quelque chose de désespéré, mais une soudaine proposition de poste en Indonésie le sort du gouffre. Pour remercier son nouvel employeur, il l’invite à dîner, ce qui déclenche la panique de sa femme Colette (Valérie Lemercier). L’enjeu est de taille et ils doivent faire bonne impression. Pour ce faire, une seule solution : Alexandre (Thierry Lhermitte) leur voisin, gourou de la communication particulièrement fort dans l’art du total relooking. Culture générale, décoration de l’appartement, vêtements et menu, tout y passe et les répétitions se poursuivent jusqu’à l’arrivée du nouveau patron. Épidémie apocalyptique ■ Le réalisateur du premier volet, Dany Boyle, a passé la main à Juan Carlos Fresnadillo pour évoquer cette fois-ci la reconstruction. Survivant d’une terrible épidémie transformant les humains en monstres, Don retrouve ses enfants dans un Londres régenté par l’armée américaine. La vie reprend ses droits. Mais le virus a-t-il été complètement éradiqué ? 28 semaines plus tard, de Juan Carlos Fresnadillo, en salle. Casting de stars, pour un « dîner de cons » sauce Bouhnik Valérie Lemercier, Daniel Auteuil et Thierry Lhermitte sont les convives de « L’Invité », première comédie de Laurent Bouhnik. Gérard et Colette invitent le patron. L’Invité, d’après la pièce de David Pharao, réalisé par Laurent Bouhnik, en salle. COURRIER DES LECTEURS Envoyez-nous vos messages personnels, réactions ou commentaires sur l’actualité à l’adresse : lejournal@directsoir.net objet : courrier des lecteurs. Owen et Bellucci explosent l’écran ★★★★★ Des cartouches, du charme, un bébé à abattre : le « Shoot’Em Up » de Michael Davis crève l’écran ! John Woo pour mentor, l’ingéniosité de James Bond, quelques détails de films gore, le mélange est explosif, le résultat détonant. Nom de code : Shoot’Em Up, que la partie commence. Et elle démarre sur les chapeaux de roues. Le temps pour le réalisateur Michael Davis de filmer son héros en gros plan comme dans les vieux westerns, et déjà les premières balles fusent. Le calme avant la tempête, n’est-ce pas la « marque » des truands en tout genre ? C’est sûrement celle de M. Hertz et de sa bande, prête à tout pour éliminer un nouveau-né encombrant.A moins qu’il ne soit de John Woo, dont s’est inspiré le réalisateur. « C’est en voyant une scène du film A toute épreuve Lors du tournage, qu’est née l’idée du mien », explique Michael environ 80 modèles Davis. De cette séquence : un homme pris d’armes ont été utilisés dans une fusillade avec dans une main un (dont 18 pour Clive Owen) flingue et dans l’autre un bébé, le réalisateur dresse la trame de son premier film et plus de 25000 balles à blanc tirées. d’action. M. Smith, incarné à l’écran par Clive Owen, se trouve au mauvais endroit au mauvais M. LORCET CULTURE 15 CINÉMA moment. En héros bourru et énigmatique, il affronte l’armada, armée jusqu’aux dents, de M. Hertz, ancien profiler du FBI. Le bébé est sauf, la course-poursuite peut commencer. Cascades extravagantes, assauts inattendus, au total onze fusillades des plus originales rythment le film à un train d’enfer. Impossible de reprendre son souffle. La traque bat son plein. Soutenu par la sulfureuse Monica Belluci en prostituée désœuvrée, M. Smith le roi de la gâchette viendra-t-il à bout du manipulateur M. Hertz ? Et qui est ce mystérieux enfant à abattre ? L’histoire, quoique bien menée, n’est qu’un prétexte au service d’opérations commandos de haute voltige. L’ingéniosité de Mr Smith fait mouche, tout comme son humour corrosif. L’homme a la gâchette facile, avec lui mieux vaut respecter les bonnes manières, mettre son clignotant en voiture et boire son café proprement. Shoot’Em Up : un concentré d’action, de sensualité et d’humour. Shoot’Em Up : que la partie commence, de Michael Davis, en salle.



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