Direct Soir n°203 18 sep 2007
Direct Soir n°203 18 sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°203 de 18 sep 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : Nicolas Sarkozy bouger la France

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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G. GORASSINI/ABACAPRESS DR Directsoir N°203/Mardi 18 septembre 2007 14 CULTURE EXPOSITION Victor, la perfidie de l’enfance Dans « Victor ou les enfants au pouvoir », de Roger Vitrac, Lorànt Deutsch joue un enfant insolent. En 1929, si le thème avait choqué, il apparaît aujourd’hui plus actuel que jamais. Isabelle Tanakil et Lorànt Deutsch. Perché sur son escabeau, au centre d’un splendide salon bourgeois,Victor (Lorànt Deutsch), neuf ans, 1,70m, vilipende la gouvernante. Le bambin en culottes courtes si courtois de nature, celui qui fait la fierté de ses parents, porte aujourd’hui un regard sans concession sur le monde des adultes. Ce soir, ce petit prodige fête son neuvième anniversaire et toutes les vérités sont bonnes à dire. Avec perfidie et cruauté, il révèle les secrets de famille occultés par la bienséance de son monde. Adultère, folie humaine, trahison, Alain Sachs met en scène ce jour de fête déconcertant et revisite l’une des pièces les plus célèbres de Roger Vitrac : Victor ou les enfants au pouvoir. TOP DES TOPS DR 1 L’aube le soir ou la nuit Yasmina Reza Flammarion jkle Emprunte de néologismes enfantins, de poésie et de rire, cette satire sociale est ancrée au cœur du théâtre de l’absurde. Vêtus de costumes somptueux révélateurs de leurs personnages, la femme trompée (Cerise), le mari libertin (PhilippUchan), la maîtresse (Thérèse Magneau), le cocu dément (Urbain Cancelier), nul n’échappent au portrait au vitriol du petit génie. Car au Théâtre Antoine, l’adage n’a pas pris une ride : « La vérité sort toujours de la bouche des enfants. » Victor ou les enfants au pouvoir, 100 représentations exceptionnelles au Théâtre Antoine, 14, boulevard de Strasbourg, Paris 10 e (01 42 08 77 71). EXPO Images d’un monde révolu GALERIE THÉÂTRE Paris devient la « Seen City » ■ Déjà 35 ans de graffitis : depuis 1973, les rues des villes du monde entier sont repeintes illégalement avec des bombes de couleur pour échapper à la grisaille urbaine. A cette époque, le hip-hop s’apprêtait à naître et Seen bombait déjà les rues du Bronx (New York) du haut de ses treize ans. Des garages aux métros, il a été jusqu’à graffer le panneau « Hollywood » à Los Angeles. Pour la première fois, ce pionnier surnommé « Le parrain du graffiti » expose à Paris, avec plus de 100 toiles retraçant toutes ces années d’activisme. Seen City, à la galerie Chappe, tous les jours de 14h à 20h jusqu’au 30septembre. 21, rue Chappe, Paris 18 e (06 70 71 46 30). ■ Au milieu du XIX e siècle, voyageurs solitaires, missionnaires, militaires explorent le monde. De leurs séjours dans ces contrées lointaines, ils rapportent nombre de photographies. Usés par le temps, couleur sépia, ces clichés amoureusement conservés par la Société de géographie révèlent des régions et des peuples jusque-là inconnus. Des ruines du Yucatán au canal de Panama, des images du Japon aux étendues de Mongolie, la BNF expose ce monde révolu. Trésors photographiques de la Société géographique, jusqu’au 16 décembre à la BNF, site Richelieu, 58, rue de Richelieu, Paris 2 e (01 53 79 59 59). 2 Ni d’Eve ni d’Adam Amélie NothombAlbin Michel L’élégance du hérisson Muriel Barbery Gallimard Seen toujours à l’œuvre dans la cité. 3 4 5 J’étais derrière toi Nicolas Fargues Gallimard Meilleures ventes de livres Dans J’étais derrière toi, Nicolas Fargues démonte toutes les névroses d’un couple, la fin lente, et la rencontre avec une jeune italienne, qui se trouve « derrière lui » au restaurant et lui envoie un mot. Parfois, un seul signe suffit à nous faire basculer dans une autre dimension. Légende : (e) nouvelle entrée - Source : Temps mort Harlan Coben Fleuve Noir jkle jkle jkle jkle DR Valérie Zarrouk, dans le rôle de George Sand. Confidences sandiennes ■ George Sand était une femme passionnée. Croqueuse d’hommes et virtuose des mots, elle entretenait avec ses amants (Musset, Chopin) et ses contemporains une correspondance soutenue. La pièce Tout à vous, George Sand reprend les meilleurs morceaux de cette correspondance amoureuse. Tout à vous, George Sand, Théâtre du Ranelagh, 5, rue des Vignes, Paris 16 e (01 42 88 64 44). ROMAN Une gigantesque leçon d’histoire ■ Central Europe est sans conteste l’ouvrage le plus monumental de cette rentrée littéraire, tant dans la forme (plus de neuf cents pages bien serrées) que dans le fond. L’écrivain américain WilliamT.Vollmanns’est donné pour but de dresser un portrait kaléidoscopique des deux grands totalitarismes du siècle dernier. Après un énorme travail de documentation, il a enchevêtré des petites histoires (des « paraboles » selon lui). De Berlin à Moscou, de 1914 à 1975, il présente ainsi le destin de quelques personnages, célèbres ou non, qui ont été pris dans la tourmente de l’histoire. Une magistrale réflexion sur la place de l’individu face au pouvoir politique. Central Europe de William T. Vollmann, éd. Actes Sud, 29,80 €. DR S. LAUGIER
DR DR www.directsoir.net Gabriel (Jacques Gamblin) réapparaît dans la vie de son fils Marco (Nicolas Giraud). Le mariage de Tuya a reçu l’Ours d’or à Berlin. DVD Retour gagnant ■ Certes, Le Come-Back utilise les ficelles ultra-classiques des comédies romantiques, tirées par un cinéaste pas toujours inspiré (Marc Lawrence). Mais il se dégage de ce film un charme spécial qui doit beaucoup à ses interprètes. Hugh Grant (grand acteur comique, faut-il le répéter) incarne un chanteur, pop star dans les années 1980, ringard la décennie suivante. En panne d’inspiration, il rencontre la fantasque Sophie Fisher (Drew Barrymore) qui s’avère être une parolière douée. La fin est attendue, mais ce long métrage offre une réjouissante satire de l’industrie Sacrifice dans les steppes Le réalisateur de Nos retrouvailles, David Oelhoffen, écrit actuellement son deuxième film, Dealers. ■ Ours d’or au Festival de Berlin 2007, Le mariage de Tuya est un hymne à la dure vie des bergers de Mongolie intérieure. Tuya lutte pour faire vivre ses enfants et son mari paralysé. Le couple se résigne à divorcer afin de permettre à Tuya de se remarier avec un nouveau mari qui accepterait de prendre en charge toute la famille : enfants et mari. Le mariage de Tuya, de Wang Quan An, demain en salle. du disque. Le clou du spectacle est sans conteste le clip parodique du faux duo Pop !, avec ses synthétiseurs, ses brushings impeccables et ses saynettes kitsch. Qui a dit Wham ! ? Le Come-Back, Warner Home Video, 19,99 €. Bonus : bêtisier, making-of… COURRIER DES LECTEURS Envoyez-nous vos messages personnels, réactions ou commentaires sur l’actualité à l’adresse : lejournal@directsoir.net objet : courrier des lecteurs. DR Recherche fils désespérément Premier long-métrage d’un réalisateur prometteur, Nos retrouvailles présente l’histoire d’un père et de son fils. Deux êtres isolés en quête l’un de l’autre. Gabriel (Jacques Gamblin) revient dans la vie de son enfant après avoir été absent un long moment. Le retour de ce père prodigue surprend Marco (Nicolas Giraud), qui ne l’attendait plus. Gabriel lui propose de reprendre ensemble un bar de nuit. Mais pour trouver l’argent, il l’entraîne dans le cambriolage d’un entrepôt. Jacques Gamblin, un des meilleurs acteurs de sa génération, incarne ici un père velléitaire qui se sent coupable vis-à-vis de son fils et voudrait rattraper le temps perdu. Mais il se rapproche maladroitement de lui. Leur relation oscille entre celle de vieux amis qui écument les bars ensemble et celle d’un fils plus responsable que son géniteur. Marco, passée la défiance des premiers jours, se raccroche à l’espoir CULTURE 15 CINÉMA ★★★★★ Dans « Nos retrouvailles », David Oelhoffen filme le retour d’un père fatigué auprès de son fils blessé. d’un père retrouvé. Réalisateur de Sous le bleu, court-métrage nommé aux césars en 2006, David Oelhoffen filme les non-dits entre le père et le fils, et la violence, quand vient l’heure de vérité. Il peut compter sur le talent de Nicolas Giraud, révélation du film. Il interprète avec talent l’évolution du regard de Marco sur son père lorsqu’il découvre ses faiblesses et sa lâcheté. Nos retrouvailles décrit une société faite d’hommes isolés, sans appartenance. Marco va au travail, à la boxe et rentre chez lui. Il ne fréquente personne. Le personnage de Krosiki, qui organise le cambriolage avec Gabriel, n’appartient à aucun réseau de malfaiteurs. Les personnages vont cependant tenter de nouer des liens. D’une vie tranquille mais sans richesse affective, Marco passe ainsi à une vie mouvementée, accompagné d’un père immature. Un mal nécessaire. Nos retrouvailles, de David Oelhoffen, demain en salle.



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